La Doctrine de Breiz Atao (2): "Breiz Atao un héritage national"

Voici le deuxième chapitre de la Doctrine de Breiz Atao

Breiz Atao, un héritage national

Breiz Atao a vu le jour en 1919 quand de jeunes étudiants bretons ont acté du fait que la France avait pour politique définitive l’éradication du peuple breton. La conclusion était d’autant plus évidente que la puissance coloniale française avait sacrifié 200 000 bretons dans une guerre qui ne concernait en rien notre pays et sans qu’un tel sacrifice eut signifié la moindre reconnaissance du fait national ou culturel breton par la France.

Se faisant Breiz Atao entreprit par la parution d’un journal du même nom afin de créer une prise de conscience nationale devant aboutir pour le peuple à une réaction de résistance à cette volonté française d’éradication. Breiz Atao forma en 1927 à Rosporden le premier parti national de notre histoire et de facto fît de notre pays une nation entrant en lutte. Ce capital historique est une donnée qui ne pourra plus être effacée. Nos chefs bretons d’alors fondèrent les bases du nationalisme, encore hésitant. Mais les faits étaient là, même si s’entremêlaient encore des références provincialistes et maurrassiennes de mauvais aloi à l’émancipation en cours.

Alors que la seconde guerre mondiale se profilait et que le massacre de nos hommes par la France était prévisible une seconde fois, le serment de 1919 que jamais plus le pays ne se laisserait envoyer à la boucherie pour le bénéfice de notre pire ennemie, les fondateurs du nationalisme breton optèrent en général pour la recherche d’une alliance avec l’Allemagne. La logique étant celle des irlandais qui en 1916 étaient armés par la Prusse alors que les soldats d’Irlande les combattaient en Flandre. C’est là l’option diplomatique retenue par nos aînés et elle est compréhensible de la même façon que tous les peuples opprimés ont trouvé dans l’Allemagne en guerre une alternative à une oppression plus immédiate. On citera le cas des Palestiniens, des Arabes en général, des Baltes et de quantité de minorités.

Il a été de bon ton de condamner pour plaire à la république française, ou par mimétisme idéologique, nos combattants et nos martyrs. C’est là une attitude que nous n’aurons pas: nous sommes fiers que nos anciens aient choisi la lutte à mort contre la France dans cette circonstance. Cependant cette réalité affirmée, le bilan du choix nationaliste en 1940 de poursuivre la collaboration est largement négatif. Non pas parce que nous avons osé serrer la main des diables allemands, mais parce que ceux ci ont d’abord préféré serrer celles des français en leur épargnant une nation breton indépendante. Dès lors que les allemands avaient opté pour le camp français, le même réalisme qui avait poussé à une germanophilie avant guerre aurait du aboutir à une mise en veille des activités nationalistes, voire à un dialogue avec l’Angleterre en dehors des réseaux français. À n’en pas douter les choses auraient tourné différemment en 1944 lorsque la mafia gaullo-communiste française voulut régler non pas un cas de « collaboration », mais un cas de libération nationale bretonne déterminée à aller jusu’au bout.

Pour paraphraser Napoléon, « De Bouddica au Bezen Perrot, nous assumons tout ». L’unité nationale le commande, quelques soient les réserves que l’on puisse avoir. Tant qu’un français occupera notre pays, il sera pour nous hors de question d’offrir un semblant de division. Les français ne sont jamais divisés, leurs divisions ne sont que des attitudes superficielles. La France est d’une remarquable constance dès lors qu’il s’agit d’affirmer sa puissance et surtout ses intérêts. Sa brutalité en la matière est un cas d’école. Des esprits impressionnés par la machine de propagande adverse conseillent d’hurler avec les loups pour calmer la meute. Au contraire, on ne bat pas un chien qui mord ! C’est en montrant que notre unité nationale ne se discute pas face à l’étranger que nous marquons des points, et non l’inverse. Breiz Atao donc assume en toute logique les différentes étapes du mouvement, y compris durant la guerre et ce même si la politique du PNB d’alors était d’un conformisme confondant pour des résultats nuls et une répression aussi brutale que pour des alliés proches intellectuellement du nazisme. Il n’y a qu’un front breton et celui-ci ne peut pas être divisé.

Par ailleurs nous faisons notre l’ensemble de la production intellectuelle du mouvement. Nous plaçons à ce titre notre action dans la ligne idéologique tracée par Olier Mordrel. Breiz Atao est donc logiquement sur le plan des idées « Mordrelien ». Le mouvement a là une intellectuel de première catégorie, un bretonnant de grande classe et un écrivain hors pair qui nous a livré le fondement même de l’idée nationaliste.

Nous aurons tout le loisir d’expliquer en quoi notre combat réside dans une alternative totale aux slogans idéologiques français et en quoi l’égalité factice et l’universalisme chauvin des français nous sont étrangers. Aux mots d’ordre idéologiques de la religion française s’opposera la froide détermination de nos militants et la solidarité nationale réelle et chaleureuse.

Les soumis qui fulmineront devant notre attitude confirmeront leur alignement intellectuel sur la puissance occupante et illustreront parfaitement ce mimétisme français dont nous parlions. Breiz Atao entend tracer un fossé infranchissable entre les demi-français, leurs maîtres et les authentiques nationalistes, formés à bonne école, ne tremblant pas devant les gros mots français, les anathèmes modernes que sont « racisme », « fascisme », « nazisme », « extrême droite ». On notera d’ailleurs que les termes « extrême gauche », « communisme », « Staline » sont bien moins souvent servis comme accusations aux dissidents… Sûrement encore un héritage de 1793 ! Si ces termes recouvrent l’opposition irréconciliable avec la religion française républicaine dont le fleuron est la gauche intellectuelle, suivie d’ailleurs par la droite et l’extrême droite, alors Breiz Atao sera ravi de se faire couvrir d’insultes de ce genre. Il garantira notre authenticité et notre indépendance d’esprit du carcan français. C’est en mesurant l’agressivité française à notre égard que l’on saura si nous marchons sur la bonne voie. Si un journaliste français se met à nous servir des compliments, nous aurons à tous les coups commis une erreur. Que les déçus en prennent bien note: Breiz Atao vit et s’assume comme doit le faire une nation souveraine !

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