Al Jazeerah sur la langue bretonne

Un reportage à charge contre l’état français et sa politique de génocide culturel:

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  • Jean-Marc

    Attention, l’affiche que vous mettez dans votre article est un faux. Une étude complète sur ce faux a été faite par Fãnch Broudic qui a même eu les aveux de l’auteur de cette mystification. Ce type de faux dévalorise le combat des défenseurs du bretons.

  • Flavien

    « alors qu’il etait parle par pres de 80% de la population avant-guerre »

    En Basse-Bretagne pas dans l’ensemble de la Bretagne, loin de là. Le Breton a décliné depuis la fin du IXe, début du Xe siècle. Les ducs ont imposé le Français avant les rois de France dans l’administration. Il n’existe aucune archive financière en Breton. Elles sont d’abord en Latin puis en Français. La régression du Breton s’est accélérée en Basse-Bretagne au début du siècle dernier avec l’enseignement, mais surtout les déplacement de bas-bretons vers d’autres endroits. Ce déclin a été encore plus fort après la 2e guerre mondiale.

    Maintenant, les langues apparaissent et disparaissent depuis toujours. Le Breton a lui même, un temps été hégémonique et a détruit le fond culturel autochtone de Basse-Bretagne. La langue bretonne disparaîtra peut-être et ne sera plus qu’une langue (morte) étudiée par quelques érudits. Elle se redéveloppera peut-être. Personnellement, l’un et l’autre m’indiffère car pour le moment je ne vois aucun intérêt au Breton et l’écrasante majorité des Bretons disent qu’il faut le sauver mais n’en ont au final rien à faire puisqu’il n’y a pas de mobilisation de masse pour sa sauvegarde. Au final ce ne sont que des larmes de crocodile autour d’une langue sans le moindre intérêt pour cette majorité.

  • Erig le Brun de La Bouëxière

    Le dénommé Flavien a-t-il, lui commencé à lutter pour la préservation du patrimoine linguistique breton, pour s’autoriser des déclarations aussi péremptoires? Connait-il ce que représente le combat quotidien des parents d’élèves bretonnants, par exemple, pour maintenir un enseignement en langue bretonne? Habite-t-il seulement en Bretagne pour faire aussi aisément table rase de notre identité linguistique? Sait il que, s’il n’existe AUCUN document en langue bretonne dans les préfecture de Bretagne, TOUS les documents administratifs sont bilingues arabe dans les préfecture du Nord et de Seine Saint Denis par exemple?
    La disparition/apparition des langues et leur passage de langue vivante à langue morte, n’est pas aussi naturel que cela, et l’impact de décisions POLITIQUES et ADMINISTRATIVES est essentiel dans ces questions.

    Encore un qui va se déclarer pour la diversité… La diversité c’est toujours pour les autres.

    Quand aux crocodiles, je vous dirais bien ce qu’ils vous font, mais je craindrais de verser dans la vulgarité.

  • Kerrain

    Absorbé par de nombreuses activités, je n’ai pas eu l’occasion de lire cet article. Comme Eric,je suis profondément choqué par la « réflexion » du dénommé Flavien. C’est curieux, depuis que je participe à des stages de breton ou que je surfe sur différents Blogs, je rencontre des Flaviens de toutes sortes qui, sous l’apparence d’une sérénité olympienne, sont de véritables missionnaires de l’Une.
    Tablerait-il sur l’ignorance des militants Bretons dans le domaine historique ? Je n’exclus pas cette hypothèse. A l’entendre, la politique linguistique des ducs de Bretagne aurait été aussi nuisible que celle de François Ier, voire celle des Révolutionnaires. Mensonge : les ducs de Bretagne n’ont pas « imposé le français ». Indéniablement, avec l’apparition de la féodalité, le breton a reculé,mais aucune commune mesure avec l’édit de Villers-Cotteret !
    Cependant, le plus insupportable, à mes yeux, dans ce genre de propos, c’est de considérer la langue et donc la culture, les cultures en général, comme de purs faits. Les langues ne sont pas de purs faits. En tant que vecteurs d’une culture, quelque culture que ce soit, elles sont des valeurs. Et ce n’est pas sans raison que les plus grandes institutions mondiales parlent d’ethnocide, lorsque des appareils étatiques veulent délibérément éradiquer langues et cultures. Porter atteinte à une culture, c’est porter atteinte à l’homme immergé dans cette culture.
    Ne nous laissons pas ensorceler par de telles sirènes. Leurs chansons seraient capables de briser la volonté de résistance, l’élan créateur et la combativité des militants bretons.