Hommage à Étienne Rivoallan

BREIZATAO – BOULVRIAG (20/01/2011) Les amis et la famille d’Étienne Rivoallan étaient réunis, dimanche, pour la grande journée de commémoration du 50 e anniversaire de sa mort accidentelle à l’âge de 29 ans.

Étienne Rivoallan était un maître sonneur qui venait de remporter trois fois, en 1957, 1958, et 1960, le championnat de sonneurs de Gourin. Étienne n’avait que 29 ans et il était en route pour donner une leçon de musique à un jeune musicien du bagad de Bourbriac lorsqu’il fut victime d’un accident de vélomoteur. « Étienne était connu comme sonneur, comme éducateur de jeunes sonneurs, comme ébéniste, et même comme sculpteur. C’était aussi un homme de coeur, prêt à rendre service en cas de besoin », rappelait Jeff Philippe, sur la tombe du maître.

L’année de sa disparition, ayant pris le dessus sur son immense chagrin, Georges Cadoudal remporta encore le titre à Gourin, avec un jeune disciple d’Etienne, Daniel Philippe. Ce dernier vient d’être sacré champion de Bretagne des sonneurs à Gourin, pour la 9 e fois avec, cette fois, son compère, Gilles Léhart. « Bourbriac est devenu un des hauts lieux de la culture bretonne. On voit quelle fécondité a eu le travail d’Étienne Rivoallan puisqu’il a engendré tant de vocations de musiciens chez les jeunes du pays. Qui plus est, il défendait la langue bretonne et voulait travailler pour le pays. Quand à nous, pour honorer sa mémoire, nous voulons continuer à sonner, à chanter, à danser et à lutter pour le breton ».

Le cortège s’est également rendu sur les tombes de Joseph Cadoudal, qui dans les années 1920, créa avec l’abbé Loyer, le premier cercle de Bourbriac. Il fut aussi l’organisateur de la première fête du Minibriac en 1929. Vers 1950, avec l’abbé Le Sant, il lança le bagad de Bourbriac. « C’est avec plaisir que nous relions aujourd’hui Étienne et Joseph, d’autant plus que leurs noms ont été donnés conjointement au centre culture de Bourbriac. » Le cortège s’est ensuite arrêté sur la pierre tombale de Yann Drenneuc en ayant une pensée pour Yann Le Bars, sonneur de biniou.

Yannick Botrel a rendu hommage à la fidélité des amis d’Étienne qui s’explique par la personnalité du sonneur disparu, ses qualités humaines, ses qualités de militantisme, mais aussi sa bonté, sa gentillesse, son altruisme, sa fidélité en amitié.

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