Kadhafi : l'ignoble meurtre

BREIZATAO – ETREBROADEL (20/10/2011) Le Chef de l’État lybien a été tué aujourd’hui, officiellement par un raid de l’OTAN. En vérité l’état de son corps comme en témoignent les images d’Al Jazeerah laisse entendre un assassinat en bonne et due forme. On a fait taire un « coupable » trop gênant. Les ploutocraties jubilent bruyamment. Le ministre français de la défense Gérard Longuet s’épanche : « Si c’est confirmé, c’est une bonne issue ! ».

Peu importe donc si il y a quelques mois encore, le Guide lybien était un ami  estimé de la France au point qu’on le laissait planter sa tente dans les quartiers chics de Paris. Il aura suffit que l’oligarchie occidentale change de fusil d’épaule pour voir la presse aux ordres vociférer des appels à la croisade démocratique contre un pays mal équipé militairement.

On se moquait du leader lybien. Pourtant l’homme est mort sur le sol de son pays alors qu’il lui était aisé de partir avec d’importantes sommes d’argent vers des pays africains amis. Il ne s’est pas rendu. Qui imagine un seul dirigeant français capable d’un tel courage ? Il a fait face avec une armée vétuste à la plus puissante coalition de force de l’histoire, l’OTAN. Il a tenu 8 mois avec une audace qui force le respect.

Hier Hillary Clinton s’est rendue à Tripoli pour énoncer ses exigences auprès des rebelles. Ceux que l’on a mis au pouvoir avec l’appui des armées américaine, française et britannique, doivent passer à la caisse. Désormais le pétrole lybien est une possession occidentale, comme celui de l’Irak. Le coût humain est terrible : on ne saura jamais les conséquences des bombardements à l’uranium appauvri qui engendrera des bébés monstres.

Ce conflit témoigne du degré d’effondrement moral de l’Occident comme de celui sa position géopolitique. Il a violé, sans broncher, la résolution de l’ONU en expédiant au sol des commandos chargés d’appuyer les rebelles. Sans eux, Mouammar Kadhafi serait resté maître du pays et aurait écraser la révolte. C’est une guerre d’aggression de type coloniale. Qui proteste ?

À présent le « roman démocratique » est conté pour masquer les vrais enjeux de la guerre : le chef lybien entendait porter un coup dur au dollar en créant une monnaie addosée à l’or, le « dinar-or ». Cette indépendance d’un pays pétrolier vis à vis du maître des échanges en la matière (on ne peut acheter de pétrole sans dollars) annonçait, en pleine débâcle économique, l’écroulement brutal de la monnaie US. D’autres pays, conscients de cette chute, auraient embrayé. Il fallait empêcher cela.

Ce sont les mêmes raisons qui ont poussé les USA à briser l’Irak comme ils désireraient briser l’Iran. À chaque fois c’est la possibilité d’acheter des barrils de pétrole en une devise autre que la monnaie US qui a engendré une guerre d’agression.

L’Occident aujourd’hui est assis sur une masse immense de dettes. L’économie mondiale repose sur un dollar monopolistique dans les échanges mondiaux qui ne vaut plus rien. La tour menace de s’écrouler au moindre souffle. Alors on tente de briser quiconque tenterait de précipiter la chute.

Kadhafi a connu le sort de Saddam Hussein, Lumumba, Guevara. Les USA et leurs vassaux nous montrent leurs véritables visages et leur terrible sens de la prédation. La France a été en pointe de cette ignominie. Et n’oublions pas, dans l’énoncé des responsabilités, que celui qui a sonné la curée s’appelle Bernard Henri LEVY. Pour ceux qui auraient de la merde dans les yeux et ne comprendraient pas les enjeux.

L’histoire cependant n’est pas écrite et ceux qui se satisfont aujourd’hui déchanteront demain.

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  • roparzh

    guevara oa ur paotr mat ivez; romantelerezh!!!!!!!

  • Tarzh-gurun

    Les sionistes milliardaires décident, les politicards exécutent ! La politique hexagonale se résume à cela.