L'athée-levy-sion

BREIZATAO – KOMZOÙ DIEUB (09/02/2012) Il faut regarder la télévision française. Il faut la regarder avec un œil critique. La plupart de nos compatriotes, hélas, la regarde sans aucun a priori. Ils admettent par la force autoritaire de l’écran tout ce qui y est dit, ou presque. C’est là que le ronron régionaliste et ses équivalences n’offre aucune espèce de protection aux masses bretonnes face aux flots de merde chaque jour déversés depuis Paris dans les foyers bretons.

Il faut donc un esprit critique. Un esprit doté d’une perspective neuve, imperméable à tous les petits effets du bourrage de crâne. Par exemple hier, sur France 5, l’émission d’Yves Calvi démontrait l’art du débat démocratique strictement encadré. Le spectateur croit assister à un débat d’esprits libres. Il a donc l’illusion de la liberté. Tout l’art du journalisme audiovisuel consiste à savoir qui inviter. Ainsi Dominique Reynié pouvait expliquer que le grand danger n’était autre que le « populisme » avec des « espaces aryens purs en Allemagne » et des « casernes fascistes en Italie ». Quiconque se ballade à Francfort n’assiste pourtant pas vraiment au défilé de SA revenus du passé. En revanche il peut voir beaucoup de Turcs, des Arabes qui prient sur les trottoirs près des abribus ou encore des Noirs qui jettent des canettes de bière sur la voie publique, avant de cracher, le visage défiguré par le dégoût, un monstrueux crachat sur le sol allemand. Mais Reynié lui ne croit deviner que la résurrection du national-socialisme. Il communique son inquiétude à ses vis-à-vis.

En face de ce monsieur, « chercheur » comme de juste, nous avions un « opposant ». Cet opposant est l’éditeur de Jean Luc Mélenchon, le sénateur socialiste reconverti dans la lutte des classes télévisuelle. Autant dire que nous avions un affrontement à l’intérieur même du camp socialiste français. Le discours de ce monsieur se contentait de flatter la belle attente des « lecteurs » pour des livres d’hommes politiques dont celui de Mélenchon intitulé « Qu’ils s’en aillent tous », appel dont il s’exonère malgré son franc mitterandisme. C’est en effet extraordinaire.

Yves Calvi était lui aussi très choqué par le « fascisme hongrois » et d’éventuelles réactions « xénophobes » de la part de la population, peu versée il est vrai dans les subtilités du capitalisme contemporain et de la nécessaire « flexibilité » des travailleurs.

En vérité, il faut regarder la télévision française, une fois que l’on est immunisé de son poison. Dès lors, tout devient clair : nous sommes dominés par des fous dangereux qui nous mènent à l’abîme.

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