Le nationalisme breton, seul socialisme légitime

BREIZATAO – POLITIKEREZH (02/09/2012) Désarmons l’argumentaire des ennemis du nationalisme breton qui en France ne se cachent jamais aussi bien que sous le verbiage marxiste. Leur discours est bien connu : « le nationalisme séparatiste, disent-ils, est l’expression d’une fronde de la part d’une bourgeoisie dominée espérant se libérer de ses maîtres impérialistes pour mieux exploiter ses propres compatriotes ». Ainsi peuvent-ils proclamer « un ouvrier français vaut mieux qu’un patron breton » et se débarasser rapidement d’une question génante.

Posons tout d’abord un principe : aucune société ne fonctionne sans ordre hiérarchique. Posons un second principe : la perfection n’est pas de ce monde. Posons un troisième principe : la justice et l’équité sont des impératifs sans lesquels aucun ordre ne peut être durable. Le premier principe est une vérité d’évidence : toutes les sociétés, y compris animales lorsqu’elles sont sociales, sont hiérarchisées. Ce principe, trop souvent dévoyé, ne doit pas être le prétexte à la tyrannie exercée par une clique oligarchique qui userait de son pouvoir à son seul profit. Une position dans un cadre hiérarchique suppose de remplir un devoir d’organisation afin d’aider la communauté. En toute logique c’est au plus apte qu’une position est accordée. Le second principe, qui affirme que la perfection n’existe pas, nous fait comprendre que l’homme peut rechercher le meilleur mais pas le bien en son absolu. Le bien absolu ne peut être humain car l’homme est imparfait. Il y aura toujours au sein d’une société des abus en raison du non respect des principes de mérite et de service à la communauté. C’est là qu’il faut souligner l’importance du troisième principe, celui de justice et d’équité. Une justice impartiale, contrôlée par tous et responsable devant la communauté, doit protéger celle-ci des activités prédatrices de certains corrompus.

Ceci étant dit, nous comprenons que l’idée d’une société sans hiérarchie de compétences est une société réactionnaire car irréalisable. Elle paralyse l’action en faveur du Bien Commun en maintenant une fiction idéaliste. Des anarchistes déguisés en agneaux se présentent pour vendre de manière démagogique des programmes niant les imperfections propres à l’homme. La vertu devient la mère de la Terreur. En niant l’hétérogénéité des hommes et des peuples, ces idéologues réduisent ceux-ci-ci à leur plus petit dénominateur commun, voulant les faire entrer à toute force dans une société vouée à la tyrannie parce qu’irréalisable, d’autant plus violente que son but ne sera jamais atteint. À ce titre si les classes sociales existent bien, elles sont traversées par des forces qui dépassent et de loin les seules questions sociales. L’on peut trouver un homme fortuné charitable et trouver un homme pauvre égoïste. Parce que l’homme est plus grand que l’argent qu’il peut cumuler, ce ne sera pas l’épaisseur de son porte-feuille qui fera de lui un homme de qualité. Le pauvre peut être un génie sans passer par l’école comme le riche peut être un médiocre tout en étant diplômé.

Les contre-révolutionnaires habillés en collectivistes sont en fait d’authentiques anarchistes. Leur rêve de neutralisation mutuelle des égoïsmes confine à la révolution morale, c’est-à-dire à l’idéalisme le plus creux. Il ne peut rien en découler car ils ne reconnaissent pas aux hommes leur soif de réalisation individuelle et collective ni leurs imperfections qui contraignent à la  patience. Leur absolutisme moral faisant de l’homme un être parfait et parfaitement égal en tout, n’engendre que le déni de la complexité du réel, aboutissant aux pires aspirations terroristes.  Le « même » devient alors le principe moteur de la dictature imposée au nom de « l’autre ».

Hiérarchie, réalisme et justice sont les trois principes qui au contraire assurent aux hommes l’harmonie réelle de laquelle découle la société équilibrée et équitable.

Lorsque s’exprime l’idée nationale bretonne elle n’est jamais le fait de la bourgeoisie bretonne. La bourgeoisie bretonne est en fait l’expression de la bourgeoisie française en Bretagne. Elle n’est à aucun moment « nationale ». Le nationalisme breton est historiquement porté par des prolétaires bretons, généralement désargentés. Ces prolétaires ne sont pas animés par l’ambition de saigner à blanc un jour le prolétariat breton, de sucer le sang de l’ouvrier ou de l’employé. Leur soucis, qui ne leur rapporte rien mais leur coûte beaucoup, est de sauver leur peuple, de lui redonner sa dignité en lui offrant la liberté d’être lui même. C’est une aspiration communautaire. L’on dit alors aux nationalistes bretons « et le patronat breton ? ».

Pourquoi cette question ? Qu’avons-nous comme rapports avec ce patronat dont nous ne connaissons rien, dont les intérêts nous échappent si ce n’est pour empêcher la création d’un État Libre Breton, qui n’a jamais versé un sou au front nationaliste breton ? Notre conclusion est claire : ce patronat, n’ayant jamais témoigné d’une quelconque volonté nationale bretonne, n’est que l’expression plus réduite du patronat français. Si une fraction du patronat rejoint l’idée nationale bretonne, fort bien, tout le monde y est invité, le SDF comme le millionnaire. Cela n’engage en rien le nationalisme sur la politique actuelle d’un tel patronat et ne constitue pas et ne constituera jamais un chèque en blanc à des activités anti-écologiques, anti-sociales ou autres dans le cadre futur de l’État Breton. Cela constituera uniquement une adhésion à un projet politique légitime : la libération nationale bretonne. Une fois une telle tâche menée à bien, le gouvernement breton veillera à ce que l’intérêt privé de la grosse bourgeoisie ne vienne pas nuire au Bien Commun du peuple Breton refondé.

Le nationalisme breton est un socialisme pragmatique communautaire. Il veut le mieux pour le plus grand nombre en regard des faits et non des a priori idéologiques d’importation étrangère. Par socialisme nous entendons trois principes : hiérarchie, réalisme, justice. Point d’eschatologie révolutionnaire ici, point d’anarchisme. Point non plus de parasitisme bourgeois. Nous croyons au citoyen – soldat – paysan. On est citoyen parce que l’on est soldat, soldat parce que paysan. Autrement dit, l’on est un homme libre parce que l’on accepte de sacrifier sa vie pour la communauté afin de lui assurer son autonomie. L’on peut sacrifier pour la communauté parce que l’on en fait partie de par son activité sociale et sa filiation. Le socialisme breton n’est pas l’annexe du capitalisme français et il fera jamais payer aux prolétaires nationaux le coût d’une politique d’immigration de masse bénéficiant au seul patronat. Le socialisme breton exclut toute immigration de travail comme de peuplement.

La clique sous-marxiste française n’a aucune leçon à nous donner, surtout dans son expression néo-coloniale régionale. Plus exactement, elle en a à recevoir des BREIZHOURION. Elle a plus de liens avec le patronat français de Bretagne que nous prolétaires bretons nationaux avec lui, car ils partagent le même cadre social et étatique exploiteur, celui de la France. Le nationalisme breton contrairement au marxisme n’a pas de crimes de masses à se reprocher. Il a pensé la liberté pour un petit peuple sous l’égide d’une élite forgée par le mérite individuel et la solidarité communautaire. La racaille anarchiste réelle que constituent les marxistes verbeux est à mettre aux côtés de la bourgeois française d’occupation dans le grand sac des exploiteurs de notre nation. Ils participent de notre affaiblissement par le bas avec leur anarchisme utopique comme de notre exploitation par le haut de par leur prédation stato-nationale fransquillonne.

Pour nous, une seule solution : BREIZH, l’ État National Breton par et pour un peuple breton libéré !

 

 

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  • Armohican

    Un petit extrait du Juif International, de Henry Ford :

    *** That which we call capital here in America… / Ce qu’ici en Amérique nous appelons capital est habituellement l’argent utilisé à la production. Et nous parlons à tort du fabricant, du directeur de production, du fournisseur d’outils et d’emplois, comme si c’était un capitaliste. Oh que non, ce n’est pas un capitaliste à proprement parler. Car lui-même doit se présenter devant les capitalistes pour obtenir l’argent qui financera ses projets. Il existe un pouvoir placé encore plus haut que lui – un pouvoir qui le traite bien plus durement qu’il n’oserait le faire envers sa main d’oeuvre. Et c’est vraiment une tragédie de notre temps que «les travailleurs» et «le capital» se combattent, alors qu’il n’est pas du tout en leur pouvoir de remédier aux conditions dont chacun d’eux souffre et contre lesquelles chacun d’eux proteste, sauf à arracher le contrôle du monde à ce petit groupe de financiers internationaux qui imposent ces conditions. ***

    D’après ce que j’ai entendu, Marx classait les cadres de l’industrie parmi les capitalistes exploiteurs. Alors qu’en fait, l’exploitation qui pose problème viendrait plutôt des propriétaires du capital, qui s’enrichissent de plus en plus, sans rien faire. À mon avis, Marx était un charlatan, tout comme Freud, le genre de gourou qui sort des théories de son chapeau sans se préoccuper d’apporter les preuves.

    Au lieu de dénoncer Freud, on préfère maintenant l’ignorer. Je pense que c’est de plus en plus vrai pour Marx aussi. Il est passé de mode. De nos jours, le capitalisme est moins critiqué par les gauchistes que par les nationalistes.

    « Hiérarchie, réalisme et justice sont les trois principes »

    Bah, c’est de la philosophie, tout ça. Pour assurer l’harmonie entre les hommes, je propose plutôt les 3 principes suivants :

    – homogénéité raciale,
    – homogénéité raciale,
    – homogénéité raciale.

  • Paskal

    Vous faites semble-t-il une distinction entre le prolétariat et la populace à qui vous deniez tout droit.
    Est ce que par populace vous entendez ce que les marxistes appelent lumpenproletariat ?

    • Tyler Durden

      Le prolétariat est une classe sociale. L’existence objective d’une classe ne signifie pas que cette classe développe une conscience de classe.

      La populace est la foule aux pulsions grégaires.

      Le lumpenproletariat est la lie de la société, celle qui vit en marge du monde des travailleurs. Généralement les criminels, les parasites de toutes sortes.

      La populace est ce que devient un peuple, un volk, quand de communauté il passe à l’état de masse via la standardisation de la production et de la consommation et est libre de s’abandonner à ses plus bas instincts.

      Qui voudrait donner des droits à la populace qui frémit de plaisir à la vue du sang dans le Colysée de Rome ?

  • α ω

    « Le premier principe est une vérité d’évidence : toutes les sociétés, y compris animales lorsqu’elles sont sociales, sont hiérarchisées »

    Justement, ton axiome ici cité tombe sous l’affirmation que l’homme s’est coupé du monde animal, est hors animalité, être pensant et non pas seulement vivant ( Lynn Jr a expliqué la prédominance du judéochristianisme dans l’origine de cette croyance cartésienne et kantienne).

    Tes ennemis sont donc ceux qui pensent que l’homme ne fait pas partie du règne animal. Car ainsi toutes le utopies non naturelles peuvent se développer.

    Sois comme moi, sois deep ecologist.