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La vérité sur Le Drian : Des pétrodollars saoudiens à Al Qaeda, en passant par les crimes contre la paix en Syrie
Posted by La Rédaction on 29th novembre 2015
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Le Drian et Salman Ben Sultan, un des architectes du djihadisme international

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (29/11/2015) Jean-Yves Le Drian, chef de file du Parti Socialiste Français aux élections régionales, peut être tranquille. La presse gouvernementale le protège tandis que son rival principal, Marc Le Fur, se garde bien de le critiquer, ce dernier étant aligné sur les positions de Nicolas Sarközy dont les relations avec le Qatar sont marquées du sceau de la corruption systémique.

Le caniche de l’impérialisme américain

Les autres candidats ne se distinguent pas davantage. Ils se bornent à adresser à l’actuel ministre de la Défense français de timides demandes de clarification quant à son choix, en cas de victoire, entre son poste ministériel et la présidence régionale qu’il brigue.

La presse d’état se contente de répéter un seul et unique mantra : Le Drian est un « bon ministre de la Défense ». Le public cherchera en vain les raisons de ce « constat » qui est loin de relever de l’évidence et qui n’est guère plus qu’une fabrication médiatique de l’oligarchie dominante.

Le Drian, en réalité, n’est qu’un pâle et erratique ministre dont la politique se subordonne à l’alignement atlantiste de la diplomatie française. Diplomatie corrompue, évoluant au rythme des hésitations américaines et des exigences des créanciers du Golfe.

Sous sa direction, l’armée française a pris le relais d’une armée britannique épuisée par les conflits afghan et irakien dans le rôle de fer de lance des intérêts américains. Engagement qui l’épuise rapidement. Pour seul salaire, des miettes de gloriole agrémentées – au mieux – de contrats d’armements conjoncturels avec des pétromonarchies qui n’y voient qu’un moyen de corruption comme un autre, la France demeurant au Conseil de Sécurité de l’ONU et, à ce titre, un relais d’influence utile.

Le désastre commercial des Mistral

C’est sous sa direction que la désastreuse affaire des Mistral a abouti à la démonétisation de l’industrie de l’armement française sur le marché international. Pour le plus grand désarroi, à long terme, des chantiers bretons de Saint-Nazaire.

C’est sous Le Drian, et personne d’autre, que la signature française est devenue la simple copie de celle de Washington, avec les risques politiques que cela suppose pour les clients potentiels dont les plus importants réfléchiront désormais à deux fois avant de s’exposer à la déconvenue subie par la Russie.

On cherchera en vain une critique de cet alignement dans la presse d’état régionale, Le Télégramme en tête dont l’agent du gouvernement Jean Guisnel est le propagandiste en chef. Le service après-vente offert par Hubert Coudurier est invariablement dithyrambique, moyennant les généreux pots de vin maquillés en subventions de la part d’un Conseil Régional socialiste toujours prompt à acheter la presse, pourtant déjà largement corrompue.

Le montage « des armes chimiques » pour une guerre d’agression

Pas un mot non plus sur la piteuse déroute diplomatique de 2013 lorsque Le Drian, fervent belliciste, prend des poses martiales grotesques dans les médiats, alors que l’on tente dans la coulisse de contraindre Barack Obama à tenir parole sur la « ligne rouge » qu’il avait édictée quant à l’usage hypothétique par Damas « d’armes chimiques ».

En juin 2013, le gouvernement français est alors certain d’avoir réussi son coup autour des « armes chimiques » de Bachar al-Assad. Pour justifier la guerre ouverte contre la Syrie, un sinistre montage avait été réalisé par les services de renseignement français, depuis la Présidence, puis diffusé avec l’aide du journal Le Monde appartenant à la banque juive Lazard, spécialisée dans la restruction des dettes des pays conquis par l’armée US (Irak, Ukraine, etc.).

S’en suit un relais coordonné par les agences de presse occidentales sous contrôle.

Ces allégations, qui servirent de base à un rapport truqué de l’ONU aux fins de légitimer la guerre d’agression, furent détruites par le prestigieux établissement universitaire américain Massachusets Institute of Technology (lire ici).

Dans l’ombre, s’activaient la faction radicale de Washington (Allen, Petraeus, Keane, McCain, etc.), Londres, les pétromonarchies du Golfe, la Turquie et bien sûr Israël.

Las, Le Drian et son presque Chef de l’Etat François Hollande étaient ramenés abruptement à la réalité et recevaient un feu rouge de la vraie maîtresse du jeu : la Maison Blanche. Lors d’une visio-conférence avec la partie américaine, Le Drian, Fabius et Hollande se voyaient répondre qu’ils n’auraient pas « leur Libye ». Le coup « de la ligne rouge »avait fait long feu.

Les combinards Le Drian et Fabius venaient de démontrer, à la face du monde, qu’ils n’étaient rien sans Washington, passant des annonces d’intervention tonitruantes à un rétropédalage en règle. Le pauvre Le Drian devait ravaler ses menaces contre un état souverain, en l’occurrence la Syrie du président Assad, faute de moyens comme d’indépendance.

Puisqu’il n’est pas un jour que Dieu ne fasse sans que la presse du régime et la gauche socialiste ne mentionnent les crimes de l’Allemagne hitlérienne, rappelons que l’accusation essentielle portée contre elle à Nuremberg fut celle de « crime contre la paix ». C’est-à-dire d’agression contre un ou des états à des fins d’expansion et d’occupation. Que Le Drian ait activement participé à un montage pour provoquer une telle guerre contre un état souverain devrait valoir à l’intéressé, au minimum, une comparution au Tribunal Pénal International de La Haye.

Mais chacun le sait : celui-ci n’est réservé qu’aux roitelets déchus et écrasés par les USA et leurs vassaux, de Milosevic à Gbagbo. Jusqu’à nouvel ordre donc, Le Drian demeurera « un bon ministre de la Défense ». Statut qui aurait certainement échu à Wilhelm Keitel si la Deuxième Guerre Mondiale s’était conclue différemment pour l’Allemagne.

L’alliance avec les financiers du djihadisme international : Arabie Saoudite et Qatar

Cet activisme de Le Drian s’inscrit dans l’alliance infernale liée, dans le secret, entre le gouvernement français et les principaux financiers du radicalisme et du terrorisme islamiques : Qatar et Arabie Saoudite.

Le gouvernement socialiste a approfondi comme jamais cette alliance entre la république des loges et la théocratie wahabbite saoudienne, vorace coupeuse de têtes et tenante déterminée de la lapidation des femmes. Le catéchisme « républicain » du Grand Orient, comme on le voit, sait s’entendre avec le monothéisme, pour peu qu’il ne soit pas catholique et qu’il paie bien.

Le public français ignore tout de cette alliance secrète entre Paris, Riyad et Doha. La presse gouvernementale prend un soin particulier à étouffer le contenu des plans de guerre de cette alliance entre la république française et l’impérialisme wahabbite d’une part et les Frères Musulmans soutenus par le Qatar et la Turquie islamiste de l’autre. Le grand public se contente d’observer les flux de capitaux, l’achat de clubs pour le divertissement des masses – et la conquête des coeurs – ou l’annonce de gros contrats d’armement entre la pseudo « patrie des droits de l’homme » et le foyer du théocratisme musulman.

La « grande politique sunnite » du gouvernement socialiste demeure un sujet tabou. Car cette politique s’articule sur un soutien actif aux architectes du radicalisme islamique et du djihadisme international et n’a rien de moral.

Les Français voient ainsi leur ex-armée « nationale » transformée en une vaste entreprise de mercenariat dont l’usage est réservée à des intérêts oligarchiques occultes. Processus grandement accéléré par la « professionnalisation » de cette dernière. Si les dividendes de cette sous-traitance sont exclusivement reversés aux groupes d’intérêts commanditaires, la mort comme le financement de cette armée demeurent l’obligation exclusive du « citoyen » prolétaire, tantôt engagé volontaire, tantôt simple contribuable.

Engagé qui, quand il tombe, voit sa famille rassurée avec une médaille posthume et quelques rubans tricolores, histoire d’habiller les guerres de rapine précitées en entreprises patriotiques. Pour la forme, on déclare le pauvre diable « mort pour la France ». Mais Le Drian, comme ses comparses, ne risquera jamais une balle.

Le Drian et la destruction de la Syrie par le soutien au djihadisme salafiste

Il n’est plus un secret pour personne que le gouvernement français, comme la Turquie, soutient depuis l’origine les groupes armés islamistes qui tentent de renverser Bachar Al-Assad au prix d’une terrible guerre civile en Syrie.

Fidèle en cela à l’approche stratégique américaine, le ministre de la Défense français soutient les milices de « l’Armée Syrienne Libre », proches des Frères Musulmans (Hamas, AKP turque, etc.). Les fameux « rebelles modérés » dépeints par le gouvernement français et qui sont actuellement en train d’être anéantis par la Russie.

Leur théologien en chef, Youssef al-Qaradawi, est un défenseur notoire des attentats-suicide. On doit notamment à ce dernier des « fatwas » condamnant à mort un certain nombre de chefs d’état, incidemment jugés indésirables par Washington, Londres et Paris : Mouammar Kadhafi en Libye, Ben Ali en Tunisie, Hosni Moubarak en Egypte et Bachar al-Assad en Syrie.

L’Arabie Saoudite a l’avantage de ne pas avoir à vendre ses guerres en l’emballant d’un verbiage démocratique. Elle soutient par exemple ouvertement les djihadistes d’Ahrar al-Sham, officiellement alliés au Front Al Nosra (Al Qaeda en Syrie) et à l’ASL (les décapiteurs modérés) au nord de Homs.

Dans le même temps, comme on l’a vu récemment, la Turquie alimente en fonds l’Etat Islamique via un trafic de pétrole à destination d’Israël (lire ici).

Dans le cadre de cette guerre d’agression fomentée contre la Syrie, Le Drian se rend en visite en Arabie Saoudite en octobre 2013 où il rencontre le gouvernement saoudien pour formaliser leur identité complète de vue sur le plan de destruction puis de conquête de la Syrie (source).

Il affirme le soutien conjoint des gouvernements français et saoudien au général Salim Idriss, tête de l’ASL, branche armée de la fantomatique « Coalition Nationale Syrienne », simple instrument politique des pétromonarchies dépourvue de toute réalité populaire en Syrie. Il en profite pour déclarer :

« Je suis touché par la réponse très chaleureuse du gouvernement saoudien… cela prouve la profondeur de notre relation stratégique ».

Une relation rythmée, notamment, par les scènes de sauvagerie les plus insoutenables commises par l’ASL et les groupes djihadistes aux côtés desquels elle opère régulièrement contre l’Armée Arabe Syrienne. De nombreux documents ont par la suite démontré la fourniture par le ministère de la Défense français d’armes aux égorgeurs islamistes, comme ici des FAMAS :

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Attentats de Paris : Les curieuses minimisations de l’ambassadeur de France à Londres

Lors de cette rencontre entre Le Drian et les représentants de la théocratie saoudienne, on a pu relever la présence de Bertrand Besancenot, ambassadeur français dans ce pays. Comme l’actuel directeur du renseignement extérieur français (DGSE), Bernard Bajolet, c’est un tenant de la ligne arabo-islamiste de la diplomatie française.

Il est intéressant de noter que Bajolet est depuis 2004 au moins, date où il était en poste en Irak, un défenseur des intérêts des tribus sunnites du pays. Rappelons que celles-ci formaient le socle du régime de Saddam Hussein. Tribus qui aujourd’hui sont également la base populaire de l’Etat Islamique.

Doit-on s’étonner de l’étrange réaction de Bertrand Besancenot, actuellement ambassadeur de France en poste à Riyad à la suite des attentats de Paris, le 13 novembre dernier ?

Citons-le, alors qu’il s’exprimait dans le journal Al Hayat, journal saoudien paraissant dans la capitale britannique (source) :

«Si certains Syriens se sont mis sous la bannière de Daech, ce n’est pas parce qu’ils croient en son idéologie, mais parce que, n’ayant trouvé personne pour les défendre, ils cherchent un moyen de se protéger contre le régime despotique d’Al-Assad

Bref, il s’agit encore et toujours pour la diplomatie occulte actuellement mise en oeuvre en France, de défendre le point de vue des Frères Musulmans (Turquie, Qatar) et de l’Arabie Saoudite (Al Qaeda, Etat Islamique) dont l’obsession n’est autre que l’Iran chiite et ses alliés.

Les attentats de Paris, dont les commanditaires réels demeurent encore inconnus et les exécutants ne sont que des éléments instrumentés, menacent gravement l’alliance entre Paris et les puissances islamistes du Golfe.

Hollande en Arabie Saoudite : pétrodollars, contrôle du Liban, Al Qaeda

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Le Drian aux côtés de Hollande en Arabie Saoudite, en décembre 2013

Quelques mois après le seul Le Drian, c’est au tour de François Hollande —accompagné de 30 patrons de grandes entreprises— de se rendre en Arabie saoudite, les 29 et 30 décembre 2013. Ce fut l’occasion de discussions sur la situation libanaise et syrienne. Ceci en présence du président libanais Michel Sleiman; de l’ancien Premier ministre libano-saoudien Saad Hariri ainsi que du président de la « Coalition nationale syrienne », le Syro-Saoudien Ahmad Assi Jarba.

Lors de cette rencontre, l’Arabie Saoudite annonça de façon impromptue qu’elle souhaitait acheter pour 3 milliards de dollars d’armement français qu’elle voulait voir livrer à l’armée libanaise. En réalité, il s’agissait d’acheter le silence du gouvernement libanais suite à la capture d’un agent du renseignement saoudien, Majed al-Majed.

Ce dernier, opérant au Liban, était chargé de diriger une branche d’Al Qaeda dans ce pays pour le compte de Riyad. On lui devait de nombreux attentats et la création d’un groupe djihadiste, le Fatah al-Islam, qui devait créer, à terme, un émirat islamique au nord du pays avant l’abandon du projet.

Majed al-Majed fut liquidé d’un commun accord entre Libanais et Saoudiens afin qu’il ne parle pas, l’Iran ayant été informé de sa capture. Téhéran lui devait notamment un attentat contre son ambassade à Beyrouth ayant fait 25 morts le 19 novembre 2013.

Lors de la rencontre avec le Roi d’Arabie Saoudite, une somme de 50 millions de dollars fut offerte au président libanais Michel Sleiman afin de le remercier de sa discrétion sur l’affaire et une somme inconnue a été proposée au président français, sans que l’on sache s’il l’a effectivement accepté.

Les 3 milliards ont été délivrés au Trésor Public français, laissant ainsi au gouvernement socialiste – et à Jean-Yves Le Drian en tant que ministre de la Défense – le soin « d’évaluer » le prix du matériel à livrer au Liban. Chacun comprenant ce que cela signifie. Par ailleurs, il s’agit pour les gouvernements français et saoudien de veiller à ce que certains officiers libanais bénéficient effectivement de ce matériel, essentiellement sur critère politique, donc religieux, c’est-à-dire aux amis de l’Arabie Saoudite en particulier. Le but consiste, ni plus ni moins, qu’à prendre le contrôle de l’armée libanaise afin de la mettre au service de la politique décidée entre Paris et Riyad. Avec, comme on le voit, une dimension terroriste très nette.

Bandar Ben Sultan et le financement d’Al Qaeda

L’ancien responsable de la DGSI, le Corse Bernard Squarcini, a livré des informations dans ce qui semble être une campagne orchestrée par un certain nombre de personnes estimant qu’une révision des relations avec la Russie et les pétromarchies est nécessaire.

Dans son livre « Le renseignement français, les nouveaux enjeux », Bernard Squarcini évoque le rôle central de Bandar Ben Sultan, principal architecte des services de renseignement saoudiens (source).

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Bandar Ben Sultan et George W. Bush, acteurs de la pseudo « guerre contre la terreur »

Parlant des groupes djihadistes, M. Squarcini précise qu’ils « étaient financés principalement par le prince saoudien Bandar Ben Sultan (secrétaire général du Conseil de sécurité nationale et chef des Renseignements généraux d’Arabie saoudite) qui adoptait une politique régionale indépendante de ses frères et ses cousins […] Bandar Ben Sultan qui était derrière le financement des groupes djihadistes en Afghanistan, en Syrie, au Liban, en Egypte, au nord de l’Afrique», par ailleurs, «le Qatar, grand partenaire commercial et politique de la France, était intéressé par le financement, voire l’armement des groupes islamistes combattant en Afrique contre l’armée française».

Il vaut la peine d’être noté que la visite d’octobre 2013 de Jean-Yves Le Drian en Arabie Saoudite, en amont de celle de François Hollande en décembre, avait été précédée par la venue à Paris de Bandar Ben Sultan, chef du renseignement saoudien et, comme on le voit, grand architecte du terrorisme islamiste international (source). Activités sur lesquelles Le Drian était, évidemment, parfaitement renseigné.

Depuis janvier 2015, le prince Bandar Ben Sultan a été limogé.

Brest : Le Drian, le salafisme et la connexion saoudienne

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Salman Ben Sultan à l’école navale de Brest, aux côtés de Le Drian

Le demi-frère du prince Bandar Ben Sultan est Salman Ben Sultan. Ce dernier a été pendant un temps Vice-ministre de la Défense (août 2013 – mai 2014) et Secrétaire-Général adjoint du Conseil National de Sécurité. Lors de la révolution de palais de janvier 2015, cet organe de renseignement et de financement du terrorisme islamique international présidé par son demi-frère a été dissout par le nouveau roi, Salmane d’Arabie Saoudite.

Comme on peut le voir sur la photographie ci-joint, Le Drian prend grand soin des dirigeants issus de la famille royale saoudienne avec lesquels il collabore activement.

A Brest, le ministère de la Défense français procède à la formation « d’officiers saoudiens » à l’Ecole Navale de la ville. Ces derniers, par promotion de trente éléments chaque année, suivent un cursus de formation de six années depuis environ 20 ans. Une formation supervisée par une structure de la Marine Nationale (Défense et Conseil International) entrant dans le cadre des très juteux contrats signés entre le gouvernement français et l’Arabie Saoudite.

Ces « élèves-officiers », choisis dans le sein de la famille royale saoudienne, sont connus pour bénéficier d’une protection absolue de la part des autorités françaises, ce qui leur permet de commettre nombre de déprédations au détriment de la population locale. Ces ressortissants de la théocratie wahhabite sont connus pour fréquenter les lieux de vie nocturne où les excès de toute nature sont la règle.

Ils bénéficient d’une mosquée qui leur est exclusivement réservée dans le quartier de Bellevue, évidemment d’orientation wahhabite.

C’est la mission militaire saoudienne qui fournira, dans les années 90, les murs à ce qui deviendra la mosquée salafiste « Sunna » animée actuellement par Rachid El Jay dit « Abou Houdeyfa ». Prédicateur intégriste, coutumier des voyages en Arabie Saoudite mais également proche des Frères Musulmans, dont Amar Lasfar (lire ici), Rachid El Jay s’est récemment fait connaître pour ses prêches radicaux à l’égard de jeunes enfants.

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En juin 2015, une polémique éclata après qu’à l’Ecole Navale, lors d’une remise de diplômes, les ressortissantes saoudiennes présentes étaient affublées d’un niqab, un voile intégral expressément interdit en France (lire ici).

Interpellé sur les faits, Jean-Yves Le Drian expliquera benoîtement que ses amis saoudiens étaient réunis pour une « cérémonie privée ». Ce qui était naturellement faux, la cérémonie s’étant déroulée dans un établissement d’enseignement public où la loi doit s’appliquer, c’est l’évidence. Mais Le Drian n’est jamais rétif lorsqu’il s’agit de s’arranger avec la vérité.

Les attentats du 13 novembre 2015 ont été un puissant retour de bâton pour les tenants de l’alliance franco-saoudienne. Pour la première fois, Le Drian pouvait goûter la potion que servait de par le monde son collaborateur Bandar Ben Sultan.

Un « bon ministre de la Défense » donc.

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