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L’épopée de la Bretagne arthurienne (Chapitre 1)
Posted by La Rédaction on 30th décembre 2015
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BREIZATAO – ISTOR (30/12/2015) Voici la première partie d’un travail en seize chapitres sur l’île de Bretagne au temps de notre monarque, Arzhur, du 5ème siècle à la moitié du 6ème siècle après notre Seigneur Jésus Christ. C’est une période de l’histoire nationale bretonne fascinante, épique et héroïque avant que l’âge sombre des invasions germaniques. Unique la Bretagne l’est dans l’Empire d’Occident, parvenant à tenir ses lignes de défense et à repousser pendant deux siècles les assauts des envahisseurs germaniques. Les héros de cette lutte et les seigneurs barbares qui s’opposèrent à lui sont le sujet de cette étude intitulé « Les Temps Arthuriens ». Monarque fondateur comme continuateur, Arzhur est aussi la figure du roi légendaire envoyé par Dieu qui, aux temps obscurs, surgit du cœur du peuple breton pour le délivrer d’une destruction annoncée.

Arzhur est un chef de guerre qui mena avec succès la résistance bretonne face à la menace saxonne, au cours de la fin du 5ème siècle et au début du 6ème siècle. Arzhur, comme défenseur de l’ordre britto-romain, incarne le meilleur de l’esprit brittonnique comme de l’esprit romain, alliant l’ordre impérial à la culture celtique. Avant d’aborder Arzhur, il nous faut d’abord évoquer le monde dans lequel il vit.

La fin de l’ordre romain en Bretagne

Entre 400 et 420, la Bretagne romaine (Britannia) est progressivement abandonnée par l’Empire Romain. Alors que Romains et Bretons considèrent l’île comme une part de l’empire jusqu’à la chute de Rome après sa prise par le mercenaire germanique Odoacre en 476, il est décidé pour des raisons pratiques que la Bretagne romaine deviendra un état romano-breton autonome après 410.

La Bretagne est prospère, majoritairement chrétienne, et en dehors des campagnes habitées par des clans, constitue une province d’empire très romanisée. Les Celtes qui habitent les villes parlent le latin comme première langue. La province est dirigée par des magistrats élus, provenant – comme partout dans le monde romain – de familles nobles. Dans la partie sud de l’île, la campagne compte de nombreuses villas, habitées par une aristocratie celtique romanisée. La Bretagne contribue financièrement à l’empire de façon indépendante : elle n’est pas ponctionnée sur ses ressources propres, à l’exception d’un domaine : l’armée.

La Canterbury bretonne (Durovernum Cantiacorum) sous l’empire

L’Empire Romain tardif connaît une pénurie drastique d’hommes mobilisables, pour de nombreuses raisons. Les troupes entrainées capables d’être déplacées partout où le besoin s’en fait sentir sont peu nombreuses et très recherchées. Entre 400 et 410, les troupes stationnées en Bretagne sont demandées ailleurs, pour sauver « la mère patrie » des provinces de l’Empire, l’Italie, des invasions barbares.

Crises dans l’Empire Romain d’Occident

L’Empire Romain d’Occident se trouve entraîné dans une spirale sans fin de cause à effet qui débute en 401 après Jésus Christ et continuera pendant les 75 années suivantes ; épuisant les dernières forces vitales de l’Empire.

Cette spirale destructrice d’événements débute lorsque les Wisigoths et leurs chefs emmené par leur chef Alaric, envahissent l’Italie en 401. Ces anciens alliés de Rome ont traversé les Balkans les années précédentes, affaiblissant l’Empire Romain d’Orient. L’incursion rapide et soudaine d’Alaric en Italie prend de court les autorités romaines d’Occident et les trouve dans un état d’impréparation totale. Les Wisigoths manquent de peu de capturer le jeune empereur Honorius à Milan. Stilicho, le Magister Militium (Maître des Armées), chef des armées romaines occidentales et véritable chef de l’Empire Romain, se trouve à combattre dans l’actuelle Autriche et sur le Danube. Dans l’urgence, il se voit contraint de retirer ses troupes de cette frontière et de se replier en urgence en Italie pour combattre Alaric. Alaric est vaincu lors des batailles de Pollentia et Verona, puis repoussé jusqu’en Illyrie.

Les deux immenses préfectures de l’Empire occidental : Gaule et Italie

Mais retirer les troupes de Pannonie (Danube) pour secourir l’Italie n’a pas été sans dommage : dans le même temps une armée barbare non repérée apparaît au delà de la frontière, menée par un seigneur de guerre nommé Radagaisus. Ils pillent tout en progressant jusqu’aux frontières de l’Empire en Panonie et surgit à l’endroit exact où Stilicho a dégarni son front pour s’occuper d’Alaric. Traversant les Alpes, les barbares pénètrent en Italie en 406 ; leur nombre dépassant les troupes de Stilicho.

Pour repousser cette invasion, Stilicho passe six mois à rassembler des hommes en provenance de Gaule et des garnisons du Rhin. Une légion – certainement les restes de l’ancienne Deuxième Légion Augusta – et un certain nombre de régiments auxilaires furent même appelés de Bretagne. En août 406, Radagaisus est bloqué puis vaincu à Florence grâce à l’arrivée de ces renforts. Ses forces furent capturées ou dispersées et près de 12 000 de ses meilleurs soldats adjoint au service de l’armée romaine dirigée par Stilicho. D’autres survivants s’échappent pour rejoindre l’armée d’Alaric dans les Balkans proches.

L’apparition soudaine et inattendue de Radagaisus n’est pas un événement isolé. Son incursion n’était que le signe annonciateur de la tempête à venir :  les peuples germaniques étaient en marche, c’était  le commencement des « invasions barbares », le prélude aux temps sombres.

Seulement quatre mois après la défaite de Radagaisus, le torrent atteignit la frontière du Rhin.

La veille du Nouvel An 406, trois peuples barbares, les Vandales, les Suèves et les Alains, traversent le Rhin gelé et pénètrent dans la Gaule romaine. Les garnisons frontalières sont trop affaiblies pour stopper la pénétration, l’armée mobile de campagne qui soutenaient la frontière étant avec Stilicho en Italie. La Gaule était donc virtuellement sans défense.

Les deux années suivantes, la province fut ravagée impitoyablement par les hordes barbares.

Le système de défense romain était d’un seul tenant. Dès lors qu’un élément était enlevé, le tout devenait indéfendable. Les choix stratégiques de Honorius, en réalité de Stilicho, engendrèrent un désastre. Comme souvent dans l’histoire romaine, quand l’autorité centrale apparaît trop faible ou trop stupide pour résoudre une crise, des généraux ambitieux tirent avantage de la situation pour se déclarer candidat à la « pourpre » (dignité impériale). Des révoltes explosent en Gaule, ainsi qu’en Bretagne où le commandant de l’armée mobile de campagne – le chef de l’armée provinciale – est proclamé empereur par les troupes bretonnes sous le titre de Constantion III.  Prenant la tête de l’armée de campagne de Bretagne, il traverse la Manche en 407.

Officier romain dans l’Empire d’Occident tardif

Stilicho n’est ni faible ni stupide. Mais le dispositif militaire dont il a reçu la charge et dans lequel il a servi lui-même est trop étendu et sa profondeur trop étroite. Le problème fondamental étant qu’il n’y a pas assez de troupes dans chacune des armées mobiles de campagne pour faire face aux invasions de masse qui tombent désormais comme des coups de masse sur l’Ouest, les uns après les autres. C’est seulement en concentrant toutes les armées mobiles de campagne d’Occident en une seule « super armée » que Stilicho pourra disposer d’une « brigade de feu » mobile d’une taille assez suffisante pour repousser chaque assaut. En somme, il se voit forcé de « prendre à Pierre pour donner à Paul ».

Stilicho estima qu’il pouvait éteindre l’incendie en Italie avant qu’un autre éclate ailleurs. C’était un pari et comme tous les bons généraux, Stilicho était prêt à prendre des risques. Mais déplacer cette « brigade de feu » d’un théâtre d’opération à un autre prenait du temps. Et il n’en disposait que de très peu.

Avant qu’il ne puisse gérer la situation en Gaule, Stilicho veut s’assurer que le flanc oriental de l’Italie soit sûr en son absence. Cela signifie de négocier avec Alaric, lequel qui attend tel un vautour en Illyrie. Après quelques atermoiements, Stilicho accepta de reconnaître le roi wisigoth en tant que Magister Militium, chef des armées romaines en Illyrie et donc de le payer largement. Cette négociation causa un scandale à Rome, et Stilicho – lui-même d’origine Vandale – fut accusé de complot et de trahison. En août 408, Stilicho fut exécuté par l’empereur qu’il si  bien servi.

La mort de Stilicho déclencha un massacre général des familles de soldats de souche germanique servant dans l’armée romaine. Les Germains romanisés forment alors le cœur de toutes les armées de campagne romaines, à la différence des garnisons frontalières, lesquelles tendent à être composées de Romains servant de génération en génération dans les régiments de leurs aïeux. Ce crime contre leurs familles mena à une mutinerie générale au sein des troupes que Stilicho avaient amenées en Italie, la force de frappe principale de l’Empire d’Occident !

Alaric ne perdit que peu de temps avant de profiter du chaos régnant dans l’Empire d’Occident et envahit l’Italie une seconde fois. En août 410, deux ans après l’exécution de Stilicho, Alaric et les Wisigoths pillent la ville de Rome.

Sac de Rome par Alaric en 410

Les peuples germaniques qui avaient franchi le Rhin en 406 ne furent jamais expulsés. Pire, ils furent rapidement suivis par les Francs, les Burgondes et les Alamans qui s’installèrent dans les territoires gallo-romains du Rhin. Les premiers envahisseurs poursuivirent jusqu’en Espagne, et dans le cas des Vandales, jusqu’en Afrique du Nord.

Pour les 70 années suivantes, les colonies germaniques et leurs zones de contrôle reposaient sur un amalgame de poches dans tout l’Empire d’Occident. L’administration romaine, affaiblie et souvent corrompue, demeurait entre ces zones d’occupation, servant parfois le gouvernement de Ravenne, à présent capitale de l’empire, ou parfois leurs propres intérêts. Dans d’autres endroits, les aristocrates provinciaux établirent leur propre gouvernement, continuant la lutte contre les barbares ou se rebellant contre le gouvernement central, selon le contexte.

Invasions barbares au 5ème siècle après Jésus Christ

L’Empire d’Occident se désagrégeait lentement. Il était privé de revenus fiscaux, sans parler des zones de recrutement de soldats qu’offraient ces territoires perdus et, dans le cas de l’Afrique du Nord, perdit son principal centre de production de grain.

« La matière de Bretagne »

Constantin III partit de Bretagne en 407, au début des crises, prenant avec lui l’essentiel des troupes de campagne qui formaient le cœur des défenses de la province. Son pari pour la « Pourpre » échoua finalement et il mourut quelques années plus tard. Sa seule réalisation fut de laisser la Bretagne affaiblie et vulnérable.

La province de Bretagne, « Britannia », et son découpage administratif

Les bergers partis, les moutons paraissaient bons pour l’égorgement. Et les loups très rapidement forcèrent l’entrée du pays. Ceci ne signifie pas au demeurant que la Bretagne était restée sans défenseurs. Les garnisons fortifiées le long des côtes et dans le nord demeurèrent : ces troupes étaient installées sur des lopins de terre autour de leurs garnisons, en lieu et place de salaire de la part du gouvernement central. Mais elles formaient des troupes de second ordre, capables de tenir les murailles de leurs forts mais guère plus.

Le Mur d’Hadrien s’était beaucoup dégradé durant le quatrième siècle et ne formait plus une ligne défensive continue protégeant le Sud romain des tribus celtes du Nord.

Le Mur d’Hadrien, frontière nord de la Bretagne

« À la fin du 4ème et au début du 5ème siècles, le Mur d’Hadrien avait cessé d’être une frontière clairement définie. C’était à présent une structure reliant des forts qui ressemblaient davantage à des villages armés. Le Mur lui-même, ses tours et son château disposé chaque kilomètre et demi, avaient été abandonnés et les forts de seconde ligne étaient habités par des familles de faible rang, probablement des descendants d’auxiliaires frontaliers. »

–       David Nicolle, « Arthur et les guerres anglo-saxonnes »

Même si le gouvernement impérial de Ravenne avait ordonné leur retrait le long de la Manche pour les déplacer sur le continent, les garnisons se seraient probablement mutinées plutôt que d’obéir. Une chose similaire se produisit 50 ans plutôt, en Gaule, lorsque Auguste Constantin II ordonna que l’armée mobile de campagne de la province se rende en Orient pour combattre les Perses. Les soldats répondirent en reniant leur allégeance à Constantin et proclamèrent son cousin Julien empereur !

Lorsque l’armée de campagne et quelques unes des garnisons volontaires se retirèrent des côtes de la Manche, pour ne jamais revenir, les forces restantes restèrent sur place, acceptant l’autorité du nouveau gouvernement breton.

Lors des deux premières décennies après le retrait romain, la situation politique était problématique. La question qui émergeait étant la suivante : qu’est-ce que la nouvelle autorité bretonne ?

Peut être que certains officiers romaines restés en Bretagne convertirent leur position administrative en statut aristocratique dans la nouvelle hiérarchie post-romaine. Au nord beaucoup de rois de tribus celtiques firent remonter bien plus tard leur lignée à un certain Coel Hen – le Vieux Roi Cole : il fut suggéré qu’il s’agissait en fait du dernier « Dux Britanniarum », c’est-à-dire du dernier commandant du Mur et des garnisons septentrionnales. En tant que tel, il gouvernait un vaste territoire, disposant d’une vaste influence des deux côtés du Mur. À ce titre il semble avoir été bien placé pour dominer les affaires de la Bretagne du nord dans les années suivant immédiatement le départ romain. Il semble que cet officier romain ait été le chef principal de la Bretagne lors de la première décennie post-romaine, ses quartiers se situant à Eburacum.

Les sources indiquent qu’un « Conseil de Bretagne », certainement composé de différentes tribus, cités et chefs militaires – comme Coel – tenta d’organiser une défense commune. Leur travail fut sapé par les raids incessants provenant de toutes parts.

Du nord, les tribus pictes prenaient la mer à bord de leurs curraghs, de petits bâteaux couverts, pour déborder les zones des tribus pro-romaines du Mur d’Hadrien afin de mener plus au sud des raids sur les riches territoires bretons. À l’Ouest les pirates irlandais pillaient et prenaient des esclaves. Quelques chefs audacieux s’emparèrent même de portions de terre au nord et au sud du Pays de Galles, créant des zones de colonisation temporaires. Et dans le nord lointain, des Irlandais d’Ulster débarquaient à Dal Riada et fondèrent là un royaume. Les Romains et les Britto-romains appelaient ces Irlandais les « Scotts ». Ce sont eux qui, en pénétrant également en pays picte, lui donnèrent son nom, « l’Écosse ».

Curragh picte

Au sud-est, où la Bretagne est la plus proche du continent, des pirates du nord de l’Allemagne et de Scandinavie mènent des raids depuis le 3ème siècle. Ils sont dénommés collectivement les « Saxons » par les Romains et les Britto-romains. De tous les ennemis de la Bretagne, les Saxons sont bien les plus terribles et les plus dangereux.

Navire de pirates germaniques

Les membres du Conseil de Bretagne implorèrent Rome de revenir et d’assurer la défense de l’île.  Mais la seule chose qu’ils obtinrent fut d’étudier les défenses impériales. Si aucune aide militaire n’était disponible, l’aide spirituelle des autorités catholiques en Gaule l’était. En 429, l’Église envoya Germanus, évêque d’Auxerre en Bretagne pour combattre l’hérésie et les barbares. Il s’agissait de l’hérésie pélagienne et de sa doctrine du salut qui gagnait en force dans un pays livré à lui-même et menacé de tous côtés. Germanus parvint à réinstaurer l’autorité catholique. Il resta assez longtemps pour également mener les Bretons à la victoire contre les Pictes au nord du Pays de Galles. L’arrivée de Germanus en Bretagne coîncide avec les premières années de règne d’un chef breton qui devait dominer les récits de la première moitié du cinquième siècle et qui devait appeler des forces qui allaient changer l’histoire de l’île pour toujours.

Germanus et les Bretons repoussant les barbares irlandais

Il s’appelait Vortigern.

Vortigern prit le pouvoir en 420, en tant que chef de guerre reconnu des Bretons. Ses origines sont inconnues, son nom est incertain. Geoffror de Monmouth, dans sa très imaginaire Histoire des Rois de Bretagne, affirme que Vortigern était le successeur de Constans, le fils de l’usurpateur Constantin III.

Vortigern est associé au Powys, dont les générations ultérieures le considéreront comme le fondateur de la dynastie régnante, les Gwerthrynion (Gwerthigern / Guorthigern étant une version brittonnique alternative de son nom). Le royaume de Powys fut fondé à cette époque, résultant d’une union entre les Cornovii et les Ordovices, des tribus de l’Ouest (Pays de Galles). La capitale des Cornovii, Viroconium (actuelle Wroxeter), sur le fleuve Severn, était la quatrième de Bretagne. À cette époque, Viroconium est prospère et connaît une période de reconstruction. Il est clair qu’elle était le siège d’un prince puissant. Nous ignorons la place de Vortigern dans la hiérarchie tribale des Cornovii. Mais en tant que père des futurs Rois de Powys, il est certain qu’il soit leur roi tribal ou un prince d’une ancienne famille régnante.  Comme les autres chefs tribaux de la Bretagne romaine, cela veut dire que Vortigern et très certainement ses ancêtres ont été pendant trois siècles des citoyens romains membre de la classe des « curiales », assemblées aristocratiques tribales.  C’est certainement en cette qualité qu’il prit le pouvoir en tant que membre du Conseil de Bretagne qui se chargea de l’administration de la province après le départ des Romains.

Gildas le Moine, le seul chroniqueur presque contemporain de cette époque (son « Sur la ruine et la conquête de la Bretagne » a été écrit quelque part entre 530 et 560) évoque Vortigern en tant que « fier usurpateur » ; bien que des sources ultérieures l’appellent « roi », tout simplement. Il est probable que certains en Bretagne considérèrent l’ascension de Vortigern comme illégitime, laissant penser qu’il prit peut être le pouvoir illégalement au sein du Conseil, se définissant peut être comme un « roi », un titre clairement « anti-romain ».

La tradition le présente comme aux prises avec Germanus, certains suggérant qu’il était un hérétique pélagien. Peut être instaura t’il l’hérésie pélagienne officiellement au plus haut sommet de l’état. Mais si la victoire de Germanus contre les barbares au nord du Pays de Galles, cela aurait servit Vortigern et le royaume de Powys également en supprimant une menace proche de leurs frontières. Cela conforte l’idée qu’il y eut une alliance entre les deux et c’est peut être Vortigern – et non Germanus – qui fut le véritable chef militaire de l’opération.

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