Le Drian a planifié le soutien aux islamistes syriens en collaboration avec l’architecte saoudien des attaques du 11 septembre
Posted by La Rédaction on 19th juillet 2016
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Le Drian et son allié, le Prince Bandar Ben Sultan, éminence grise du djihadisme global

BREIZATAO – POLITIKEREZH (19/07/2016) L’actuel ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, a planifié le soutien aux islamistes actifs en Syrie en concertation avec un des plus hauts responsables saoudiens impliqué dans la mise en œuvre des attaques du 11 septembre 2001, révèle un rapport du Congrès américain.

Bandar Ben Sultan, ambassadeur saoudien aux USA

La publication de 28 pages – jusque là gardées secrètes – du rapport d’enquête sur le 11 septembre souligne le rôle clef du Prince saoudien Bandar Ben Sultan que Jean-Yves Le Drian a reçu à son ministère, à Paris en 2013, pour coordonner l’appui militaire du gouvernement socialiste hexagonal aux groupes islamistes de Syrie afin de renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

Nous avions déjà eu l’occasion de parler dans le détail (lire ici) de cette coopération entre l’actuel occupant de l’Hôtel de Brienne et l’ancien chef du renseignement saoudien connu pour être l’architecte principal du djihadisme international : Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud.

Ce dernier, ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite aux États-Unis de 1983 à 2005 et très proche de la famille Bush, voit son rôle exposé dans le soutien opérationnel du gouvernement saoudien aux terroristes du 11 septembre 2001 tout au long des 28 pages du fameux rapport (voir ici). Un document jusque là censuré sur pression des intérêts proches de l’ancien président américain.

Deux agents saoudiens prennent en charge des djihadistes du 11 septembre

Il apparaît que deux agents des services de renseignement saoudiens agissaient depuis les USA d’où ils encadrèrent au moins deux djihadistes figurant parmi les 19 pirates du 11 septembre 2001.

Premièrement, le cas d’Omar al-Bayoumi. Pour le FBI, Bayoumi est considéré, dès 1998, comme un agent du gouvernement saoudien. Ce dernier a offert une « assistance substantielle » à deux des 19 pirates du 11 septembre 2001 – Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi – dès leur arrivée à San Diego en février 2000. Toujours selon le FBI, al-Bayoumi rencontre les deux hommes dans un espace public peu après avoir rencontré « une personne au consulat d’Arabie Saoudite ». Le rapport poursuit en indiquant que al-Bayoumi avait des « contacts importants avec des représentants du gouvernement saoudien aux États-Unis et recevait un soutien financier d’une entreprise saoudienne affiliée au ministère de la Défense saoudien ». Un des salariés de l’entreprise a indiqué au FBI que al-Bayoumi recevait un salaire mensuel, salaire qui s’était « significativement accru » deux mois après l’arrivée des deux futurs pirates aux USA.

Deuxièmement, le cas Ossama Bassnan. Ce dernier avait aussi « de nombreux liens avec le gouvernement saoudien » selon le rapport du Congrès américain et le FBI avait reçu un nombre significatif d’informations quant à sa qualité d’agent du renseignement de l’Arabie Saoudite. Ossama Bassnan était un proche d’Omar al-Bayoumi et a indiqué à une source qu’il « en avait fait plus pour les pirates » du 11 septembre que son associé Omar al-Bayoumi. Le FBI indique aussi dans le rapport que Ossama Bassnan recevait des fonds directement de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite – i.e. Bandar Ben Sultan – et de son épouse. Lors d’un voyage à Boston en 2002, un membre de la famille royale saoudienne a donné à Bassnan une « importante somme en liquide ». Dans une note d’information, le FBI qualifie Ossama Bassnan de « soutien d’Oussama Ben Laden », ajoutant qu’il dispose de liens avec le Jihad Islamique d’Érythrée ainsi qu’avec Omar Abdel Rahman dit le « Cheikh Aveugle », un important idéologue du djihadisme international de nationalité égyptienne (voir ici).

Le FBI déclare ensuite que, suite à l’analyse des documents que possédait Omar al-Bayoumi, « il est clair que dans sa correspondance, al-Bayoumi délivre des instructions à de jeunes musulmans et certains de ses écrits peuvent être considérés comme djihadistes ».

Omar al-Bayoumi a ainsi hébergé pendant plusieurs jours, dans son appartement de San Diego, les deux futurs pirates Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi. Al-Bayoumi a également trouvé et signé le bail de location pour leur propre appartement. Al-Bayoumi, après que les deux djihadistes aient emménagé dans leur appartement, organisera même une fête d’accueil au sein de la communauté musulmane de la ville.

Omar al-Bayoumi a ensuite chargé un certain Modhar Abdullah d’aider les deux individus précités. Ce qu’il fit et il les aida même à trouver des écoles de pilotage.

Bandar Ben Sultan et sa femme Haïfa financent l’opération

Le FBI confirme que le 2 juillet 2002, la femme d’Ossama Bassnan a reçu directement des chèques de la part de Haïfa Ben Sultan, l’épouse de Bandar Ben Sultan alors ambassadeur d’Arabie Saoudite aux USA. Le FBI ajoute que la femme d’Omar al-Bayoumi a tenté de déposer sur son propre compte trois chèques de la femme de Bandar Ben Sultan adressés à l’ordre de la femme d’Ossama Bassnan.

Le rapport ajoute que la femme d’Ossama Bassnan recevait un paiement mensuel de la Princesse Haïfa Ben Sultan. Parmi les documents retrouvés par le FBI au domicile d’Ossama Bassnan figuraient 31 copies de chèques d’un montant total de 74 000 dollars datés du 22 février 1999 au 30 mai 2002. Ces chèques étaient à l’ordre de la femme de Bassnan et avaient pour titulaire du compte la Princesse Haïfa Ben Sultan auprès de la banque Riggs.

Fait particulièrement dévastateur pour le Prince Bandar Ben Sultan, le 14 mai 1998, la femme d’Ossama Bassnan recevait un chèque de 15 000 dollars directement de la part de l’ambassadeur saoudien aux USA.

Le FBI a établi, dès 1993, l’affiliation d’Ossama Bassnan à la mouvance djihadiste internationale. Ainsi, en octobre 1992, il organisait à Washington une réception pour l’un des idéologues majeurs du djihadisme international : Omar Abdel Rahman dit « le Cheikh Aveugle » qui fut reconnu coupable en 1995 d’avoir organisé l’attentat de 1993 contre le World Trade Center.

Selon des sources du FBI, Ossama Bassnan considérait Oussama Ben Laden comme le « véritable chef du monde musulman » et espérait détruire les USA grâce aux millions de musulmans déjà présents sur le territoire américain. Des documents du FBI indiquent également qu’il avait des liens directs avec la famille Ben Laden en Arabie Saoudite et son téléphone portable comportait des contacts réguliers avec des membres de la famille établis aux USA.

Soutien aux djihadistes coordonné entre Le Drian et Bandar Ben Sultan

Le Prince Bandar Ben Sultan a donc joué un rôle crucial, en tant qu’ambassadeur saoudien aux USA, dans les attentats du 11 septembre 2001. Il a financé directement des agents des services de renseignement saoudiens pour qu’ils assistent les djihadistes dans leur opération contre le World Trade Center.

Bandar Ben Sultan est devenu en 2005 le secrétaire général du Conseil de Sécurité National saoudien chargé de « coordonner la sécurité nationale, le renseignement et la politique étrangère » de l’Arabie Saoudite. Un poste qu’il a occupé jusqu’en janvier 2015. Au surplus, il a eu la haute main sur les services de renseignement du royaume wahhabite de 2012 à 2014, jouant un rôle crucial dans le soutien aux djihadistes de Syrie et d’Irak.

Comme nous l’expliquions dans un article précédent, une étroite collaboration a commencé entre l’Arabie Saoudite et le gouvernement français sitôt les socialistes arrivés au pouvoir.

La visite de François Hollande en Arabie Saoudite, en décembre 2013, avait été précédée par celle de Le Drian en octobre de la même année en vue de la préparation du président français. Cette visite du ministre de la Défense avait elle-même été précédée par celle, à Paris cette fois, du Prince Bandar Ben Sultan à l’Hôtel de Brienne pour rencontrer Le Drian (source).

Une alliance globale est négociée et vise à soutenir les efforts du gouvernement saoudien dans sa volonté de renversement du gouvernement syrien dirigé par le président Bachar al-Assad et – plus généralement – contre les alliés de l’Iran.

Les socialistes s’allient avec les états terroristes musulmans

En échange de ce soutien, l’Arabie Saoudite – mais aussi le Qatar – achètent des quantités massives d’armements pour des dizaines de milliards d’euros (source). Le 24 juin 2015, Laurent Fabius alors ministre des Affaires Etrangères recevait son homologue saoudien à Paris et déclarait qu’une vingtaine de projets entre les deux gouvernements représentaient « plusieurs dizaines de milliards d’euros s’ils sont intégralement menés à bien » (source).

Le Drian a d’ailleurs la haute main, via un organisme interne au ministère de la Défense, sur la répartition des rétrocommissions relatives de ces commandes colossales. Il faut dire que le ministre de la Défense français est surtout un représentant commercial itinérant.

Le gouvernement français assure notamment la formation – approximative – de la marine saoudienne à Brest. Le Drian s’y rend de temps à autre en compagnie de princes saoudiens pour proposer l’achat de navires de guerre, comme en 2014, le tout complaisamment présenté à la plèbe grâce à une presse « compréhensive » (voir ici).

Lorsqu’en 2015 à Brest, une bordée de femmes intégralement voilées assistent à une remise de diplômes à des militaires saoudiens formés au rabais, Le Drian s’insurge contre les esprits chagrins qui protestent (voir ici).

Il faut dire que Brest est de facto sous une lourde influence saoudienne, au point que la mosquée où sévit l’imam salafiste Rachid Abou Houdeyfa a été fournie par la mission militaire au sein de la représentation diplomatique de l’Arabie Saoudite à Paris. Ce qui explique la protection dont il bénéficie de la part de la mairie socialiste comme du gouvernement central.

Au surplus, Le Drian n’hésitera pas à solliciter la dictature wahhabite du Golfe pour remettre à flot l’usine Doux (voir ici), située dans le Finistère, alors que la Bretagne sort de la crise des Bonnets Rouges et que Le Drian entend bien se faire réélire à la tête de l’assemblée régionale. Il faut en effet montrer à la plèbe que le PSF « peut » agir économiquement.

Le Drian et Bandar Ben Sultan travaillent en 2013 à la création de l’État Islamique

Lorsque Bandar Ben Sultan se rend à l’Hôtel de Brienne à la fin de l’été 2013 pour négocier avec Le Drian les derniers détails de l’alliance franco-saoudienne avant la visite officielle de François Hollande, le volet syrien comporte la destruction du gouvernement légal par un soutien aux milices islamistes. Qu’il s’agisse des groupes armés de la pseudo « Armée Syrienne Libre » soutenues par les Frères Musulmans et la Turquie ou des djihadistes membres d’Al Qaeda et autres factions salafistes.

La CIA a depuis confirmé (voir ici) le contenu de ce projet qui comporte la création de l’État Islamique. Un projet d’inspiration saoudienne ayant par ailleurs bénéficié de l’appui militaire turc.

Nous écrivions à ce sujet (source) :

La CIA savait que les rebelles étaient essentiellement organisés selon une ligne religieuse :

ISIS1

B. Les salafistes, les Frères Musulmans et Al Qaeda en Irak [futur Etat Islamique, NDLR] sont les forces principales de l’insurrection en Syrie.

C. L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition, tandis que la Russie, la Chine et l’Iran soutiennent le régime

Et indiquait que la création d’un “état islamique” sur les territoires sunnites d’Irak et de Syrie serait une solution idéale pour affaiblir la Syrie :

ISIS-2

Traduction :

C. Si la situation se détériore, il existe la possibilité de créer une principauté salafiste – déclarée ou non – dans l’est de la Syrie et c’est exactement ce que veulent les soutiens de l’opposition afin d’isoler le régime syrien qui est considéré comme l’élément de profondeur stratégique de l’expansion chiite (Irak, Iran).

Al Qaeda en Irak pourrait aussi déclarer un état islamique via son unification avec les autres organisations terroristes en Irak et en Syrie

Le Drian et les crimes de guerre des islamistes qu’il soutient

A partir du printemps 2014, face à l’expansion rapide de l’État Islamique qui utilise une communication de terreur visant explicitement à compenser ses faiblesses structurelles, le gouvernement français doit vite affronter une puissante mobilisation de l’opinion publique mondiale contre la barbarie de ses alliés sunnites.

Le discours de plus en plus irréaliste du gouvernement français consiste à opter pour le déni. Le Drian, fin 2014, continue d’exciper la fantomatique « Armée Syrienne Libre », ramassis hétéroclite de brigands connus pour son fonctionnement criminel. Mais cette dernière a un avantage : elle est soutenue par les Frères Musulmans, la Turquie islamiste et l’Arabie Saoudite.

Le Drian a cependant du recalibrer son discours : l’État Islamique n’est plus une alternative crédible tandis que les progrès d’Al Qaeda sur le terrain – dont l’État Islamique n’est qu’une scission – témoignent de la domination absolue des djihadistes en Syrie. Si Le Drian se met à dénoncer « Jabhat al-Nosra » [Al Qaeda en Syrie, NDLR] en décembre 2014, son camarade de parti Laurent Fabius vantait encore leurs exploits sur le terrain militaire en 2012 (source) :

« La décision des États-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que « tous les Arabes étaient vent debout » contre la position américaine, « parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot ». « C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne », a ajouté le ministre. »

Pourtant, dès le début de l’année 2012 la pseudo « Armée Syrienne Libre » est engagée dans d’innombrables crimes de guerre comme ici où ses miliciens exécutent des prisonniers de l’armée régulière syrienne :

En mai 2016, Amnesty International publie un rapport sur les crimes de guerre commis par « l’opposition démocratique » à Alep, opposition n’étant qu’un amalgame de djihadistes défendus par Paris, Ankara ou Riyad (voir ici).

En conclusion

Pour conclure cette synthèse, Le Drian a activement participé depuis 2013 au moins à un plan d’agression contre un pays souverain en concertation avec le gouvernement saoudien et son stratège en chef, le Prince Bandar Ben Sultan, dont l’implication dans le djihadisme global remonte, au bas mot, jusqu’aux attentats du 11 septembre. Et en réalité, bien avant eux.

Cette politique, comme on le voit, a consisté à armer d’innombrables groupes islamistes, qu’ils soient affiliés aux Frères Musulmans, à Al Qaeda, à des factions salafistes ou à l’État Islamique dont Le Drian a été un des promoteurs avant que les USA ne changent de ligne diplomatique lors du siège de Kobané. Ce soutien a comporté l’envoi de forces spéciales françaises en Syrie pour former des djihadistes.

Le gouvernement socialiste, désormais pris en tenaille entre le modérantisme américain et le radicalisme de ses alliés arabo-musulmans, oscille au gré des événements après avoir contribué à propulser le djihad global à un niveau d’intensité jamais atteint.

C’est aux origines de ce pacte faustien entre le gouvernement socialiste et l’islamisme radical qu’il faut remonter pour comprendre la multiplication des attaques terroristes en France et en Europe. Et pourquoi il ne peut absolument rien faire pour le contrer.

Sitôt le gouvernement socialiste écarté du pouvoir en France, la question des suites judiciaires à donner à cette politique criminelle finira par se poser. Avec, en perspective, des déconvenues majeures pour ceux des dirigeants hexagonaux ayant décidé de s’allier avec les états de l’axe terroriste musulman.

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