Presse d’état : La diffusion du journal socialiste « Le Télégramme » a encore baissé entre 2015 et 2016

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BREIZATAO – NEVEZINTIOU (27/09/2016) La diffusion du journal d’état « Le Télégramme » a encore baissé en 2015, confirmant une tendance lourde pour la presse étatique hexagonale.

Malgré les flots d’argent du contribuable arbitrairement accordé par le régime, rien ne parvient à endiguer le lent reflux de la presse alignée.

Une tendance structurelle

Le dernier rapport de l’ACPM (L’Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias) indique que, pour la période de juillet 2015 à juin 2016, la diffusion du titre dirigé par les oligarques Hubert et Edouard Coudurier a encore régressé, passant de 203 736 exemplaires par jour à 200 948 (voir ici). Le chiffre moyen de diffusion s’établissait à 209 000 en 2012.

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Le journal socialiste a ainsi connu une baisse de 1,6% de ses ventes sur l’année écoulée, un chiffre qui reflète une tendance générale pour la presse écrite. Ouest-France a quant à lui reculé de 2,3% sur la période, à 673 000 exemplaires (voir ici).

Le lectorat de cette presse dite « régionale » est très vieillissant et ne se renouvelle pas. Les tentatives de diversification du « Groupe Le Télégramme », notamment dans le domaine de la publicité, ont toutes été des échecs retentissants face à la montée en puissance de l’internet.

Au surplus, contraint de défendre les intérêts du système étatique et politique auquel elle doit sa survie financière, la presse d’état s’oppose de plus en plus frontalement à l’opinion publique afin de défendre le point de vue de la caste dirigeante. Ce qui entraîne une distanciation de plus en plus marquée de la part des populations.

Il faut y ajouter une fracture générationnelle croissante : 38% des moins de 35 ans s’informe sur internet contre 20% pour le total de la population (source).

Le développement de la presse papier est indissociable des deux révolutions industrielles, tant en termes de production de masse que de lectorat, ce dernier ayant été généré par l’exode rural et l’alphabétisation systématique. Avec la révolution numérique, le coût unitaire d’un titre de presse papier devient progressivement intenable alors que le lectorat opère un virage stratégique en faveur des médias par internet. Phénomène encore amplifié par l’apparition du smartphone et des tablettes.

Le monde anglo-saxon est déjà très avancé sur la voie de la numérisation, avec un nombre croissant de titres cessant leur parution en version papier. A l’instar du « The Independent » britannique (voir ici) ou encore le « Guelph Mercury » canadien, fondé en 1867 (voir ici).

Représentatif des mécanismes de corruption gouvernementaux

Comme tous les titres de la presse d’état, « Le Télégramme » profite d’un vaste système de corruption dit de « subventions » directes et indirectes. En 2014, le journal avait touché 1,4 millions d’euros de la part du gouvernement français (source).

A la veille des élections régionales de décembre 2015, le Parti Socialiste Français avait étendu le système de corruption sous la forme de 2 millions d’euros au profit de l’ensemble de micro-chaîne de télévision sur internet dont Tébéo et Tébésud (lire ici). L’escroquerie avait été présentée triomphalement au public par « Le Télégramme » comme la création d’une « chaîne régionale » (sic).

On rappellera aussi que « Le Télégramme » est activement impliqué dans les montages de corruption des élus politiques, comme à Brest aux côtés du maire socialiste François Cuillandre (lire ici).

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