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« Son ar chistr » : Exemple de l’effondrement de la créativité musicale bretonne
Posted by La Rédaction on 17th février 2017
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BREIZATAO – KELTOURIEZH (18/02/2017) « Son ar chistr » (ou « jistr ») est une célèbre chanson bretonne répondant au style de la sône, c’est-à-dire traitant de sujets anecdotiques et qui reflètent les moments, agréables et joyeux de la vie quotidienne, contrairement à la gwerz. Celle-ci évoque le cidre (titre traduit par « La chanson du cidre »).

Histoire

Elle est composée en 1929, au soir du dernier jour de battage, par deux adolescents agriculteurs de Guiscriff (Morbihan), Jean-Bernard et Jean-Marie Prima, et devient populaire entre la Cornouaille et le Pays vannetais. Écrite en breton vannetais, la chanson est publiée pour la première fois par Polig Monjarret en 1951. Son nom Yao jistr’ta laou devient Ev jistr’ta laou.

Jean Bernard et Jean-Marie Prima, adolescents en 1928, inventaient des chansons en breton pour rendre le travail aux champs moins monotone. Ces chansonnettes, souvent pleines d’humour et tirées de scènes de la vie quotidienne, étaient faciles à reprendre en cœur. Lors des bals de noces le mardi, pour amuser les personnes qui ne dansaient pas, Jean « kannait » tandis que Jean-Marie « diskannait » sur leur répertoire.

En 1929, au soir du dernier jour des battages, le cidre bouché et le vin mis en barrique, alors que Jean-Maris prenait l’air, Jean arriva une chope à la main et lui dit « Yao jistr ‘ta Laou… ». Ils mirent ensuite deux à trois semaines pour composer et trouver un air à cette chanson. Le texte est ainsi constitué d’éléments de la vie courante et, comme pour les autres chansons, d’images qui étaient amusantes à l’époque : « un sou, un sou la chopine », la femme battant son mari ou encore la comparaison du cidre et des filles…

Petit à petit elle fut connue de tous, mais on laissait la plupart du temps au duo la tâche de diriger « Yao jistr ‘ta Laou ». Le curé de Scaër, qui patronnait des groupes de musique, demanda à un ami des compères de noter certains airs de chants de leur composition, dont très certainement Yo jist ‘ta Laou ! en version originale avec tous leurs couplets, mais un couplet de la chanson disparu, peut-être trop osé. Les premières versions sonores retrouvées sont :

  • en 1940 à Languidic (Pays vannetais), Elen Guychard chante Tudjentil Baod sur cet air ;
  • en 1941, dans les Monts d’Arrée, François-Louis Grall avec une version proche de celle collectée par Polig Monjarret ;
  • en 1949, à Quimper, sonneurs et chanteurs l’interprètent au concours de Quimper ;
  • en 1951, Polig Monjarret collecte une version partiellement modifiée auprès de Jul Gwernig, père de Youenn, alors sacristain à la paroisse de Scaër. Cette version publiée dans le fascicule Yaouankiz a gan semble marquer le début de l’édition écrite de la chanson. Des mots sont modifiés, des couplets sont ajoutés (les 4, 5, 6 et 7 selon la numérotation de Polig), d’autres subissent un changement d’ordre (8, 9, 10 au lieu de 10, 8, 9), le dernier couplet a disparu.

De son côté, Loeïz Roparz défend une version plus vannetaise de la chanson qu’il édite chez Emgleo Breiz en texte et cassette. Dans les années 1960, des compilations vinyles présentent l’enregistrement des Korollerien Breiz Izel (Danseurs de Basse-Bretagne).

Modernisation

Dans les années 1960, le foisonnement des copies de partitions et de textes et la multiplication de stages de langue et de musique bretonne incitent bagadoù et chorales à l’interpréter. D’ailleurs, une dizaine d’entre eux éditent des vinyles. C’est à cette époque qu’Alan Stivell apprend la chanson et sort en 1970 deux 45 tours suivis du 33 tours Reflet avec une version courte de Son ar Chistr (1, 2, 7). Dans son interprétation, on retrouve avec les reprises en chœurs des couplets l’esprit de convivialité. Dans les années 1970, Alan Stivell rencontre un grand succès et popularise des morceaux bretons dont Son ar Chistr. Sa version courte se retrouve quasiment dans toutes les nouvelles productions, exceptée celle de Youenn Gwernig qui, à son retour des États-Unis, produit vers 1971-1972 son premier album Distro ar Gelted, un 33 T avec la version de son père sans les couplets 4, 5 et 6.

Versions

On retrouve aujourd’hui une version gaélique (irlandaise) :

En version germanique (allemande) :

Et même sur le front ukrainien chantée par les troupes nationalistes :

 

Hélas, le niveau de créativité breton s’est totalement effondré sous les double effet de la tiers-mondisation importée de France et de l’étatisation de la création artistique. Si bien que des groupes russes comme F.R.A.M. sont désormais de bien meilleurs interprètes que n’importe quel groupe breton.

La musique bretonne traditionnelle a été anéantie par l’idéologie néo-marxiste largement subventionnée par l’état français. La « musique du monde », mélange de politiquement correct bourgeois et de spéculation des grands groupes, a achevé l’ensemble.

L’immonde bâtardisation de celle-ci avec du bruit africain visait à rééduquer l’ouïe du peuple breton pour mieux tuer ses réflexes de survie raciaux. Stivell a sinistrement contribué à détruire ce qu’il avait popularisé.

Ce qui nous donne ce sinistre spectacle :

Le temps de la colère est venu. Face à la destruction de notre culture, il est temps que le Peuple Breton retrouve son sens artistique et s’émancipe de la bouffonnerie socialisante hexagonale dont les pouilleux de l’artistaillerie subventionnée sont les laquais.

L’ethno-folk doit redevenir notre étoile polaire. La pollution raciale qui a ravagé notre production nationale ne peut avoir droit de cité chez nous.

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