Face à la « catastrophe » de « l’immigration arabe », les juifs quittent une « France finie » (Vidéo)

BREIZATAO – POLITIKEREZH (06/03/2017) Le réalisateur Serge Moati, figure du socialisme mitterrandien et maçon du Grand Orient de France, a tenté d’aborder la question de la fuite des juifs de France dans un documentaire, sans succès. Il s’est rabattu sur un projet de livre visant à expliquer les raisons de ce puissant phénomène.

La chaîne de télévision i24 l’a interrogé (source). Serge Moati a découvert un phénomène qu’il ignorait visiblement : les conséquences de l’immigration de masse afro-musulmane.

Devant une salle agitée, Moati raconte les origines de l’idée du livre : lors de la grande manifestation du 11 janvier 2015 qui a suivi les attentats de l’Hypercacher et de Charlie Hebdo, il rencontre plusieurs personnes qui lui disent « La France, c’est fini. On ne la reconnait plus. On part en Israël ».

Le sujet dérange visiblement une partie de la communauté juive hexagonale tout comme le gouvernement français. L’antisémitisme, longtemps associé exclusivement avec l’extrême-droite, est désormais le fait d’immigrés musulmans particulièrement violents.

Interloqué devant ces témoignages répétées qui l’ont « ému », celui qui fut conseiller de François Mitterrand, décide d’en faire un film. « Mais impossible de faire ça à la télévision française. On me dit que ça va créer de l’antisémitisme », révèle-t-il. Face au refus surprenant des télévisions de financer un sujet qui touche pourtant à un phénomène massif et sans précédent, Moati se rabat sur l’édition.

L’affaire Ilan Halimi, la tuerie de l’école juive de Toulouse ou plus récemment la mutilation d’un juif par des musulmans à Paris (voir ici) sont autant d’épisodes jalonnant cette progression des départs vers l’étranger.

« Menace arabe »

Moati a visiblement découvert avec surprise un sentiment très répandu au sein de la communauté juive, qu’il s’est dit étonné de découvrir « religieuse » et « sioniste », c’est-à-dire « de droite » selon le réalisateur :

Le journaliste part alors en Israël recueillir le témoignage de ces Juifs, venus seuls ou en famille, ouvrir un nouveau chapitre de leur vie. Le constat est sans appel et très sévère : les Juifs du livre de Moati sont « une minorité angoissée » qui sent qu’elle ne « pesait plus rien en France » et dont le récit évoque « un sentiment de catastrophe ».

L’immigration arabo-musulmane constitue aux yeux de nombreux juifs le principal motif de leur départ :

Les témoignages sont très crues et sans équivoque. Une grande majorité des personnes rencontrées reconnaissent que la « menace » que représente l’immigration arabe est la principale cause qui a motivé leur départ.

Et évoque le virage identitaire juif :

Moati insiste sur le fait que le mot identité est beaucoup revenu dans les entretiens. « Les gens disent ‘En Israël, on sera majoritaire, on va pouvoir vivre notre identité, être ce que nous sommes (…) nous partons tant que c’est encore possible, pour nos enfants' ». Pour l’auteur, cette idée que l’avenir de ces gens-là n’est plus en France ne fait que creuser davantage le fossé entre eux et lui.

Le sujet est d’autant plus tabou que les élites françaises ont longtemps usé, après 1944, de la mystique antifasciste comme source de légitimation du régime républicain. Las, elles sont désormais aux prises avec une très forte islamophilie qui rend de plus en plus difficile la critique d’une immigration afro-maghrébine clairement antisémite et anti-israélienne.

 

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