Quimper : Le maire Ludovic Jolivet durement critiqué pour son esbroufe communicationnelle
Posted by La Rédaction on 16th mars 2017
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BREIZATAO – POLITIKEREZH (16/11/2017) Difficilement sorti de la séquence de soutien au candidat François Fillon impliqué dans diverses affaires de corruption, le maire de Kemper (Quimper) – affilié au parti loyaliste « Les Républicains » – se voit une nouvelle fois critiqué par ses anciens alliés politiques.

Cette fois, c’est la conseillère municipale indépendante Caroline Amiot qui s’en est vertement prise à l’édile au sujet des « États Généraux des Politiques Publiques » que celui-ci organise du 17 au 27 mars.

Énième grigri au service de la communication politicienne locale, ces « EGPP » invitent des Quimpérois tirés au sort à participer à des « ateliers citoyens ».

L’objet des railleries de Caroline Amiot est simple à comprendre : élue sur la liste menée par Ludovic Jolivet en 2014, elle a rapidement été isolée par le nouveau maire. Isolement qui a abouti à une rupture en règle peu après. Ironie, elle vient d’être invitée – en tant que résidente quimpéroise – à participer aux « états généraux » précités afin qu’elle puisse donner son avis sur la politique menée par la majorité.

La conseillère a réagit dans un communiqué (voir ici) où elle interpelle le chef de la majorité municipale :

« Si je comprends bien le maire ne veut pas de mon avis en tant que conseillère municipale élue par les Quimpérois, mais souhaiterait que je le lui donne en tant qu’administrée choisie par tirage au sort… ».

Et poursuit :

« Il fallait le faire, imaginer dépenser de l’argent public pour demander aux Quimpérois sur quoi ils veulent que la ville fasse des économies… Quid du coût global de la communication dédiée aux EGPP, destinés à faire des économies ? Malgré la demande faite au Conseil Municipal, nous n’avons aucun chiffrage à ce jour ».

Il est vrai que Ludovic Jolivet est particulièrement pudique en matière de comptabilité, ce que n’a d’ailleurs pas manqué de relever la conseillère qui a rappelé l’embauche opérée dans des conditions peu transparentes de Jean-Luc Boeuf, ancien Directeur Général des Services impliqué dans un procès avec le Conseil Régional de Franche-Comté pour « soupçons de favoritisme » en 2012 (source).

La conseillère conclut :

« Au lieu de pérorer dans les médias locaux et d’essayer d’endormir les Quimpérois avec leurs « états généraux », la majorité quimpéroise actuelle devrait s’intéresser à « l’état des lieux » de la ville, se remettre en question et se recentrer sur l’application de son programme électoral. »

Un vœu probablement pieux.

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