Comment le parti nationaliste breton doit s’organiser
Posted by La Rédaction on 20th avril 2017
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BREIZATAO – POLITIKEREZH (20/04/2017) Les Bretons lisant régulièrement BREIZ ATAO connaissent, dans les grandes lignes, les axes de la réflexion qu’il a posé et défendu pendant plus de six ans, ceci malgré la répression de l’état français dégénéré. Il n’est pas inutile cependant de les rappeler.

Le constat

Nous avons posé la nécessité d’une lutte positive, se fixant des buts de nature à restaurer, individuellement et collectivement, le corps national breton selon notre génie national. Cette lutte intervient à un moment de désintégration avancée des éléments structurants de l’ordre social avec, en point d’orgue, la crise même du principe social. Quiconque observe brièvement la société bretonne – et au delà – constate que le nihilisme s’est généralisé avec leurs corolaires que sont l’impulsion narcissique de l’individualisme, la tyrannie de l’émotivité et l’apathie des masses.

La réponse à cette crise consiste non pas à se faire l’accompagnateur de cette désintégration mais, précisément, à imposer le recours nationaliste comme solution sociale. Seul un peuple breton organisé en corps politique unifié sous une direction nationaliste peut affronter cette désintégration sociale.

Réaction de vie du nationalisme

Face à la décomposition du corps breton, une réaction de vie – et d’abord au sens biologique – est aussi urgente qu’indépassable. Nous avons régulièrement vu les éléments confus du marais des compromis – les « régionalistes » – tenter en vain de concilier des oppositions qui devaient au contraire être maximalisées. Ceux-ci, recyclant les slogans de la bourgeoisie française dégénérée, somment le peuple breton de continuer à suivre la ligne mortelle de la soumission aux dogmes idéologiques du nihilisme ambiant diffusé par Paris, à commencer par ce poison incapacitant qu’est l’égalitarisme, y compris racial.

Ces idiots, tout en excipant le plus sérieusement du monde les souvenirs désuets de l’ère féodale, assurent de la nécessité de l’autonomie bretonne tout en intimant aux Bretons de ne pas protester contre la destruction ethnique, raciale de leur intégrité commune par le jeu de l’immigration voulue par Paris et la bourgeoisie française.

La conscience de la question nationale bretonne suppose, par définition, d’avoir conscience de la nationalité bretonne qui n’est que celle d’une filiation commune. L’indifférentisme en la matière menace notre peuple d’abâtardissement et, partant, de dissolution totale avec la perte finale de nos qualités et de notre potentiel d’achèvement historique propre.

L’instinct national est un instinct de vie face à la mort. Nous devons le garder à l’esprit et cultiver à outrance cette idée.

L’attitude de l’état français dégénéré

Les contradictions qu’affrontent l’état français le pousse chaque jour à embrasser un peu plus ce grand phénomène révolutionnaire qu’est le repeuplement de la France par des masses non-européennes dont l’ampleur est inédite dans l’histoire.

Nous avons dit et répété que l’état français dégénéré ne peut qu’embrasser cette mutation car tel est ce que commande l’intérêt immédiat de l’oligarchie qui le contrôle. Il s’agit pour la bourgeoisie d’état, dans cette lutte impitoyable, de maintenir le plus longtemps possible sa stabilité. Ce qui implique, pour elle, d’embrasser complètement l’africanisation de l’Hexagone car c’est ce mouvement qui a l’initiative du changement.

Plus encore, nous devons constater, au delà des protestations de pure forme qu’émet cet état, l’adhésion qui est la sienne au triomphe de l’islam comme ersatz d’idée d’organisation collective, de socle générique à son propre maintien.

Conséquence de cette évolution et de cette dégénérescence : toutes les forces d’opposition indigènes sont résolument combattues en leur qualité de forces centrifuges nuisant au plan de ralliement de l’état français dégénéré.

Désigner l’ennemi

Est-il surprenant dès lors qu’il lutte contre ces forces autochtones avec la dernière brutalité ?

Non.

C’est pourquoi BREIZ ATAO, comme journal défendant depuis l’origine la constitution d’un état national breton indépendant sous direction nationaliste, est visé par la répression la plus dure. L’état français dégénéré lutte désespérément pour contenir la confrontation qu’a suscité la bourgeoisie française.

Aussi, BREIZ ATAO se doit d’informer régulièrement ses lecteurs bretons de l’avancée de la situation, de l’évolution de cette guerre ouverte en France – et ailleurs en Europe – et désigner l’ennemi en conséquence.

Nous sommes le parti révolutionnaire breton et les nationalistes doivent, par leur activité quotidienne, s’attirer le plus de compatriotes possible. Et pour cela, ils doivent correctement faire le bilan de la situation historique actuelle, distinguer l’ennemi et s’organiser.

Le réformisme hexagonal est une illusion

La masse des Bretons, sous l’emprise d’une bourgeoisie compradore sénile, singe encore ce qui se passe en France, avec l’espoir que la situation puisse s’améliorer.

Notre attitude est claire : d’un système ayant généré la crise ne peut rien venir d’autre que l’intensification de cette crise.

Les Bretons, rangés derrière une avant-garde nationaliste bretonne consciente de son rôle historique et de sa position dans l’histoire, doivent rompre avec l’ère coloniale. De la France en voie de putréfaction ne sortira que davantage de putréfaction. Plus les Bretons se borneront à croupir dans une francisation hors de saison, plus ils suivront la France dans son anéantissement.

Nul ne peut distinguer la France de la francisation, donc de sa subordination à son état dégénéré. Ce qui implique, à terme, la mort physique – biologique – du peuple breton dans le jus créole qui émerge à l’Est.

Intensifier les contradictions

Les nationalistes bretons doivent rejeter invariablement les appels au conformisme qui sont, en réalité, des appels à la soumission et à la capitulation.

Loin de rechercher l’apaisement, leur tâche consiste à alimenter avec férocité l’accroissement des tensions de tous ordres et d’abord ethniques, raciales, religieuses.

Parti révolutionnaire de salut national, les nationalistes bretons ne doivent obéissance qu’à l’intérêt supérieur de leur peuple, sans regard pour les hurlements provenant du camp ennemi.

Ils doivent toujours utiliser ces trois principes : agressivité, rapidité, surprise.

Ils ne doivent, sous aucun prétexte, céder face à l’ennemi : la volonté triomphe de tout. Le monde n’est qu’une confrontation de volontés antagonistes et la volonté nationaliste est la plus forte de toutes.

Organiser le parti nationaliste

Il est impératif de se défaire du concept de parti de masse comme préalable à la victoire. Il faut une avant-garde nationaliste en premier lieu.

Les masses veulent être dirigées et non pas diriger. Elles exigent d’instinct un maître et quittent celui qui faillit à sa mission pour en chercher un nouveau. Il s’agit, pour les nationalistes, d’être la tête pensante du corps breton et d’imposer sa direction, la seule légitime.

Les nationalistes bretons doivent impérativement s’organiser. Ce qui suppose :

  • De lire et faire lire BREIZ ATAO, vecteur unifiant de la lutte nationaliste
  • De se regrouper en cellules
  • De se livrer aux actions d’éveil national par la propagande

La lecture de BREIZ ATAO, contrairement aux journaux bourgeois à la solde de l’état français dégénéré, stimule la confrontation et intensifie les contradictions, conformément à ce que nous avons dit précédemment. Le faire lire procède du travail de nationalisation des masses dont nous avons parlé.

Chaque nationaliste breton doit organiser une cellule là où il se trouve, qu’elle soit territoriale ou en entreprise. Il doit tout faire pour attirer ses proches aux positions du parti nationaliste.

Ce travail préalable à la constitution formelle du parti nationaliste doit être mené activement, d’autant que l’intensification de la crise interne du système français alimente chaque jour un peu plus le camp de la révolution bretonne en sympathisants.

Les nationalistes et la propagande

La tâche du parti nationaliste et de ses cellules est d’unifier le peuple breton pour sa libération nationale et la constitution de son état libre.

Pour unifier les masses bretonnes derrière le parti nationaliste il est impératif de les couper de l’état français dégénéré et de ses officines que sont les partis bourgeois actifs sur le sol national.

C’est pourquoi, chaque nationaliste doit désigner l’ennemi en un bloc homogène qu’il présente aux masses bretonnes : l’état français dégénéré et ses troupes allogènes.

Le parti nationaliste et ses cellules doivent, en toute circonstance, œuvrer à la séparation des masses bretonnes d’avec l’état français et, à cet effet, favoriser tout ce qui va dans cette direction.

Les cellules nationalistes s’activent à rendre visibles, partout où elles le peuvent, les slogans de la lutte de libération nationale et, en premier lieu, son slogan premier : BREIZ ATAO !

Un mot d’ordre : TAGUEZ, TAGUEZ, TAGUEZ !

L’action des cellules comme vecteur d’unification

Les cellules patriotiques, en se focalisant sur ce travail d’occupation du champ public, marqueront la reconquête du pays et créeront l’unité dans l’action.

Les cellules, avec à leur tête un chef désigné, se rassemblent à date régulière pour discuter de la situation de l’heure en lien avec ce qu’affirme le journal. Elles doivent mailler la commune ou l’entreprise.

Elles prennent invariablement le nom d’un nationaliste breton ou d’un nationaliste celte ou, à défaut, d’un chef historique breton.

Les cellules doivent quasi exclusivement recruter des jeunes et peuvent organiser des événements récréatifs – mais implicitement politiques – pour les unifier derrière la bannière nationaliste. Inutile cependant de systématiquement proclamer le caractère nationaliste ou politique de telles initiatives.

Un seul processus : propagande, recrutement.

Les cellules ne mènent pas exclusivement une activité politique : elles rassemblent dans leur espace d’action des gens autour de valeurs communes et remplissent ainsi une fonction de refondation sociale au plan local. C’est ainsi que seront constitués de véritables bastions blancs et noirs sur le territoire national breton.

Les nationalistes bretons ont un devoir d’organisation et le temps est venu de structurer ce mouvement jusqu’à la victoire finale qu’est la proclamation de l’indépendance de la nation bretonne.

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