Face à la submersion afro-islamique, le nationalisme breton comme pratique du conflit
Posted by La Rédaction on 11th juillet 2017
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BREIZATAO – PENNADSTUR (11/07/2017) Pendant de nombreuses années, pour ne pas dire des décennies, l’Emsav s’est engourdi, voire mis en sommeil, laissant le champ libre à une forme périphérique de régionalisme culturel qui, sans être absolument néfaste, n’en a pas moins entravé l’émancipation nationale du peuple breton et son grand œuvre : l’état national breton.

Breizh à l’heure de la contre-révolution

Il est nécessaire de rappeler à nos lecteurs, partisans du réveil celtique de notre patrie, que ce régionalisme culturel fut, très souvent, un front métapolitique de substitution. Notre front politique stricto sensu ayant, hélas, consenti à une défaite temporaire en 1944. Mais,nous y insistons, l’analyse historique faite par l’avant-garde nationaliste du PNB est toujours demeurée valide et la crise finale du système actuel n’en est que la manifestation la plus éclatante.

Les nationalismes ethniques d’Europe centrale et orientale ont réussi malgré un contexte géopolitique très difficile. Ces nationalistes étaient, tout comme nous, Breizhourion, les tenants de la révolution conservatrice européenne, héritiers du romantisme continental dont avaient aussi accouché nos grands prédécesseurs : le géant Théodore Hersart de la Villemarqué, Anatole Le Bras, François-Marie Luzel et tant d’autres.

Malgré l’échec stratégique subi il y a 73 ans face à la coalition des ploutocraties et du bolchevisme, toutes les nations sœurs d’Europe orientale sont désormais libérées. La contre-révolution a triomphé en Russie et dans l’ex-Bloc de l’Est et elle progresse également en Amérique où le virus trotskiste du néo-conservatisme est en train d’être éradiqué. Partout, la verticalité reprend le pas sur le virus socialiste. L’Europe occidentale, France en tête, demeure le dernier bastion du bacille rouge et de la peste dégénérative de l’égalitarisme. Ce qui fait de la nation bretonne, bien plus que toute autre force en dépit des apparences, la dague qui frappera mortellement la bête le moment venu.

La fossilisation socialiste que nous connaissons en Bretagne est due, pour l’essentiel, à un malentendu. Ce malentendu, c’est le ralliement – la trahison –  du clergé breton, sur ordre de sa hiérarchie, au profit des forces de dissolution de la gauche, prise au sens large. Qu’il s’agisse des gros bourgeois socialistes comme de la pire vermine marxiste ou anarchiste. Ce travail de facilitation est cependant largement épuisé, le catholicisme s’étant pratiquement détruit dans l’opération.

De ce malentendu, nombre de Bretons sont encore les victimes passives et souvent, non-consentantes. La force de l’habitude, une mauvaise tradition géographique ou familiale, une piteuse droite républicaine, bêtement réactionnaire, ont contribué à cet état de fait. Mais il s’agit d’un état de fait passager. L’appel du sang demeure, par delà les millénaires dans les replis secrets du sol de notre vieille Bretagne.

Le monde blanc connait une effervescence inédite et il n’est un mystère pour personne que nous agissons pour la liquidation finale des Lumières. Cette liquidation approche désormais très vite et la gauche, dans toutes ses composantes, ne peut plus guère se contenter que de replis ordonnés. La destruction du Parti Socialiste au profit du bonapartiste social-démocrate Macron témoigne de ce fait général : le reflux final de l’égalitarisme post-chrétien.

La vieille race de Bretagne n’a pas varié

C’est ici que le travail métapolitique du régionalisme nous fut d’une certaine utilité en ce sens qu’il permit l’indispensable incubation idéologique sans laquelle l’activation révolutionnaire n’est pas possible. C’est lui qui maintint vivant l’aspiration ethno-différentialiste, matrice de l’idée aristocratique et élitiste. Pour briser l’énorme couche de granit qui avait été posée sur les esprits bretons par Paris, il fallait toute la patience d’un long ruissellement, seul à même de le ronger et de passer au travers. Inoffensif en apparence, il a restructuré l’inconscient collectif, ou plutôt l’a rendu à lui-même. Nul ne nie que les effets de la subversion socialo-marxiste continuent. Mais ils s’affaiblissent rapidement.

Il n’y a pas de parti national aujourd’hui sur le territoire breton. Mais, en vérité, c’est d’abord parce que ce parti ne se satisferait pas d’un seul parti : il est partout, organiquement. L’atavisme celtique sommeille ici et là, sans préjuger des appartenances sociales ou idéologiques, souvent opportunistes, qui s’affichent. Et surtout, la chute vertigineuse de la culture politique, historique et idéologique de l’ennemi rend, par contrecoup, autrement plus facile la nationalisation des masses bretonnes, l’éveil de leur conscience ethno-historique. Nos slogans et mots d’ordre résonnent bien au delà de nos colonnes.

Certes, il nous faut rompre avec le folklore passéiste et la muséographie qui étouffent notre peuple et dans lesquels on le laisse végéter. Tâche nécessaire des révolutionnaires que nous sommes, nous nationalistes bretons. Mais ce travail culturel nous a rendu, de facto, des parts entières du peuple.

Une pratique du conflit

Pour franchir cette étape historique qu’est la conscience nationale et ethnique, il est nécessaire d’adopter une pratique du conflit. Cette pratique du conflit consiste à faire de la confrontation l’indispensable rapport dialectique duquel découlera enfin la rénovation de notre pays et les possibilités futures qu’elle engendrera. Nous l’avons dit, cette confrontation est non seulement nécessaire, d’un point de vue opportuniste, mais encore au plan historique dans la mesure où elle révèle les oppositions essentielles et libère l’être breton.

Cet effort de rupture révolutionnaire est la condition de la fin de l’aliénation de notre peuple enchaîné.

Nous avons opposé dès l’origine la race contre la classe et nous avons d’ores et déjà remporté cette victoire idéologique. Nous devons rechercher la radicalisation du conflit idéologique comme principal vecteur de la transformation sociale que nous recherchons, c’est-à-dire comme accoucheur de Breizh, notre nation régénérée.

Cette grande confrontation entre la culture bretonne et l’anti-culture allogène qu’amène la gauche hexagonale, à l’instar du conflit gigantesque qui se déroule entre l’Occident et l’alliance socialiste et islamique, replace enfin notre peuple dans l’histoire.

Mais ce conflit doit être un conflit pratique et non pas idéaliste.

C’est pourquoi, non seulement par cohérence idéologique et historique, mais encore par nécessité existentielle, les Bretons ont vocation à entrer dans cette guerre d’anéantissement en désignant l’ennemi et en l’affrontant ouvertement.

Tout aussi dialectiquement d’ailleurs, c’est bien le gouvernement français et ses pseudopodes de gauche qui nous apportent, par le truchement de l’immigration extra-européenne, la source première de l’appui populaire. La légitimité de l’Etat Français n’a pu se maintenir, au cours des siècles, que de deux façons : par l’unité catholique sous la monarchie, puis par le jacobinisme et ses prurits progressistes après 1793.

Désormais en passe de disparaître, le jacobinisme et le socialisme tentent de s’appuyer sur l’islam. Une alliance qui suppose, mécaniquement, de contenir puis de détruire toute résistance indigène. Mais en nouant une telle alliance, jacobinisme et socialisme actent de l’avènement d’une nouvelle ère, l’ère identitaire et civilisationnelle avec ses assignations irréductibles.

Seules deux forces émergent : le camp du changement révolutionnaire à la faveur du conflit ethno-religieux sur fond de bouleversement démographique d’un côté, le camp réactionnaire du statu quo de l’autre qui, paradoxalement, tente de s’appuyer sur la natalité afro-islamique pour se maintenir face au premier. En conséquence, rien ne peut plus, à ce stade, empêcher l’extension exponentielle de cette guerre d’anéantissement.

 

 

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