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La Catalogne pave le chemin de l’indépendance de la Bretagne
Posted by La Rédaction on 4th novembre 2017
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BREIZATAO – PENNADSTUR (04/11/2017) Il n’est que de voir l’agressivité de la presse d’état hexagonale à l’égard de la personne du président de la République de Catalogne, Carles Puidgemont, pour mesurer l’état de panique qui prévaut en France. Le ton péremptoire et définitif des éditoriaux et articles du « Monde », du « Figaro » ou de feuilles de chou loyalistes locales comme « Le Télégramme » laissent transpirer, à travers les mots d’ordre, les craintes inavouées et inavouables. Car derrière les proclamations et les condamnations pointe en réalité l’angoisse d’un système en bout de course.

La presse d’état hexagonale s’est notamment efforcée de moquer le président catalan réfugié sur le sol d’une autre nation enchaînée : la Flandre. Il s’agit bien de la même presse qui a fait de De Gaulle, jadis exfiltré à Londres, la figure tutélaire de son propre régime. Si l’on est tenu de considérer avec déférence le « chef de la France libre », il ne semble pas venir à l’esprit de ces pittoresques accusateurs français que le chef de file de la nation catalane ait préféré conserver, lui aussi, sa liberté d’action auprès d’une nation amie plutôt que de croupir dans les geôles puantes d’un état espagnoliste qui compte sur la répression la plus brutale pour l’emporter.

Mais ne demandons pas aux laquais de la presse gouvernementale française de faire montre de trop d’honnêteté ni, d’ailleurs, de générosité. Telle n’est pas sa tradition.

La République de Catalogne est bien vivante et va le démontrer à la faveur des élections de décembre. Ces élections, bien que le fait de la clique au pouvoir à Madrid pour stopper la libération nationale catalane, vont se convertir en une défaite sans précédent pour l’état espagnol. La bande espagnoliste mise sur une victoire des factions à sa botte mais va réaliser que c’est désormais toute la nation catalane qui lui fait face. Au soir des élections, l’indépendance sera non seulement confortée mais renforcée. Il ne restera plus alors, pour la camarilla madrilène, qu’à réprimer sauvagement.

Déjà le chef de l’Etat Catalan est à Bruxelles d’où il peut agir en tant que principal représentant de son peuple auprès des nombreux interlocuteurs internationaux qui s’y trouvent. Fort de la protection des nationalistes flamands, il va pouvoir lutter pied à pied face aux mensonges des truqueurs logés à Madrid, l’oeil rivé sur le taux du bond à dix ans espagnol.

Car c’est là le principal atout de la nation catalane, en plus de sa force populaire : elle affronte un état en déroute à peu près complète qui doit mendier son salaire mensuel auprès de la finance internationale pour éviter une révolution sur son propre sol. La victoire indépendantiste lors des prochaines élections va graver dans le marbre la nouvelle donne qui prend corps. Qui misera alors sur ce syndicat criminel en faillite que l’on appelle l’empire espagnol ? Ce sera le sauve-qui-peut général et seule la BCE pourra maintenir – pour combien de mois ? – le Tonneau des Danaïdes d’une Espagne surnageant par la répression. Madrid découvrira que le bavardage français en sa faveur vaut à peine la salive dépensée et que la solidarité financière du contribuable hexagonal est bien moins audacieuse que ne le sont leurs éditorialistes.

La révolution catalane – car c’est une révolution – ne va pas s’arrêter aux Pyrénées. Et c’est ce qui terrorise le cartel des états bourgeois qui se liguent contre la Catalogne, république française en tête.

Car l’état français n’est pas moins ruiné que son équivalent castillan.

La nation bretonne va se réveiller, revenant de ses illusions perdues et portant en mémoire les persécutions contre son âme et sa culture durant 5 siècles d’occupation par les valets du gouvernement parisien. Exploitation sauvage encore renforcée depuis le début de la plus grande escroquerie en bande organisée de l’histoire qu’est la « révolution française ». Cette boutique républicaine, désormais meilleure alliée de la couronne d’Espagne et de ses banquiers, joue son avenir à Barcelone. Et la gauche française, qui avait habitué son public à ses déclamations de grands principes au sujet de la Guerre Civile, de se tenir au plus près des héritiers politiques du franquisme que sont les figures de proue du Parti Populaire. Symbole qui traduit l’obsolescence de toutes ces étiquettes au 21ème siècle. Ne reste plus debout que la sourde solidarité d’intérêts de l’internationale bourgeoise.

Pour nous, Bretons, l’évidence est celle à laquelle se sont rendus les Flamands en soutenant nos amis Catalans. L’heure des peuples arrive face aux gangs politico-financiers assis sur cette coalition bureacuratique d’états cosmopolites. Ainsi, lorsque le secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations Theo Francken (membre du parti nationaliste flamand N-VA) avait proposé l’hospitalité à Carles Puidgemont. le porte-parole du Parti Populaire avait reproché à Francken d’être « condamné pour avoir refusé l’asile à une famille syrienne alors qu’un jugement l’y obligeait ». Pour justifier l’existence de la boutique espagnoliste, tout est bon : du sauvetage de l’héritage de Franco à la défense de « l’honneur » des clandestins musulmans. Le reste étant à l’avenant.

L’avenir de la Bretagne se joue tout autant à Barcelone et, c’est moins relevé, en Flandres. Car la prochaine sur la liste des mafias antinationales renversées porte un nom : la Belgique et son monarque de cirque. S’en suivra bien sûr un exemple à l’échelle du continent où les nations emprisonnées par les reliquats d’empires cosmopolites hérités du 18ème et du 19ème siècles les auront finalement culbutés.

Là encore, la verbeuse et arrogante presse hexagonale se réserve de cruelles déconvenues. Demain, elle découvrira qu’avant de pouvoir sermonner la nation catalane ou la nation flamande, il lui sera plus utile de disposer d’un peuple en propre dans les rues de ses villes. Une simple visite de Paris suffisant à faire de l’actuel revival bonapartiste mediatique une mauvaise farce. Si Napoléon doit revenir, il ne sera, au mieux, qu’un roi nègre.