L’espoir séparatiste breton face à la débandade hexagonale

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (11/12/2017) Un siècle après la confrontation des empires européens lors du premier conflit mondial, l’un d’entre eux, la France, offre un spectacle inédit et particulièrement édifiant qui ne peut que conforter l’analyse des nationalistes bretons.

D’un onze novembre à l’autre

Symbole de la chute de la France – inutile de tourner autour du pot – le 11 novembre 2017 a été l’occasion pour une foule insolite de Maghrébins, surtout marocains, de faire la fête sur la dépouille sur Soldat Inconnu gisant sous l’Arc de Triomphe dont le nom, aujourd’hui, résume toute l’ironie d’une gloire disparue.

Si le nationalisme breton débute politiquement en 1911 avec la création du Parti Nationaliste Breton, c’est la génération de 1919 qui porte progressivement la question nationale sur le devant de la scène historique. Les Mordrel, Debauvais ou Marchal ont échappé de peu à l’abattoir, à la différence des quelques 200,000 Bretons tués sur les champs de bataille ou dessuites de leurs blessures.

La réaction de la Troisième République face aux demandes massives en faveur de l’enseignement de la langue bretonne après un tel sacrifice – l’intensification de l’ethnocide – sera décisive.

Pour les jeunes nationalistes bretons, c’est le moment de vérité : la Gueuse pisse sur les cadavres encore chauds de centaines de milliers de jeunes paysans morts dans une guerre qui ne les concernait pas. Quand ils ne meurent pas stupidement lors des boucheries mises en oeuvre par l’état-major français, c’est le régime qui prend le relais au plan ethno-culturel et politique et accélère la liquidation d’un peuple pacifique et dénué d’intentions hostiles, malgré la privation de ses droits, les persécutions culturelles et l’humiliation permanente.

La « victoire de 1918 » marque véritablement le tournant de l’imposture cocardière républicaine. Réputés comme étant les recrues françaises les plus tenaces lors du premier conflit mondial, les Bretons de 1940 se débanderont instantanément. Entretemps, les mots d’ordre pacifistes dans BREIZ ATAO ont fait mouche sur fond de désillusion profonde. Si les Bretons sont alors à la remorque de la France, le fatras chauvin hexagonal ne recrute plus guère chez eux que des passagers dociles.

La Bretagne saignée à blanc de 1918 accouchera du mouvement national dont le Parti National Breton sera l’avant-garde de combat. En cohérence avec sa philosophie et sa diplomatie, il sera logiquement du côté allemand en 1939 comme l’Irlande le fut en 1916. Malgré l’échec ultime, une poignée de patriotes bretons endurcis arrachera presque l’indépendance bretonne en juin 1940, prouesse politique au regard de la jeunesse du mouvement et des obstacles presque insurmontables de l’époque.

Cette audace sera dûment récompensée par une débauche de répression en 1944, dernière vague de fièvre patriotarde avant la grande liquidation. Moins de 20 ans plus tard, l’empire français aura disparu.

Ce 11 novembre 2017 donc, le même Arc de Triomphe qui voyait défiler les troupes françaises victorieuses de 1918 est le témoin de célébrations pittoresques de la part des anciens sujets coloniaux du Maghreb.

Pas un soupçon de protestation n’a émergé dans la presse française.

Le séparatisme, seule option

Alors ?

Alors, la patrie bretonne, qui ne fut d’aucune gloire impériale en propre, qui avait été oblitérée par l’expansionnisme français, qui avait été trahie par sa bourgeoisie, vendue pour trente deniers par ses évêques, a survécu. Quand, en 1919, l’empire français flamboyait sur la rive gauche du Rhin, sur le Tonkin et le Congo, le carré des fidèles de la foi bretonne affirmait l’avenir d’une nationalité interdite, d’abord dans les moqueries, puis dans la répression. Et enfin dans l’exil.

Quand ils brandissaient la fidélité du sang face à l’impérialisme cosmopolite de l’Hexagone, on les prenait pour des sauvages n’entendant rien au génie civilisateur français. Quand le celtisme se refusait à capituler face à cette forteresse, on le regardait avec stupéfaction et indignation, surtout chez les Bretons assimilés et domestiqués.

Comment, vaincue et isolée, cette race venue du fond des âges pouvait encore prétendre à quoi que ce fut face à un empire mondial gardé par la première armée de la planète et ce au lendemain de sa victoire la plus éclatante ?

Cent ans plus tard, c’est la question inverse qui se pose : qu’est-ce que la France a encore à opposer à l’idée bretonne, au sang breton ? La négrification et l’islamisation, toujours au nom de la mission civilisatrice de la république. Et cette mission consiste désormais à transporter le Congo sur les rives d’Armorique car, sachez-le, en France, civilisation et négrification sont à présent synonymes.

Par une inversion repoussante, la chute dans l’abîme africain est la dernière raison d’être d’un empire café-au-lait qui entend bien que rien ne lui survive.

La France républicaine peut garder ses nègres et ses musulmans ainsi que toute sa boutique créole. Ce cloaque multiracial, tête de pont du djihad global, n’aura pas de prise chez nous. Il ne dictera pas ses volontés à notre peuple dès lors que celui-ci, revenu de sa sujétion, admettra le constat des nationalistes bretons, probablement dans la douleur et l’amertume.

Hier, notre bourgeoisie pouvait nous trahir en faisant miroiter au peuple tous les avantages de la reddition. On aurait accès à la fonction publique, à l’élévation sociale, on aurait plus à subir les injures régulières.

Aujourd’hui, suivre la France revient à se suicider en prenant son quota de nègres et d’égorgeurs d’allah au nom de sa religion humanitaire. Si les candidats à l’autodestruction existent aussi chez nous, l’âme bretonne est cependant beaucoup plus résiliente et imperméable qu’il n’y parait. Chez le Breton, le barbare n’est jamais loin.

Le séparatisme n’est pas seulement d’actualité, cent ans après sa formulation, il est visionnaire. L’éveil du tribalisme breton, ancré dans plusieurs millénaires de celtisme demeuré sourd à la putasserie latine, va marquer infailliblement la déroute du projet qui était réservé à notre peuple.

Le temps n’est pas éloigné où la race celtique regardera de haut la basse humanité grouillante qu’aura recruté cette république en voie de liquidation.

La voie bretonne est ouverte.

 

 

 

 

 

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