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BREIZATAO – PARIZ (11/10/2010) Un débat est survenu sur RUE 89, nous le reproduisons ici:

Un commentaire provocateur de Duc du Grandlac publié sous l’article « Le Breton est bon (à l’école) » a suscité par mal de réponses salées de défenseurs de la langue bretonne. Ce dernier estimait que la Bretagne devait « énormément à la IIIe République, et au fait d’avoir détruit ce patois. Grâce aux hussards noirs la Bretagne à enfin pu se développer ». Parmi les réactions, celle de Chouchen 666

Sais-tu seulement ce qu’était l’assimilation dont tu parles avec tant d’aisance ?

Dans les années 20, mon grand-père avait environ 6-7 ans. Il habitait dans un petit village près de Saint-Connan, un bourg du Centre-Bretagne entre Corlay et Guingamp. Tu connais peut-être.

A l’époque, à la rentrée des classes, on attelait chaque élève ne sachant pas encore parler français à un joug, utilisé traditionnellement pour atteler les bœufs et les chevaux de trait, et on les traînait ainsi sur la place principale du bourg, devant tous les villageois, pour bien montrer qui-c’est-qu’est-le-plus-fort.

A 6 ans. Inutile de te préciser que les gentils organisateurs de cette mascarade étaient les notables du village, pour mon exemple précis le maire et le curé.

Ce jour-là, mon arrière-grand-père a traversé la place du village, stoppé la procession, détaché son fils, et a dit : « Si ça c’est l’école de votre république française, alors elle n’est pas pour nous », et est parti.

Mon grand-père n’a plus jamais remis les pieds à l’école et n’a jamais appris le français. Je n’ai communiqué que difficilement avec lui étant petit. Il est mort en 1989, j’avais 8 ans.

Alors ton assimilation et ta IIIe République, si tu savais où les principaux intéressés se les carrent…

Kenavo.

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2 COMMENTS

  1.  » Si ça c’est l’école de votre république française, alors elle n’est pas pour nous  »

    A 6-7 ans je doute que l’on puisse dire cela. Quant au faits relatés il serait bien que ceux-ci soient vérifiables. D’autant plus que l’auteur du message dit ne jamais avoir pu communiquer avec son arrière grand-père.

  2. Il semble que vous n’avez rien compris. C’est l’arrière grand père qui a retiré son fils, donc le grand père de l’auteur, de l’école républicaine. Son grand père lui a expliqué les faits, faits qu’il répète ici.

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