Éloge de la commune (Pennad Stur / Éditorial)

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BREIZATAO – PENNAD STUR (11/11/2010) La commune est pour nous un des seuls éléments structurels du système en place qui puissent offrir des perspectives d’action. Cadre de la vie associative, le village ou la petite ville est aussi le lieu ou le rapport humain influence le plus les décisions. Elle offre en outre la qualité du petit contre le grand, du local contre le global.

Il est nécessaire pour nous de songer à impacter la vie locale du pays. Les listes sans étiquette plus particulièrement offrent des possibilités d’engagement pour des objectifs immédiatement réalisables. La vocation du Stad est de remplacer, à terme, le pouvoir français lorsque devenu impuissant il s’effondrera. Dès aujourd’hui nous devons pénétrer les conseils municipaux pour acquérir de l’expérience et ne pas chercher la confrontation pour ne pas nous épuiser.

Une stratégie doit être arrêtée. Le rapport de force direct n’est utile que dans le cadre tribunicien. L’art de la guerre selon Sun Tzu consiste à s’emparer de l’état ennemi sans coup férir. Méditons ces sages paroles.

Associant dans la période qui s’ouvre action militante, associative, création d’un embryon d’état structuré et pénétration d’organes de représentation, notre agenda est lourdement chargé !

Nous devons constituer une base arrière puissante dans un endroit ou aucun enjeu électoral majeur ne se tient. Créer dans chaque Bro une représentation régionale du Stad. Ceinturer par la propagande les grandes villes quand ce sera possible (toutes les communes encerclant celles ci). Les centres urbains ne constituent pas l’objectif stratégique premier: leur sociologie joue contre nous. Les relations publiques doivent être soignées avec en priorité l’aide bénévole à des Bretons choisis en fonction de critères précis et communiquer largement autour de cela. Ceci en plus du travail de formation individuel et collectif à fournir pour le personnel du Stad.

Nous avons quatre années pour cela, date des prochaines élections municipales. Nous devrons alors agir à la façon d’un lobby D’ici là le Stad devra être actif, même très embryonnaire, autonome financièrement, avec une direction bretonnante révolutionnaire et jeune. Peu importera si seulement deux ou trois Bro répondront aux critères prédéfinis, ce sera déjà une avancée importante.

Le Stad n’est pas un parti, c’est le bien commun national dont chacun est le citoyen. Tous ceux qui partagent son projet sont les bienvenus.

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6 COMMENTS

  1. Tout à fait d’accord avec le ton général de l’article. Il n’empêche que j’éprouve toujours les mêmes difficultés à accrocher à la drôle d’idée de manipuler des concepts et utiliser des termes en langue bretonne dans des articles en français. Cela donne un drôle de mélange que je trouve quand même assez ridicule.

    D’ailleurs, si l’on voulait respecter l’esprit de la langue (le « brezhoneg » pour faire « breizhour »…), il ne faudrait pas écrire « le personnel du Stad », mais le personnel de la Stad puisque État est féminin en breton… D’ailleurs, on devrait aussi dire « Stad Vreizh », et non « Stad Breizh », pour « État breton ».

    De même, il ne faudrait pas écrire « deux ou trois broioù » (avec un accent sur le U) mais « deux ou trois bro », puisqu’en breton on ne met pas de pluriel après les nombres. Ou alors puisqu’on est dans un mixe breton-français et que la tournure française (c’est à dire l’esprit français) prédomine, il faut mettre un pluriel français : « deux ou trois bros ».
    Par contre, on dit bien « des broioù ».

  2. “Sun Tzu” veut dire « J’suis d’ssous » en breton alcoolique.

    Stad vient du latin « statu », lui même du nom grec « statos », signifiant « maintien ». Nom masculin. Dès ce moment la féminisation du nom pose la question de son adoption. Le genre féminin est également retenu pour Gwladwriaeth, « État souverain » en gallois moderne.

    Cependant cette notion est récente dans son acception actuelle: en français cela remonte au Moyen Âge tardif, lors de la constitution des premiers cadres législtatifs permanent (sédentarisation des cours royales).

    La racine de Gwladwriaeth est Gwlad, en vieux breton « Gulàt », qu’il faut entendre par « principauté », « royauté », »pays », un territoire avec une tête souveraine. Nous sommes donc dans un contexte prémoderne ou le pouvoir est personnel. La raison de la féminité est à chercher, peut être dans l’aspect double de la souveraineté temporelle celtique incarnée par le dieu Nuada / Nodons. Le règne n’est possible que s’il est tempérée par la reine, principe féminin représentant la terre. Le roi organise (féconde) et redistribue les produits de la terre. La terre chez les celtes est féminine (Danna, Dôn en gallois), un pays étant d’abord une portion de terre on peut y voir, peut être, le principe féminin qu’ordonne le principe masculin (roi). On ne distinguait pas comme aujourd’hui un pays « légal » d’un souverain. On parlait donc « d’une terre » ou d’un souverain, ce qui explique l’amalgame, repris par les gallois.

    La question est donc posée d’utiliser « stad » comme est posée la question de l’origine de la féminisation de ce mot.

    Il convient donc de réfléchir à l’opportunité d’user du mot « gwlad » (« gulàt ») comme base de départ pour terme satisfaisant. Cependant en gallois, c’est le territoire qui prévaut tandis qu’en latin c’est le concept de stabilité.

    Si l’on adopte « stad », sa féminisation est une aberration. Si l’on adopte la racine du vieux breton, un forme moderne est à trouver.

  3. En effet le bro est une entité à part entière qui est aux origines de la fondation du pays.

    « Breizh » (« Breiz ») vient probablement de la racine Bryth- que l’on retrouve dans le gallois Brythaint, « tumulte » ou de Brythol, « impétueux ». Un trait de caractère général qui semble avoir caractérisé nos Ancêtres des régions galloises et corniques.

  4. « “gwlad” c’est “patrimoine” en breton moderne »

    Le breton moderne pose de gros problèmes et ce mot là en est un exemple. Déjà « patrie » serait une déformation du sens originel bien qu’on puisse encore en comprendre le sens politique (de la principauté, « princeps », le « premier citoyen », à la république, la chose de tous). Mais patrimoine n’a vraiment plus rien à voir avec le sens premier, simplement l’idée d’héritage commun, le plus souvent matériel.

  5. « Paroisse (parrez) » cela pose problème. Les communes actuelles découlent des villages créés lors de la colonisation bretonne. Plou, Pleu, Plu sont les racines de ces proto-communes. Plou, Pleu, Plu vient de « Plebs » en latin qui signifie « population » et « plébéien » (pas « peuple » au sens national ou ethnique) par opposition aux patriciens. Ce qui s’explique par le fait que les Bretons sont des britto-romains, des celtes d’organisation latine.

    On trouve bien sûr d’autres racines, mais elles décrivent simplement le paysage et n’ont pas du constituer les premières implantations de population ou du moins pas dans proportions significatives. Plou renvoie à une communauté unie, sûrement les petits clans arrivant en ordre dispersé.

    On trouve aussi « Lan », qui renvoie à un lieu consacré ou à la fondation du village par un prêtre ou un saint.

    Je ne vois pas de raison d’unifier ces deux principes, « lan » et « plou ». Le terme Kêr, du gallois Caer, peut éventuellement être utilisé mais il renvoie à la ville et exclut peut être le territoire alentour même si « mairie » se dit « ti kêr ».

    Donc pour un terme administratif générique correct soit on conserve « plou » et « lan », soit on applique « plou » à tous (« Plou Kemper ») soit enfin on utilise kêr (limitatif).

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