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BREIZATAO – BREIZH (11/11/2010) Les chiffres traditionnellement présentés par la presse coloniale faisant état de 150 000 morts essaient de gommer l’ampleur du massacre délibéré des hommes bretons durant le premier conflit mondial. Breiz Atao lança la campagne des »240 000″ et parvint à le faire entendre au plus grand nombre sans contestation de la part des autorités occupantes puisqu’il fût reconnu aux Invalides même !

Les historiens du système depuis quelques temps n’ont de cesse d’essayer de nier la réalité.Qu’en est il réellement ?

Les démographies française et bretonne

Revenons sur cette seule base de 150 000 morts en sachant qu’il y eut 1.4 millions de morts français.

Sur Wikipédia nous trouvons les données démographiques d’avant guerre pour la Loire Atlantique et la Région Bretagne actuelle:

LA: http://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_de_la_Loire-Atlantique

Région BZH: http://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_de_la_Bretagne

On note 2.550. 000 pour la région en 1901 et 670 000 pour la LA en 1911. Sur cette base on peut extrapoler une population de 3 100 000 habitants en Bretagne dite « historique ».

La population métropolitaine de a France en 1914 est de 41 000 000 d’habitants: http://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_française

Impact respectif sur les deux populations

La population métroplitaine sans la Bretagne (38 millions) a perdu 1.25 million d’hommes soit 3.28% environ.

La population bretonne (3.1 millions) a perdu 150 000 hommes (sans compter la diaspora) soit 4.83%.

Soit 1.55%, soit 30% de plus que la population française moyenne.

Cela n’est qu’un chiffre global. Il serait intéressant ensuite de voir la proportion des fantassins bretons dans les troupes de première ligne française.

Taux de mobilisation français et breton

On a environ 600 000 soldats bretons mobilisés pour le conflit sur cette période pour une population de 3,1 millions d’habitants. Cela fait 20% du total.

8.5 millions pour l’ensemble de la France (il y a quelques centaines de milliers de coloniaux) dont on retranche pour l’occasion les 600 000 bretons. Cela fait 7.9 millions pour 38 millions d’habitants. C’est environ 22% au total.

Comparativement, les français ont plus d’hommes sous les drapeaux que les Bretons. Cela s’explique par la présence de coloniaux sous les drapeaux.

Comparaison des pertes

Sur les 7.9 millions de français mobilisés, 1, 250 000 sont morts soit 15%.

Le chiffre de base donné, 150 000, aboutit lui sur le contingent breton à 25%. Ces 10% représentent 66% de pertes supplémentaires pour les soldats bretons.

À 130 000, chiffre de certains historiens, c’est 7% de plus, soit 45% de pertes supplémentaires.

Si l’on retient même le chiffre le plus bas de 130 000 morts bretons sur les 5 départements, on obtient 22% de pertes, soit 7% de plus que les français. C’est toujours près de 50% de la mortalité française en plus. Un breton selon ces chiffres avait 30% de chance en plus de mourir.

Les bretons ont ainsi fourni 11% des pertes françaises (150 000 sur 1.4 millions) alors qu’ils ne représentaient que 7,0% des mobilisés. À 130 000, c’est 9 % des pertes.

Donc l’histoire selon laquelle les bretons « n’auraient pas plus souffert que les autres »  répété à l’envie est un mensonge avec les chiffres officiels communiqués par les historiens français.

Donc on retient:

-30% de pertes de plus dans la population bretonne par rapport à la population française

-66% de tués de plus que les français en fourchette haute, 45%  en fourchette basse.

La diaspora oubliée

À cela il faudrait ajouter les plus de 330 000 Bretons vivant en dehors de la Bretagne « historique » recensés dès 1900 dont 46,5% à Paris (Source « La population de la France au début du XXème siècle« , Fernand Maurette, Annales de géographie, 1909).

Nous pouvons ajouter 66 000 mobilisés de plus avec ces expatriés. En acceptant l’hypothèse d’une mortalité similaire à celles des français (15%), on trouve 10 000 morts supplémentaires. Sans trop d’erreur possible il faut ajouter 10 000 morts de plus à la base avancée en fourchette haute (150 000), soit 160 000 bretons tués.

Si l’on prouvait que le taux de mortalité touchait également à 25% les expatriés bretons, alors on obtiendrait 16 500 morts supplémentaires.

Si l’on retient 130 000 morts en fourchette basse et 10 000 morts de la diaspora en fourchette basse, on obtient 140 000 morts.

Si l’on retient 130 000 morts en fourchette basse et 16 500 morts de la diaspora en fourchette haute, on obtient 146 500 morts.

Si l’on retient 150 000 morts en fourchette haute et 10 000 morts de la diaspora en fourchette basse, on obtient 160 000 morts.

Si l’on retient 150 000 morts en fourchette haute et 16 500 morts de la diaspora en fourchette haute, on obtient 166 500 morts.

Compte tenu de la mortalité après les hostilités des suites des blessures et qui ne figurent pas dans les registres, le chiffre de 150 000 est largement acceptable. Chiffre auquel il faut ajouter les 16 500 morts de la diaspora pour les mêmes raisons.

Jugeant de politique négationniste de l’état colonial auquel s’ajoute le traitement imposé par ce même état aux mobilisés bretons, nous n’avons aucune raison de ne pas accréditer une surmortalité bretonne au sein de la diaspora.

Le chiffre de 170 000 morts est donc le plus proche de la réalité en fonction des chiffres disponibles.

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