Pour une géopolitique bretonne

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BREIZATAO – PENNAD STUR (06/11/2011) À BREIZ ATAO nous accordons toute son importance à la géopolitique, à la géostratégie, à l’ethnopolitique et à l’ethno-stratégie. La géopolitique se trouve au carrefour de l’idéologie, de l’opportunisme, de l’économie, de l’identité, de la lutte pour la vie entre puissances. Doter l’État Breton d’une pensée géopolitique et stratégique propre est une question fondamentale.

La position séculaire de BREIZH puis de la Bretagne

Si l’on en juge par l’histoire, le dilemne principal qui s’est posé aux États bretons fut d’être isolés face à de puissants ennemis. Être acculés est pour nous une situation qui dure depuis deux millénaires. Briser cet encerclement notre solution. En Armorique, nous affrontons dans un étroit réduit, le dos à la mer, toute la puissance continentale des Francs dès le sixième siècle et nous lui tenons tête avec succès jusqu’à la chute du royaume breton suite aux invasions scandinaves.

Par la suite, la politique bretonne, bien que vassale du royaume franc, intégrera  deux donnes majeures : l’émergence du Saint Empire à l’Est et la montée en puissance de l’Angleterre. Toute notre diplomatie consistera à rechercher ces appuis mais aussi, parfois, celui de la France contre le pouvoir anglais.

Du temps de notre souveraineté, notre politique fut une politique d’expansion maritime, conséquence de notre situation géographique. Cette politique était cependant contrainte par des efforts importants à l’Est en vu d’endiguer la poussée franque. Nos souverains ont toujours marché à l’Est pour s’assurer de tenir fermement les positions acquises face à notre ennemi héréditaire.

La carte germanique

Notre carte maîtresse a été à deux reprises la carte germanique. Ce fut celle de François II puis encore celle du Parti National Breton. Lorsque l’État breton cherche une alliance durable, il tourne son regard au delà du Rhin. Cependant nous avons appris que l’Allemagne est généralement peu audacieuse.

Aujourd’hui qu’en est-il ? Nous constatons que l’alternative anglaise n’a plus de corps, puisque cet état a vu l’essentiel de sa puissance réduite à rien en 1945 et qu’il est désormais totalement satellisé par les USA. Son désengagement en Europe est patent. L’Allemagne quant à elle voit sa puissance s’accroître de jour en jour : dans l’Europe pacifiée, sa puissance économique a achevé de démanteler le corset mis en place en 1919 par les Alliés franco-anglais. Elle domine l’Europe Centrale et se tourne vers un partenariat germano-russe. L’Allemagne est la première puissance européenne.

Le fondement notre géopolitique

BREIZH doit reposer sur une vision du monde propre. Une vision du monde qui définit la nature de notre État et les intérêts de notre peuple. Avant de définir nos intérêts, il convient de nous définir. C’est pourquoi en premier lieu, nous récusons le système politique et idéologique mis en place par les Français sur le sol national : un système ploutocratique, individualiste et universalo-égalitariste. Refusant l’existentialisme, défendant l’idée que le peuple breton est une substance particulière dotée d’une âme propre, d’un esprit, nous nous opposons à ce qui s’apparente à notre liquidation par les tenants du projet de société cosmopolite républicain. Les fruits de l’utopie progressite sont pour nous un poison mortel. Ceci étant posé, nous identifions donc comme ennemis ce qui à l’extérieur comme à l’intérieur prônent l’application de ce projet politique. Pour nous, notre vision du monde nous permet d’identifier ennemis et amis, ouvrant la voie à de possibles alliances.

En termes stratégiques, il convient de partir du macro pour aller vers le micro. Forts de notre vision du monde traditionnelle et européo-centrée, nous constatons l’affaiblissement croissant des peuples blancs partout dans le monde du fait même du poison démocratique. En Europe, la situation démographique induite par la colonisation de peuplement allogène menace l’existence même de nos peuples à court terme. Cette urgence stratégique prime les autres. Aussi, nous devons nous assurer que l’Europe continue d’appartenir aux Européens dans un monde où nous représenterons 5% de la population mondiale. Comme Bretons, nous devons enrayer chez nous ce déclin, légitime contribution à la renaissance de notre civilisation. C’est encore en étant de bons Bretons que nous serons de bons Européens.

Cet impératif nous oblige à rechercher l’appui de tout état convenant avec l’État breton de la menace démographique actuelle. Puisqu’essentialiste, luttant pour la prospérité de l’essence bretonne ainsi que celle de l’Europe, nos seuls alliés seront des états eux aussi essentialistes, ethno-différentialistes. Des états clairement engagés dans la défense des peuples blancs et aussi des valeurs saines de la tradition.

À cet égard l’État français cosmopolite au bord de la ruine constitue pour nous, aujourd’hui encore plus qu’hier, une menace existentielle. Cet état en voie d’hybridation accélérée, bientôt aux mains de ses anciens colonisés, constitue une poche de pus purrulente s’épanchant sur notre flanc Est. La rupture avec l’État français est une priorité.

Quelles alliances

Face à ces enjeux existentiels, nous constatons que l’Angleterre, comme harpie anti-européenne, ne peut être une alliée. Sa nature libérale cosmopolite en fait une menace permanente pour le continent.

L’Allemagne quant à elle reprend son rang, mais est gangrénée par le fléau démocratique égalitariste. Sa situation démographique est proprement apocalyptique et d’ici peu, plusieurs de ses villes principales seront majoritairement afro-turques. Par ailleurs, au vu de sa domination économique sur la France, elle n’a plus aucun intérêt à affaiblir cette dernière. Berlin laisse Paris vider ses dernières forces dans le gouffre africain (Lybie, Côte d’Ivoire, Maghreb).

La Russie, puissance éloignée et francophile, n’a pas encore déterminé ses orientations vis à vis de l’Occident décadent. Il apparaît donc qu’aucun allié ne remplisse les critères indispensables à une recherche d’alliance.

Quels alliés ?

Nous le constatons les états ne peuvent plus répondre à une alliance, en premier lieu parce que les états européens, en rejoignant l’Union Européenne, ont abdiqué leur liberté d’action. Aussi nous ne pouvons compter que sur des forces substantielles – non étatiques – en Europe qui recherchent deux objectifs :

– Redressement des peuples de souche européenne

– Lutte contre les états occidentaux et leurs valeurs démocratiques, cosmopolites et décadentes, prioritairement contre l’État français

Enfin, l’État breton doit faire sien le principe fondamental de notre diplomatie : toute difficulté de l’État français est pour lui un bien. Tout ennemi de l’État français est par nature un allié objectif.

L’État breton doit donc faire sienne toute politique étrangère réellement continentale et européenne, c’est à dire tournée contre les USA, Israël, l’OTAN et ses alliés en Europe. Cela suppose le plus grand pragmatisme. Aussi sur la scène mondiale, nos alliés naturels sont l’Iran, la Syrie, l’Afghanistan antisionistes, tout comme sont à regarder avec bienveillance les mouvements de résistance nationale HAMAS et HEZBOLLAH, sans regard pour leur idéologie/doctrine.

Il est aisé, d’un point de vue géopolitique, d’identifier qui est européen : il suffit de savoir si l’entité concernée est pro-israélienne et atlantiste. En Europe notre sympathie va à la Biélorussie, seule état blanc réellement libre.

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4 COMMENTS

  1. Je ne sais pas si ce commentaire sera accpeter sur ABP, ça m’étonnerait, alors je le reproduis ici (je l’ai un peu amélioré ici) :

    « Le gallo n’était pas parler par les Bretons lorsqu’ils vivaient dans les actuels Pays de Galles, Cornouailles et Angleterre, ce n’est pas une langue bretonne donc.

    Tout au plus une langue de Bretagne. Et encore…c’est aussi un patois parlé en Anjou et dans la Sarthe. Le gallo est en fait l’argument qui autorise à penser le Grand Ouest sous un plan culturel, comme union ouestienne contre la Bretagne. Voire d’ailleurs cette option que soutient l’animateur du forum « Bretagne Passion » Backstabber -alias de Clément Ferré- (il porte bien son surnom et son nom, lui !).

    Ne nous laissons pas avoir, nous bretonnants ! Si les Gallos veulent développer leur langue, qu’ils se démerdent mais qu’ils arrêtent de squatter le peu d’espace médiatique donné à notre langue nationale, le breton, en parasitant Ya! ou l’Institut Culturel ! Le gallo, personne n’en veut, c’est l’argument de certains hauts-bretons pour ne pas apprendre le breton !

    Marvent ar C’Hallaoued ! »

    Une politique tenable est celle de la pratique du breton sur tout le territoire breton. Situation vers laquelle nous tendons de plus en plus. Il n’y a en effet qu’à travers le breton que peut s’opérer une receltisation des esprits porteuse d’un renouveau absolu ! Marre du maurassisme qui consiste à vouloir tout conserver en l’état : les coiffes, les patois, les tares ! Le breton moderne de Brest à Felger (Fougères) et de Pont’n’Abad (Pont-L’Abbé) à Machikoul (Machecoul) ! La Basse-Bretagne et la Haute-Bretagne linguistique ça n’existe plus et ce depuis belle lurette ! Il n’y a que la Bretagne et tant qu’on s’attardera sur cette tare historique de séparation de la Bretagne en deux peuples, on ne pourra aller vers Breizh !

    Le gallo est une arnaque, un affront à la bretonnité ! Mort au gallo !

  2. Mis à part quelques familles vraiment motivées, le breton contemporain n’est la langue maternelle de personne aujourd’hui ! Les enfants de Diwan apprennent surtout le breton de Gwalarn, (quand ils apprennent vraiment le breton… ). C’est-à-dire le breton de l’Emsav des années 30.

    C’est justement cela qui est intéressant. « Breizh » est bâtie par l’Emsav, contre la « Bretagne » francisant, par ceux qui en font un choix philosophique « révolutionnaire » d’adultes, par « vocation ». « Breizh » est un pays neuf en gestation, comme un enfant.

    Et les enfants sont à ceux qui les aime et les rendent heureux !… Cela d’où qu’ils viennent, où qu’ils soient… Ils ont des motivations de créations « révolutionnaires », non pas au sens de « violence » mais au sens de « re-naissance ».

    Les « Brezhoned », les « Emsaverion » se retrouvent dans la situation des premiers pionniers en Israël qui venaient du monde entier après 1948. Ceux-ci ont dû bâtir un nouveau pays contre la volonté de leurs coreligionnaires conservateurs sur place et contre la volonté des Arabes !

    Aujourd’hui l’hébreu contemporain est, non seulement la langue dans l’État, dans l’université, mais aussi dans la société avec des dizaines d’autres langues !… Mis à part les problèmes qui s’en suivent, je considère que c’est le meilleur exemple constructif a suivre pour nous !…

    Oui, ce qui fait l’homme « brezhon », c’est le brezhoneg, comme ce qui a fait l’homme « breton », c’est le français !…

    Peut-être que je me répète… Mais l’histoire n’est pas faite par ceux qui changent d’avis tous les ans !…

  3. « Brezel » veut dire « guerre » en breton et nous faisons la guerre par notre langue.

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