BREIZATAO – POLITIKEREZH (12/12/2011) Heureuse nouvelle ce matin lorsque la presse régionale française faisait savoir qu’un totem républicain avait été détruit à Konk Kerne (Concarneau).

Un « arbre de la laïcité » avait été planté samedi en l’hommage d’un des piliers du nationalisme français. Parmi l’assistance grisonnante se trouvaient des enfants, réquisitionnés pour donner un air populaire à la farce. On trouvait comme de juste derrière cette provocation en terre bretonne la Ligue de Défense des Droits de l’Homme (dont fait partie Françoise Morvan). On trouvait aussi, et ça en dit long sur l’état intellectuel de la droite française, le maire UMP André Fidelin.

On ne résiste pas à ces délicieux passages publiés ce jour :

« Bonnets phrygiens et panneaux sur la laïcité y avaient été suspendus. « Mais en y allant ce lundi matin, j’ai découvert que tout a été arraché ! », s’insurge le responsable. « Je ne comprends pas : il n’y avait pourtant rien de dérangeant… »

En terre chouanne, il y a encore de l’honneur chez les Concarnois pour ne pas se laisser embrigader d’une façon aussi grossière par des nostalgiques de 1793.

14 COMMENTS

  1. bonjour
    En quoi cet arbre vous dérangeait-t-il ? Vous vous attaquez à la nature que les Celtes vénéraient . Un symbole de laicité -sans doute oui cet homme lui a du bon sens ..
    Car il est Breton comme vous ne vous en déplaise .

    • Non cet arbre ne nous dérange pas. C’est le happening has been façon 1793 qui est d’un grotesque achevé. À cela s’ajoute surtout l’embrigadement jacobin exercé à l’encontre de la jeunesse bretonne, comme aux plus belles heures du stalinisme triomphant. Donc que la population ait réagi sainement en arrêtant les frais est une chose très positive. Le barratin laïcard est un pilier du national-chauvinisme français, autant dire que chez nous il n’a pas droit de cité.

    • Monsieur Moal,
      N’est-il pas concevable que des personnes se sentent offensées, voir insultées par un « arbre de la laïcité », tout comme d’autres personnes auraient pu l’être par un « arbre du christianisme »?

  2. De toute façon, n’en déplaise aux nostalgiques du passé, la République, la laïcité par la Révolution française, est une bonne chose avec ses vertus positives et toutes ses tares négatives !… Cela a délivré des centaines de milliers de Bretons de la servitude et de l’abrutissement général sous l’ancien régime !…

    Il reste aujourd’hui aux Emsaverion et autres « Breizhourion » de mener à bien la Révolution « Brezhon » commencée au 19e s. Ils doivent faire encore mieux que la RF. Ils doivent renforcer les vertus et évacuer les tares du jacobinisme de la RF actuelle.

    Ce sont ces idées du fédéralisme, en réaction, que véhicule le néo-breton contemporain !… D’ailleurs toute révolution produit sa propre nouvelle langue comme le français ou le breton d’aujourd’hui !

    • Cela ne fait que confirmer la vraie nature de votre formation intellectuelle : un incorrigible athée aux accents paillards, volubile, sceptique et de peu de sérieux comme tout bon français qui se respecte. Fondamentalement, vous aimez, sentez et vivez en français – c’est à dire en parisien – au détail que vous le clamez en néo-breton. C’est ce qui explique en quoi vous rejoignez, à l’instar de De Benoist, les réflexes conditionnés des cancres de la vieille gauche bien que vous vous en défendiez. Tout chez vous sent le Harakiri, le Charlie Hebdo, le professeur Choron et autres vieilles saloperies « Made in France », le vice blasé affûblé d’un béret basque.

      Ressentir en Breton, c’est avoir la mort au cœur à tout instant. Éthique du fatalisme dramatique qui pousse au sens de l’honneur, à la méditation, au désintérêt matériel. L’homme Breton, non atteint par la vulgarité française, est peu locace, humble, dur à la peine, fier et silencieux. Tout l’inverse des porcs de Français dont vous vous entourez en vous en faisant gloire. Dire que vous n’avez rien compris de l’âme bretonne est peu dire. Vous qui dites souvent « que ça ne sonne pas authentique » devriez méditer cela à votre propre sujet. Et cela s’applique en définitive à toute cette sous bourgeoisie parisienne d’extraction armoricaine, plus sûrement gallèse, que l’on retrouve à saloper dans les journaux et magazines français. Ozouf, Orsenna, Plenel et combien d’autres… Produit du même tas de fumier parisien.

      Ce que vous n’avez pas saisi c’est que l’Homme Breton n’est pas cérébral mais spirituel. Il n’y a que le Français, métèque inconsistant, qui a besoin des certitudes de la « Raison » pour trouver une bouée à laquelle se rattacher. De cette mystique propres aux fils d’Armorique bien nés, de bonne souche et honnêtes, on hérite pas par le verbiage des livres. On le formalise tout au plus. Voilà pourquoi le Breton ne fait pas de « philosophie » pour les invertis décadent des salons partouzards de la grande sodome parisienne. Il se rend au calvaire, à la chapelle ou au Menhir sans mot dire.

      La montre en or se trouve chez le latin ou le Libanais. On se fait des bises, on rigole fort, on a le cheveux gras, on s’encule la viande fatiguée. Nous sommes trop propres et dignes pour nous mélanger, nous Celtes, avec pareille faune. Nous ne sommes pas du même monde, celui qui vous va si bien. L’Afrique du Nord, la Judée et la Méditerranée ne forment pas notre univers. Même sur les bords de Seine. Il y a entre nous plus que trois heure de train, c’est le fossé qui sépare le ténia d’Apollon. Notre proximité géographique est un épiphénomène : un univers nous sépare de ce monde là. Nous regarderons toujours les porcs de cette république avec la même nausée.

      • Ni athée, ni religieuse, je suis bien contente de la laïcité. Je me fiche royalement de la république, et vous souillez l’honneur de mon pays (non, pas la France, j’insiste) avec vos vociférations rétrogrades.

  3. Ce n’est certainement pas avec des gens comme vous que nos parents sont sortis instruits des bancs de l école- et pour certains élites représentent aujourd hui ce que vous appellez la nation Bretonne ! cette ecole laique que vous décriez est d’ une époque ou les curetons de village osaient excommunier le pauvre commis de ferme en plein sermon , lui qui n’avait pas inscrit sa fille à l’école des soeurs .par manque d ‘argent .
    Nos grands parents nos parents nous ont racontés leurs souffrance sous le joug d ‘un clergé dirigeant extremiste religieux . Cette Bretagne la est morte et ne revivra plus,quand bien meme vous iriez allumer un cierge dans toutes les églises et chapelles de Bretagne .
    Et ce ne sont pas vos invectivations , vos diatribles et votre arrogance visant l ‘etat Francais qui feront demain voter nos concitoyens Bretons pour un parti nationaliste Bretons MM

    • Vous en êtes encore là mon pauvre ami ? À la querelle religieuse du XIXème et au combisme ? Vous voyez, c’est pour cela que vous avez perdu : vous ressassez avec cette propension au sermon indigné que vous reprochez tant aux curés de jadis ! Les laïcards d’aujourd’hui sont des pisse-froid, toujours en train de geindre ! Vous êtes simplement en retard de deux siècles, en plus d’un millénaire.

      Vous êtes un cancre qui a simplement été bien triqué par la gueuse et comme beaucoup de tirailleurs sénégalais, vous dites « merci buana ! ». Des harkis, on en trouvera toujours.

      Sur la spiritualité, c’est là une vue de l’esprit : le religieux s’apprête a reprendre sa juste place, dans des formes nouvelles. Le désespoir athéiste, à peine comblé jadis par les grandes idéologies progressistes, est atteint de sénilité. La progression rapide de l’Islam en atteste ! La république française, en 2011, plie sous le poids d’une foi vieille de 1400 ans ! N’est-ce pas cocasse ?! Derrière les institutions verbeuses dont vous vous prévalez, pas un qui aurait encore l’audace des révolutionnaires de 1793 qui, au moins, avaient sur le plan individuel de réelles qualités de courage, d’ardeur et d’idéalisme. À moins bien sûr que vous ne pensiez qu’Onfray offre sa poitrine pour arrêter l’islamisation de votre France athée ? On ne vous croit pas assez naïf pour cela tout de même.

      En d’autres termes, vous, c’est à dire votre camp idéologique, celui du progressisme frelaté, est pris en tenaille par la contre-révolution, nationaliste d’une part, islamique de l’autre. De notre point de vue c’est très positif : il y a une alliance objective entre Islam et Europe pour se débarrasser du chancre rouge qui nous ronge et qui arrive désormais en fin de piste. Quoiqu’il arrive, l’immigrationnisme que vous avez défendu avec acharnement aboutira à votre disparition et à notre renforcement.

  4. Intéressant !… Allégorique ! « MDR !… », comme on dit maintenant dans la République jacobine… Je ne sais comment vous remercier de ce tombereau de fadaises pathologiques, mis à part deux ou trois mots sur le spirituel !

    Vous représentez bien ces peuples dominés, habitués à la colonisation. Ils n’ont plus de pouvoir, d’État depuis des siècles. Alors vous vous lamentez, au lieu de vous en réjouir, de la décadence de vos maîtres actuels. Vous êtes inquiet et aigri parce que vous n’en avez pas encore d’autres à servir !…

    Je crois que tout simplement, comme beaucoup de vaincus passéistes, vous vivez dans un monde virtuel depuis Tokyo ou ailleurs. Vous êtes encore dans les années 1920 disparues, voire au 18e s !… Vous me répétez ce qu’écrivait lui, en breton, mon grand-père paternel, le druide Yves Tillenon !

    Il était pharmacien et socialiste à Paris, et au PNB dans les années 1940. C’était un ami d’Emile Masson et de Morvan Marchal. Il était parmi les fondateurs de « Breiz Atao »… Oui, mais en 1919 !… À son époque, c’était normal…

    J’ai bien connu aussi Olier Mordrel entre 1972 et 1985. Il était sympathique et amusant au soir de sa vie. C’était un livre vivant d’histoire active. Lui, il avait largement dépassé ses discours de Stur que vous recopiez et parodiez aujourd’hui.

    OM rêvait, en 1984, de la Grande Europe Fédérale dont on parle maintenant! C’était un créateur, un artiste. Vous l’auriez amusé, car vous êtes grotesque, vous, un jeune homme de 2011, avec ses discours des années 1935 ! La roue de l’histoire tourne !… Malheur aux vaincus !…

    • Il est vrai qu’avec l’Emsav, les catégories explosent. Ainsi, le barde néo-païen raciste Goulven Pennaod appelait-il à voter François Mitterand en 1981…

    • D’aucun dirait que vous radotez comme un vieux ! C’est peut être parce que votre barbe trempe déjà dans la soupe ! Tout cela vous l’avez dit cent fois sur tous les modes. Ce n’est pas plus convaincant ni plus divertissant. Notre propos précédent est nous semble-t’il fondé. C’est ce qui d’ailleurs vous déplaît mais votre égo surdimensionné vous empêche de devoir l’admettre. Les mots « j’ai tort » doivent très certainement avoir disparu de votre vocabulaire.

      Vous êtes un parisien, depuis toujours. Un vrai français. Comme tout bon parisien, vous êtes un métèque ! À chaque métèque son folklore : vous c’est le néo-breton avec vos compatriotes de la « Capitale » ! Vous fanfaronnez dans ce bouge avec tous les cloportes du show biz qui y rampent. N’attendez pas que l’on tombe d’extase devant vos photos ! Tout le monde a déjà pris des photos dans un zoo, ça n’a rien d’extraordinaire. C’est juste d’un ridicule achevé. Et ce genre de canulars ne peut prendre qu’avec vos tarés d’île de France où il est de bon ton de se renifler le cul. Mais ce genre de comportement n’a pas sa place au sein de la communauté bretonne éveillée.

      Quant à l’Europe fédérale, il y a peu de chances qu’elle se batisse à Lannilis ou à Montmartre avec les déchets encocaïnés du Paris pédé-coco. S’il se réalise, c’est à Bruxelles, avec des gens sérieux et des moyens. Hélas, pour l’heure, même là bas le sérieux fait défaut comme l’ambition et l’inspiration. L’Europe fédérale est donc, comme toute chose sérieuse, à laisser aux gens en capacité d’agir. Et on le voit, c’est déjà très difficile. Mais si en plus on y ajoute toutes les excentricités des illuminés qui pensent avoir découvert l’eau chaude, vraiment, c’est peine perdue.

      Vous aviez du potentiel, mais il aurait fallu que vous rompiez avec votre fumier parisien à 25 ans et que vous viviez sainement, notamment dans la province bretonne. Votre choix de vie a été autre. On ne reviendra pas en arrière. Vous êtes une de ces grandes gueules de parisien, universellement infect pour le reste de l’humanité qui le mentionne dans toutes les enquêtes d’opinion étrangères sur cette ville. Vous êtes un parisien, la crème du genre français. Vous n’êtes pas de notre race, c’est à dire de notre famille spirituelle. Vous ne sentirez jamais en Breton. Ce qui explique pourquoi, malgré tous leurs défauts, ces armoricains que vous avez fréquenté au plan local vous vomissent à titre personnel. Vous vous êtes joués d’eux en les prenant pour les jouets de vos excentricités. En jouant le faisan parisien, vous avez été classé comme tel par des gens simples que vous auriez dû conquérir, là bas sur la terre de vos aïeux. Et ce n’est pas en jouant les françaises effarouchées, en jacassant comme un cuistre, que vous effacerez ce triste constat.

      La règle avec les Parisiens est simple : les remettre à leur place, tout en bas du tas d’ordures. Il manque à votre cœur de la bonté d’âme, de l’empathie, de l’attention pour autrui. Votre seule et unique thématique demeure votre gigantesque nombrilisme. Voyez-vous, quant à nous, il n’est pas rare que nous allions visiter dans notre entourage les Anciens. Nous offrons de menus cadeaux aux vieilles mères seules des socialistes qui d’habitude nous vomissent sur tous les tons en place publique. Si bien que lorsqu’ils croisent ces affreux « Breiz Atao », ces mêmes oiseaux roses nous disent le bonjour, fort courtoisement. En cela le message du Christ est lumineux ! Il faut ainsi être capable de haïr ses ennemis et de leur pardonner tout à la fois. C’est un exercice plus complexe que faire le paon. C’est être proche de ceux que nous devons défendre, avec leurs défauts et leurs erreurs de jugement. C’est ça le patriotisme réel dont nous devons témoigner. C’est une réalité humaine et non un registre à déclamer devant tous les trépanés de la Création.

  5. La quête de spiritualité est effectivement une caractéristique de l’âme bretonne. Je m’étonne encore, à 67 ans, que l’Homme Breton n’ait pas encore mis en musique cette quête. Retour au menhir, à la chapelle, ou ré-invention des chrétientés celtiques, paganisme intégral, que sais-je encore, mais définitivement il nous manque la dimension spirituelle. On a beaucoup glosé sur l’arrivée au pouvoir en Tunisie d’Ennahda. Mais a-t-on réfléchi au fait que c’était en mêm temps un retour au nationalisme et un retour aux racines de la foi en Dieu et dans la pratique de l’islam?

  6. […] A Concarneau, en Bretagne, un arbre d’un an est détérioré en 2006. Il est aussitôt remplacé par un chêne d’Amérique. En décembre 2011, les décorations ornant l’arbre sont arrachées et à nouveau en 2013. Ces détériorations, si elles ne sont pas revendiquées, sont applaudies par l’extrême – droite catholique bretonne comme sur ce site. […]

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