Bill Bonner : « La France est finie »

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BREIZATAO – ARMERZH (26/07/2012) Toujours dans le soucis d’informer nos lecteurs sur la situation réelle et non sur celle qui est dépeinte dans les médiats institutionnels, voici une analyse de l’économiste américain Bill Bonner, écrivain très critique et avisé des errements de Wall Street et de Washington. On ne pourra donc guère le taxer d’europhobie.

Tout d’abord Bill Bonner prend le soin de citer un article particulièrement virulent du journal britannique The Telegraph sous la plume de Thomas Pascoe :

« Le niveau d’endettement de la France est tout aussi intenable que celui de la Grande-Bretagne, cependant les hommes politiques français sont infiniment plus irresponsables et ses capacités de réaction bien moindre. Bien qu’elle soit considérée comme appartenant au cœur de l’Eurozone, son profil économique la rapproche davantage de la Grèce que de l’Allemagne.

La dette française s’élève à 86,1% du PIB, mais à 146% si l’on ajoute à cela les garanties de l’État accordées à la BCE et aux banques françaises. Le déficit budgétaire pour cette année est de 4,5%, avec une France s’exonérant des instructions de l’UE de ne pas dépasser 3% d’ici à la fin de l’année.

Ce qui caractérise la France, c’est le manque de volonté politique face à cette réalité, avec en conséquence une évolution du rapport entre production et endettement la rapprochant de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Irlande.« 

Raillant les mesures de François Hollande, si tant est qu’elles en fussent, Bill Bonner raconte une anecdote, sa discussion le 23 juillet avec un collègue qui lui résumait la situation française :

« La France est finie. On la quitte ! Les jeunes avec du talent,  des cerveaux et de l’ambition sont en train de la quitter. Et les personnes âgées avec de l’argent la quittent. Il ne reste donc que les classes moyennes… et ce que vous appelez les « zombies » (entreprises et banques soutenues artificiellement). Et il y en a de plus en plus. La France se divise. Mais elle ne se divise pas entre ceux qui ont de l’argent et ceux qui n’en ont pas, elle se divise entre ceux qui ont un travail et ceux qui n’en ont pas. Ceux qui travaillent honnêtement doivent travailler plus dur pour aider ceux qui ne travaillent pas.« 

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