Le programme du social-chauvin Christian Delarue pour le Peuple Breton

BREIZATAO – PENNADSTUR (07/09/2012) Christian Delarue, animateur de l’organisation communiste « MRAP 35 », tombe le masque dans un texte tout à la gloire du colonialisme français à l’encontre du Peuple Breton.

Voici comment ce social-chauvin tricolore commence son propos :

« La Bretagne a été conquise par la France il y a bien longtemps. La Bretagne est française depuis longtemps et nul ne réclame plus son indépendance.« 

Il nous apparaît quant à nous qu’il y a divers partis politiques qui réclament bel et bien une indépendance pleine et entière, sans parler bien sûr des partisans et sympathisants d’une large autonomie. Il nous apparaît en outre qu’en matière de droit international il y a une large convergence de vue sur l’obligation faite aux états de garantir l’autonomie à chaque peuple vivant sur son territoire et, le cas échéant, de respecter son droit à l’auto-détermination. Il nous apparaît qu’aujourd’hui en Europe, seul l’État Français refuse la reconnaissance de ces droits aux minorités nationales vivants sur son territoire. Aujourd’hui des luttes de libération ont cours : en Corse, en Kanaky, dans le Pacifique, etc. Il y a dix ans encore, des séparatistes agissaient dans le cadre de l’ARB. La pacification actuelle opérée par l’État Français, comme en Ulster, ne signifie en aucun cas la fin de la lutte pour la libération du pays, bien au contraire.

Tout à son travail de propagande coloniale, notre social-chauvin opère une diversion rhétorique classique :

« La Bretagne se pense dans le cadre français et de ce point de vue il importe de lutter contre le mal-développement en France.« 

La « Bretagne ne se pense pas » dans le cadre français sans que ne soit réalisé un travail permanent de domination, d’occupation, d’acculturation, de surveillance permis par une administration coloniale prenant ses ordres à Paris.

La « Bretagne » est sûrement française en ce sens qu’elle est une fabrication française exogène découlant du processus colonial lui-même. L’argument de Delarue est simple : plus une colonisation est ancienne, plus elle est légitime. Et si un peuple, parce que dominé, ne parvient pas à faire face à son opresseur, c’est là pour lui la preuve d’une « honnête colonisation ». Immonde tartuffe !

Pour ce genre d’apologètes du colonialisme républicain, « il n’y a pas de minorités nationales en France », il n’y a que des « problèmes de mal-développement ». Nous sommes plus qu’habitués à ce genre de discours niant la réalité multinationale de l’Hexagone et nous constatons à quel point les tenants de l’antiracisme marxiste n’ont de goût pour les droits des groupes ethniques que lorsqu’ils peuvent servir de masses de manœuvre aux organisations de la gauche coloniale ! Leur appui à certains immigrés extra-européens ne s’explique que parce que ceux-ci ne disposent pas d’un territoire déterminé dont ils pourraient revendiquer la souveraineté ! Delarue, ou l’indigénat de la pire des gauches françaises : la gauche paternaliste !

Cet agent du social-chauvinisme français se répand ensuite en arguments plus réactionnaires les uns que les autres à l’endroit des patriotes bretons :

« Comme il existe un nationalisme français il y a un nationalisme breton avec les mêmes défauts. Mais ce nationalisme breton intervient alors que l’assimilation des bretons est réalisée depuis longtemps. La conquête de la Bretagne est une affaire oubliée.« 

Mettre sur le même pied le nationalisme français, qui dispose d’un État, et le nationalisme breton, expression politique d’émancipation en faveur d’un peuple qui n’en dispose pas, voilà bien l’audace de ces rabatteurs chauvins du trotskysme ! « Circulez, il n’y a rien à voir ! »

En Indochine et en Algérie, les mêmes arguments étaient servis par l’impérialisme pour disqualifier la légitime lutte de libération et couvrir les crimes commis contre le peuple vietnamien ou algérien. Cet impérialisme français, aussi bien politique que culturel et économique, sait s’habiller de tous les oripeaux dès lors qu’il s’agit de légitimer le colonialisme français sur les territoires des minorités nationales occupées. À commencer par le barratin en forme de diversion des social-chauvins du marxisme cocardier, jamais en manque d’idées pour légitimer l’occupation de notre pays par l’État Français exploiteur et de sa bourgeoisie prédatrice.

Nous dénoncions l’agitateur Delarue depuis un moment et nous avons là la preuve, s’il en était besoin, que les agitateurs de la gauche coloniale française roulent toujours pour l’impérialisme et que leur rôle objectif est celui de kapo du système républicain chez nous. Delarue est l’exemple type du colon arrogant. Son militantisme « antiraciste » à géométrie variable témoigne parfaitement de l’agenda réel des organisations social-chauvines françaises à l’égard de la nation bretonne : domination, acculturation, colonisation y compris en utilisant l’immigration de peuplement extra-européenne, si cela peut affaiblir la cohésion ethnique et social d’un peuple à détruire.

Mais cette rhétorique est usée jusqu’à la corde. Le Peuple Breton, conscientisé par les BREIZHOURION, ne sera pas dupe de ces loups déguisés en agneaux. Notre salut ne viendra que de nous mêmes, dans le cadre de BREIZH, l’État National Breton !

BREIZH DIEUB !

AR C’HALLAOUED ER MAEZ !

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1 COMMENT

  1. Les Francais ont été de grands colonisateurs et l’effet boomrang nous arrive actuellement en pleine face. Belle aubaine pour les sélérats qui cherchent à casser le prix du travail engendrée par une immigration voulue . Vous avez une solution ? Entre le

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