Loading...

BREIZATAO – BREZHONEG (03/01/2012) Un missel romain en langue bretonne sera publié « dans les mois qui viennent », indique le diocèse de Saint-Brieuc. En fait, précise Job an Irien, qui a participé à la traduction, avec d’autres prêtres bretonnants spécialisés du Finistère, du Morbihan et des Côtes-d’Armor, « ces textes ont été traduits il y a déjà longtemps ».

Manquaient qu’à y apporter quelques corrections, explique celui qui a consacré 50 ans de sa vie à la traduction des textes sacrés, pour avoir le feu vert du Vatican.

En effet, l’approbation de ce missel en breton était un préalable à l’autorisation des messes en langue bretonne.

Source Le Télégramme

Loading...

30 COMMENTS

  1. Les messes en langue bretonne sont tout à autoriser. D’ailleurs cela dépend de Rome d’autoriser ou pas. Cela existe dans certaines paroisses même si les personnes y assistant sont peu nombreuses.

    • Je sais fort bien qu’il y a des messes en breton. Je suis simplement surpris par la fin de l’article où il est sous-entendu que lesdites messes en langue bretonne n’étaient jusque là pas autorisées faute d’approbation du missel (« un préalable à l’autorisation des messes en langue bretonne »)… Ce qui ne veut pas dire qu’elles n’existaient pas de fait.

  2. L’info existait déjà sur Ar Gedour depuis le mois de juillet. Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les messes en breton, n’hésitez pas à vous y rendre. Le blog précisait que le code de Droit canonique stipulait que «  »le Siège apostolique rappelle que des telles célébrations eucharistiques ne sont pas permises puisqu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de missel romain en langue bretonne approuvé par Rome. »

    Cette question était parfois mise en avant par les détracteurs du breton, même si les us à ce sujet découlaient des expérimentations (ad experimendum) des années 60 et 70 de la part des évêques. Un sujet avait été consacré à cela ici : http://argedourmag-leblog.hautetfort.com/archive/2012/05/16/le-breton-dans-la-liturgie-reponse-proliturgia.html

    Le travail consiste maintenant à profiter de cela, et non pas à en faire un coup d’épée dans l’eau. C’est pourquoi chacun doit s’impliquer de manière à aider ce travail dans les paroisses, dans l’esprit évoqué sur Ar Gedour.

  3. En effet, l’information était connue depuis belle lurette dans les vrais milieux bretons où l’on parle breton. Mais les Frantons ont toujours cinq trains de retard. Il faut lire Kannadig Imbourc’h pour être au courant en temps et en heure sur ce qui se fait en Église en breton.

    Et comme d’habitude, Job An Irien tire toute la couverture sur lui alors qu’il est la cinquième roue du carrosse dans cette histoire.

    • L’Église Orthodoxe Celtique est de filiation monophysite et n’est donc pas orthodoxe. Contrairement à ce qu’elle affirme, elle n’est en communion avec aucune église orthodoxe, dont l’église syriaque orthodoxe. Bref cela suffit pour s’en tenir éloigné.

      • Bien dit. De manière générale, il faut se tenir éloigné de toute « église » où ne joue pas la succession apostolique.

        Ce que je veux dire par là, c’est que même si l’Église catholique est la seule vraie, ça n’est pas un pêché de participer à la communion dans des églises où agit la succession apostolique, en cas de force majeure.

  4. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_orthodoxe_celtique

    Depuis vatican II, nous avons tout de même le droit de nous interroger….
    l’effondrement de l’église a eu lieu chez nous , ou c’est simplement une question de temps..
    le prête dynamique de Landreger vient d’être nommé au Bresil.. ah ah!
    les membres de cette église catholique, n’ont même pas une bible chez eux, n’ont jamais suivi de cours bibliques pour la plupart……
    Posons nous la question pourquoi la population s’éloigne de cette église..?
    Même si l’église catholique a été un vecteur de cohesion nationale, d’identité, aujourd’hui , il n’en reste plus garnd chose, mis à part un patrimoine religieux extraordinaire et un folklore.
    aujourd’hui les eglises protestantes, evangéliques,pentecotistes, réformées, ou bien les temoins de Jehova sont dynamiques, vivantes…
    ces communautés étudient les écritures saintes, se posent quelques questions , connaissent les recommandation de l’apotre Paul….
    .les membres de ces communautés communiquent réellement avec le ciel, la plupart ont opté pour le bapteme de leur plein gré par immersion totale (tout un symbole), après avoir été touché par l’esprit saint (born- again)…leur communautés sont vivantes même apres la messe!!!!
    bien sur, certaines communautés sont encore dynamiques chez les catholiques pentecotistes, par exemple…
    mais au secours, ouvrez vous un peu rien que pour la culture a ce qui existe chez nous et ce qui est vivant., …assistez à un culte, faites un tours des eglises vivantes de Bretagne, pour comprendre pourquoi la lecture du missel, ne vaut rien, comparée à l’étude de la bible…pourquoi chaque communauté est à mettre à l’étude, dans le respect…….

  5. « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine
    tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur
    Christ. » Colossiens 2.8

  6. Yvannnicolas, sachez qu’il existe des lieux et des groupes catholiques très actifs. Et sachez donc que cesdits groupes travaillent justement à proposer des objectifs concrets pour une véritable pastorale bretonne. C’est certes difficile, que ce soit par les blocages des franco-français, ou par les blocages faits par les bretonnants eux-mêmes.
    Pour la première catégorie considérant qu’hors du français point de salut, il faut travailler à leur faire comprendre ce que la langue bretonne peut apporter. Or, les bretonnants arrivent souvent avec la langue comme un étendard revendicatif (ce qui se comprend vu le passif historico-linguistique).
    Si on ajoute à cela les querelles sur l’usage de tel ou tel idiome, sur telle ou telle orthographe, … je vous assure que cela ne rend pas service à la cause, et ces bretonnants participent à la déliquescence de la langue.

    Comment voulez-vous avancer si chacun campe dans son camp, si ce n’est en travaillant vraiment les mentalités bretonnantes et francisantes ?

    Bref : pour être efficace, il faut s’engager dans des groupes, dans des paroisses, et même si tout ne va pas aussi vite qu’on le voudrait et que l’on peut parfois être découragés, je vous assure que le travail paie. La publication du Missel Romain e brezhoneg en est l’exemple, mais il y en aura d’autres.
    Alors plutôt que de critiquer, de se plaindre, de dire que tout est fini, engagez-vous dans un travail de fond dans vos paroisses et en vous impliquant religieusement, et je suis persuadé que cela paiera.

    • Judikael, je vous comprends bien….être en quête permanente de la vérité est la seule voie….
      étudier la bible, et vivre une vie de chretien après les offices, s’ouvrir aux chretiens de bonne volonté, davantage que d’affirmer que seule le dogme catholique romain soit valable..
      « qu’aurait fait, qu’aurait dit le christ dans telle situation » n’est elle pas la methode que le chretien véritable devrait utiliser systèmatiquement avant d’agir, au lieu de suivre tel ou tel dogme…tout maché….

    • On ne peut pas ne pas s’interroger sur la vitalité des églises baptistes, évangélistes et même méthodistes, aux USA et dans le monde. Sûrement un problème spécifiquement ouest-européen, un problème d’élan vital premier qui fait défaut à tous les niveaux de l’existence.

      Le fait est que l’organisation localiste, autonome que l’on trouve chez les églises réformées ainsi que la centralité de l’écriture et de la Grâce ne sont pas pour rien dans l’élan que l’on trouve aux USA et partout où vont les évangélistes. Après la question de la succession apostolique comme de la tradition n’est pas mineure, non plus que le rôle du prêtre et celui du pasteur.

      Par ailleurs, de facto il n’y a pas d’église bretonne, mais un clergé français de Bretagne et ce depuis que l’Église a fait la politique du gallicanisme et ça ne date pas d’hier…

      On note en tous cas l’apparition d’une église orthodoxe française en terre bretonne, ainsi que celle des évangélistes. Quand on voit aujourd’hui à quel point le clergé catholique lui-même transige avec de nombreuses choses, il paraît inévitable que des églises chrétiennes concurrentes émergent. L’église catholique a un passé très lourd, beaucoup de combats perdus contre les rois de France, les révolutionnaires français, les loges du Père Combes, le socialisme. Elle est finalement trop intégrée dans le cadre administratif français (comme ses diocèses), trop surveillée, trop infiltrée de l’intérieur, trop attaquée depuis si longtemps et aussi trop politisée en faveur de la république pour aujourd’hui sembler vivace et libre. La nature non administrative et décentralisée des églises réformées les protègent du joug de l’état français…

      Quand on lit la biographie de l’Abbé Perrot, on sait à quoi s’en tenir sur la hiérarchie catholique… Alors après l’Église est universelle et pas franco-française, mais on ne peut attendre beaucoup d’un clergé qui a tant déçu. De l’aveu même de Jean Paul II d’ailleurs lors de son passage en BZH…

  7. A noter que l’Abbé Perrot n’a jamais fait sécession avec Rome, et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir eu des bâtons dans les roues. Il est resté catholique, et a oeuvré pour une véritable Eglise de Bretagne. Mais pour cela, il a compté sur des gens qui s’impliquaient partout, au niveau des paroisses, des pardons, au niveau littéraire, musical… Des gens qui oeuvraient malgré l’époque, malgré les difficultés. Il serait donc intéressant non pas de se dire « on a tout perdu », mais « comment, suivant le constat actuel, nous allons pouvoir rebondir et oeuvrer pour la Foi et la Bretagne ». En espérant un changement radical du jour au lendemain, on restera malheureusement sur un voeu pieux, et on n’avancera pas. Par contre, en effectuant le travail de fond dont je parlais plus haut, il y a moyen d’avancer. J’en suis convaincu !

    • Oui et l’Abbé Perrot a échoué. Très honnêtement, faire partie de l’Église de France n’offre aucun intérêt. Tout ce qui est centralisé posera problème : car la puissance de l’État central s’applique à tenir en respect toutes les structures attenantes. Il s’est fondé contre l’Église Catholique de France qui est désormais totalement ralliée – ses évêques sont nommés avec l’aval du ministre des cultes, plus souvent maçon qu’à son tour.

      Le syndrome bureaucratique en France condamne par avance les saines tentatives de renaissance. Une renaissance de la foi pour agir pleinement se devrait d’être localiste, c’est à dire autonome. Seule la base peut réellement conjurer le fléau du maçonnisme socialiste de l’État Français.

  8. Non, je ne pense pas qu’il ait échoué, car j’en vois les fruits tous les jours. Evidemment, on est loin de ce qu’il aurait pu souhaiter, mais il y a des fruits. Certes, beaucoup a été perdu, mais disons-le, les Bretons eux-mêmes en sont aussi responsables. D’ailleurs, Laîné ne s’y était pas trompé à l’époque, en les traitant de « Peuple d’esclaves et fier de l’être ». Si plus de bretonnants s’impliquaient dans la vie paroissiale à remettant le Christ au centre de tout, la Bretagne se reboosterait. Rappelons au passage que l’abbé Perrot avait dit que la France déclinait au fur et à mesure qu’elle s’éloignait de sa foi chrétienne, et que la Bretagne subirait le même sort…

  9. Dimanche c’est la journée mondiale du migrant et du réfugié organisée par l’Eglise catholique. L’occasion pour le pape de rappeler l’impératif de l’accueil des immigrés :

    « D’autre part, cependant, l’Eglise n’oublie pas de mettre en évidence les aspects positifs, les potentialités bénéfiques et les ressources dont les migrations sont porteuses. Dans cette voie prennent alors corps les interventions d’accueil qui favorisent et accompagnent une insertion intégrale des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés dans leur nouveau contexte socioculturel, sans négliger la dimension religieuse, essentielle pour la vie de chaque personne. »

    Plus d’infos sur le site de la Pastorale des migrants : http://migrations.catholique.fr/

Comments are closed.