Les ennemis de l’Etat Breton : les socialo-communistes français

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Bernard Poignant, 67 ans, maire socialiste de Quimper : figure finissante de l’occupation de notre pays

Poellgor skridaozan / Rédaction

BREIZATAO – PENNADSTUR (21/12/2013) Depuis l’émergence du mouvement des Bonnets Rouges, nous avons vu les tenants du statu quo tenter, par tous les moyens, de discréditer une menace tant à la fois idéologique que politique. Immédiatement, avant même la manifestation du 2 novembre où 30 000 personnes se sont rassemblées à Quimper, s’organisait une tentative désespérée de la part des socialo-communistes de contenir le Peuple Breton.

La contre-manifestation de Carhaix bien sûr. Les pseudo-syndicats coloniaux en tête, qui n’existent que par les bonnes grâces du patronat hexagonal – scandale de l’UIMM et d’au moins 19 millions d’euros donnés aux syndicats par le patronat – et des subsides de l’Etat central. Pour eux, c’était une question d’intérêt et d’idéologie. D’intérêt car composés exclusivement de fonctionnaires, ils sont les obligés du Parti Socialiste Français, menacé par le mouvement des Bonnets Rouges. Le fonctionnariat étant la clientèle essentielle de la gauche française. Idéologique car, pour maquiller un corporatisme des plus réactionnaires, la fonction publique socialiste use encore d’une rhétorique révolutionnaire et vaguement marxiste pensant encore que ce verbiage tient en respect les masses.

Pour ce petit noyau petit-bourgeois réactionnaire lié au clientélisme socialo-étatiste, l’autonomisme breton signifie la supervision des dépenses par la base populaire, c’est-à-dire à Rennes et non plus à 500 km, à Paris. Les Bretons étant économes et sérieux dans leur rapport à l’argent, ils savent d’emblée que pour eux, ce sera la fin du racket et du profit sur le dos des contribuables. Par ailleurs perclus d’idéologie antiraciste depuis l’abandon officielle de la lutte des classes par le PCF dans les années 80-90, tout mouvement de défense de l’identité charnelle du Peuple Breton constitue un assaut frontal contre la vision du monde de ce noyau pourri, hostile aux libertés  bretonnes.

Par enjeu électoral, par intérêt et aussi, par idéologie, l’arrière banc des apparatchiks socialo-communistes se mobilise contre l’Etat Breton. Cet Etat Breton en germe devant accoucher, un jour, de BREIZH, l’Etat National. La coopération entre ouvriers, entrepreneurs, artisans, commerçants, étudiants, jeunes, vieux sous bannière blanche et noire a mis un terme brutal à la fiction entretenue – mais auxquels les socialo-communistes eux-mêmes ne croient plus – d’une « lutte des classes » imaginaire dont la vocation est essentiellement identitaire. Mais aussi d’occupation psychologique : en se défaisant des mythes progressistes et marxistes, les Bretons s’émancipent mentalement de l’occupation étrangère franco-socialiste pour opposer leur propre sensibilité nationale, leur propre vision du monde. Une vision où communauté nationale – ethnique – et coopération entre ouvriers et entrepreneurs est naturelle dans l’intérêt supérieur de la nation.

Il ne faut donc pas s’étonner de voir les petites mains de la propagande pro-étatiste – donc pro-coloniale – s’acharner en vain contre les forces nationalistes bretonnes, mais aussi autonomistes ou régionalistes.

Nous sommes en train de gagner la guerre culturelle, au sens gramsciste du terme, et les socialo-communistes le savent. Ils sont pris au piège et affrontent un dilemne : ne pas suivre par principe et laisser le Peuple Breton se trouver de nouveaux représentants, ou suivre et capituler idéologiquement. Car la dynamique est résolument à l’identité et à la démocratie locale, en raison de la fin des idéologies modernistes, par ailleurs contestées depuis l’extérieur par la montée en puissance de blocs de civilisation opposant leurs schémas philosophiques et politiques aux modèles occidentaux.

Ce qui se passe en ce moment, c’est la victoire de la révolution conservatrice qui repose sur le retour permanent de l’archaïque, du réel et l’effondrement du mythe égalitaro-universaliste, d’essence religieuse. C’est la victoire, chez nous, d’Olier Mordrel, de Fransez Debauvais ou de Roparzh Hemon, tenant de l’archéo-futurisme et de la rencontre entre modernité et tradition. Visionnaires s’il en est qui avait anticipé ce qui se joue et n’ont eu qu’un seul tort : avoir raison trop tôt. Cette victoire idéologique est celle de BREIZ ATAO. Le mouvement des Bonnets Rouges n’existerait pas sans cette avant-garde qui a posé et continue de le faire le cadre nouveau des conceptions et des idées. Mais par phénomène d’écho, c’est une version encore limitée et préalable de ce qui s’annonce pour ce siècle.

Pour ce qui concerne les BREIZHOURION, la chose est entendue : détruire les forces pseudo-progressistes, socialistes et communistes en tête, car parfaits produits de la colonisation mentale induite par la révolution française, est la priorité absolue.

C’est pourquoi, notre programme est simple : détruire le socialo-communisme français en terre bretonne. Et d’abord culturellement, donc médiatiquement, dialectiquement, idéologiquement.

Des victoires culturelles découlent les victoires politiques quand les conditions objectives sont réunies.

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