Loading...

Par Boris Le Lay

BREIZATAO – PENNADSTUR (07/03/2014) La Crimée avance résolument vers l’émancipation et cette république autonome d’Ukraine, majoritairement russe, pose un exemple qui sera à n’en pas douter utile pour la nation bretonne.

Naturellement, le contexte est différent. Mais le fait est là : le peuple de culture russe de Crimée avance vers la liberté, contre le jacobinisme de Kiev.

Comme l’indique l’agence de presse ITAR TASS, le peuple de Crimée vient de se doter des instruments de gouvernance nécessaire à son autodétermination, essentiellement des ministères.

Nombreux sont ceux qui n’ont pas été surpris des réactions agressives de la France face à cette juste mobilisation de la population de Crimée pour la défense de ses droits. Et Paris récuse par avance tout référendum sur le sujet, évoquant une  » violation du droit international ». Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius ayant notamment déclaré au journal Le Monde :

« En droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières. Imaginez un département de France qui demande son indépendance ! Et si cela se généralisait à d’autres Etats… Après, tout dépend de la question qui va être posée. S’il s’agit d’aller vers davantage de décentralisation, d’accord. Mais si, en revanche, c’est une manière de changer les frontières, cela pose problème ».

Car l’Etat Français, habitué des leçons de démocratie pour les autres pays, craint que les minorités nationales de l’Hexagone ne nourrissent trop activement et légitimement des idées d’autodétermination.

Rappelons que la France a reconnu avec empressement l’indépendance du Kosovo, au nom justement de sa composition ethnique. Ainsi le président français de l’époque, Nicolas Sarközy écrivait-il à l’adresse de son homologue kosovar Fatmir Sejdiu :

« J’ai l’honneur de vous informer que la France, en plein accord avec la déclaration de l’Union Européenne et tirant les conséquences de la résolution adoptée par l’Assemblée du Kosovo le 17 février 2008, reconnaît dès à présent le Kosovo comme un Etat souverain et indépendant ».

On comprend donc bien que pour Paris, il y a les « bons séparatismes » et les « mauvais », selon qu’ils servent les intérêts du pouvoir français ou non. Ce double discours a réduit le crédit de la France, comme celui de l’Union Européenne, à presque rien.

Par ailleurs, y aurait-il eu une décolonisation si les peuples ne s’étaient pas révoltés contre des états étrangers, alors que le « droit international » reconnaissait pourtant une telle tutelle ?

La Russie a pris acte de la nouvelle politique de Paris, ainsi que celle des USA. Ces puissances ont pris sur elles de soutenir la modification de frontières au profit de certaines nationalités. La Russie défend donc ce nouveau principe pour de nombreux pays luttant pour leurs droits nationaux, à commencer par l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud et plus récemment la Crimée.

L’argument du « droit international » ne tient pas. L’histoire n’est pas figée et nul ne peut définir de toute éternité qui a le droit de former un état ou non. C’est aux peuples, au nom du droit à disposer d’eux mêmes, de définir s’ils veulent former un état indépendant.

Ainsi, en Catalogne, appartient-il aux Catalans de choisir leur destin et non à Madrid ou à l’Union Européenne. Quelle est la légitimité de Barroso quand il explique partout que l’UE refuserait de tels processus démocratiques, notamment en Ecosse ou en Catalogne ?

Les décisions de la Russie quant à la Crimée constituent un développement positif pour la démocratie en Europe. Il faut souligner d’ailleurs que le nouveau gouvernement de Crimée a décidé d’accroître les droits des Tatars de la péninsule, y compris sur le plan politique.

C’est ce même soucis de la sécurité des minorités qui contraint Moscou à défendre la constitution ukrainienne en refusant de légitimer le putsch du 22 février, ou encore les atteintes aux droits politiques et culturels de partie russe et russophone de l’Ukraine.

La Russie fédérale assure à ses nombreuses minorités nationales une très large autonomie, notamment sur le plan linguistique et culturel. C’est à n’en pas douter un exemple à méditer.

L’Etat Français à l’inverse s’inscrit toujours dans le déni des réalités et de plus en plus, dans le sabotage des aspirations démocratiques des peuples européens, à commencer par ceux qui vivent sur son sol. Mais Paris ne pourra pas éternellement se livrer à ce jeu de dupe. Le mouvement d’émancipation des peuples en Europe s’imposera aussi à elle. Les Bretons doivent prendre une part essentielle dans ce processus.

Loading...

9 COMMENTS

  1. on vois bien que la notion de fédération et de référundum, deux outils politiques des plus intéressants dans le choix actuel (si tant est qu’on est le choix….. !!), fédération et référendum donc très éloignés et méprisés de la gouvernance de Paris ou Bruxelles…. demander l’avis des gens est un non sens pour les politiques actuels!!… dernier exemple en date le hurlement européen et médiatique face au référendum réalisé par la confédération helvétique!!…..

  2. Le référendum est loutuk democratique par excellence catalogne écosse Crimée la france ne tire pas lenseignement que cest l’identité qui crée la force dun peuple de part ses traditions et ses racines et rend légitime limpot par son travail et sa fierte dappartenance.

  3. Ce n’est pas exactement l’indépendance que souhaitent les russophones de Crimée, mais plutôt et surtout la protection intéressée du grand « frère » Russe.
    Situation comparable à celle de la Bretagne sous l’occupation Nazie, toujours prête, comme le disait Louis Ferdinand Céline à propos de la france et des français, à « tourner putain » et à vendre ses fesses au plus offrant. A condition qu’il ait des bottes bien cirées.
    Il faut être un peu sado-masochiste pour appeler ça de l’indépendance. Je déplore que toutes les perversions et déviances de la raison soient devenues ici du dernier chic.

    • Quand on cite Céline, il faut le bien citer :

      « Je me sens très ami d’Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu’ils ont bien raison d’être racistes. Ça me ferait énormément de peine si jamais ils étaient battus. Je trouve que nos vrais ennemis c’est les Juifs et les francs-maçons. Que la guerre c’est la guerre des Juifs et des francs-maçons, que c’est pas du tout la nôtre. Que c’est un crime qu’on nous oblige à porter les armes contre des personnes de notre race, qui nous demandent rien, que c’est juste pour faire plaisir aux détrousseurs du ghetto. Que c’est la dégringolade au dernier cran de la dégueulasserie »

      « C’est la présence des Allemands qu’est insupportable. Ils sont bien polis, bien convenables. Ils se tiennent comme des boys scouts. Pourtant on peut pas les piffer… Pourquoi je vous demande ? Ils ont humilié personne… Ils ont repoussé l’armée française qui ne demandait qu’à foutre le camp. Ah, si c’était une armée juive alors comment on l’adulerait ! »

      La France a en effet tourné putain, en se vendant au gaullo-communisme. C’est sa destinée. Comme disait justement Céline : « Toujours plus bas, toujours plus bas vers le nègre ». Les fariboles pseudo-démocratiques, le bobard du droit, que les mêmes banquiers qui garantissent les régimes parlementaires violent 100 fois par jour, est constamment utilisé quand un peuple, au nom de sa nationalité, se dresse face aux razzias internationales de l’Ouest bancaire et antiraciste. Et quand la Crimée vote majoritairement pour l’intégration à la Russie, en ayant le choix de rester en Ukraine, soudain, les ploutocraties parlementaires s’étouffent en hurlant que pareil exercice plébiscitaire ne saurait être reconnu.

      C’est le bal des faux cul !

      La Crimée, russe, veut être une république autonome associée à la Russie. Votre exemple est parfaitement absurde : la France n’était pas culturellement allemande. L’alsace l’était et l’est encore. Elle était fondée à rester dans le sein germanique, si la vermine cosmopolite parisienne ne s’était pas piquée, avec sa consoeur de Londres et de New York, de semer la guerre comme seule réponse à la légitimité. Comme en Irak, en Libye, en Syrie, en Géorgie !

      Les soi-disants démocrates préfèreraient que la Crimée rampe sous la tyrannie de la clique de Kiev, 100% Kasher, cette tribu en bivouac en plein coeur de ce pays blanc auquel on a fait miroiter le « lait et le miel », et qui ne gagnera que sa cargaison de cafres et l’esclavage.

      La Russie remet de l’ordre et c’est bon signe, c’est le dernier pays blanc avec un peu de sève décidé à ne pas s’éclipser dans le grand cloaque occidental.

      Mais la France a bien tourné putain, en effet, en se livrant corps et âme à l’axe Jew York – Tel Aviv, ce foyer de pestilence.

  4. Un modéle d’indépendance comme on le voit… Un peu comme si l’Irlande annexait la Bretagne…
    Franchement BA, vous allez bientôt revoir votre copie sur l’Ukraine et admettre que les natios ukrainiens sont dans le vrai, même si si aidés par quelques aventuriers de la CIA et du mossad ? Le nouveau gouvernement ukrainien est un gouvernement fantoche mais attendons les élections de mai et voyons s’il reste des youtres aux manettes.

    • Les nationalistes ukrainiens sont les laquais des ambassades d’Israël et des USA, l’Aube Dorée les a rejeté vertement encore récemment. Les faits ont été bien présentés ici, sources nombreuses à l’appui. Maintenant on peut librement choisir Bernard Henri Lévy, Soros, Nuland, Obama et Fabius. C’est un choix.

  5. je soutient que tout peuple a le droit d’appartenir à une nation à laquelle elle partage la meme culture, la meme vision et les memes valeurs et lma passion de vivre ensemble. et le droit international ne peut que prendre acte, puis que impuissant devant une telle réalité populaire inaliénable d’un peuple comme la Criméé.

  6. la russie a demontré sa puissance en annexant la Criméé sous le régard honteux et impuissant des Etats-Unis et de la France. mais si c’était les Pays africains ils allaient vite bombarder comme ils l’ont fait en libye et en cote d’ivoir. que les pays africains en tirent la lécon.

Comments are closed.