Troadec est très apolitique
BREIZATAO – POLITIKEREZH (28/04/2014) Après avoir annoncé en exclusivité la candidature de Christian Troadec aux élections européennes, sur fond de course à l’échalote avec l’UDB, voici que le marchand de vaches de Carhaix se met en « retrait » du Collectif des Bonnets Rouges ou, du moins, de ce qu’il en reste. Troadec travaille en effet à sa cuisine électorale avec les élections de 2015 en perspective.
Apolitique le samedi, en campagne le dimanche
Dans un communiqué, la clique de Carhaix a annoncé que l’édile de la ville, toute à ses plans électoraux, n’a plus guère de temps à accorder à un Collectif désormais lâché par sa base. L’ABBR, nouvelle direction politique des Bonnets Rouges, a en effet remercié la bande de Nodé, Merret et Le Mat pour agir de manière indépendante. L’ABBR, mené par Jean Loup Le Cuff, est donc la nouvelle direction réelle du mouvement.
Le plus sérieusement du monde, et pour maquiller les sinistres calculs d’épicerie de Troadec, le Collectif des Carhaisiens a jugé utile, suite aux nombreuses réactions, de remplacer Troadec par le hibou ahuri Jean-Pierre Le Mat, au nom de « l’apolitisme » du dit Collectif. C’est ce qu’indique un nouveau communiqué de la désormais fantomatique organisation de Carhaix.
Troadec était donc « apolitique hier » et « politique » aujourd’hui. Ne riez pas, c’est très sérieux.
Collectif « apolitique » et de gauche
Il faut dire, qu’avec les envolées antiracistes en faveur d’une « Bretagne multicolore » et les attaques contre les comités autonomistes ou « droitistes » proches de Jean Loup Le Cuff, de mauvais esprits auraient pu penser, en effet, que la clique de Carhaix était très politisée. A gauche.
Le dernier volet de cette pitoyable farce achève donc de convaincre la base militante des Bonnets Rouges de l’effondrement moral de la clique qui a géré jusque là le mouvement, allant même jusqu’à tenter de sauver des indicateurs de police français ayant mené de jeunes militants en prison.
Le départ de Troadec est donc logique mais naturellement on continuera de nier que c’est là le moyen pour le gras cul du Poher de quitter le navire au moment même où les militants font face à la répression.
En réalité, la défense de ceux-ci n’est plus le fait que de l’ABBR et de Jean Loup Le Cuff, la clique de Carhaix menée par Nodé étant désormais vomie par la base.

On prend les mêmes et on continue … comme si, avec le respect que je dois à chaque personne, ces nouveaux « promus » pouvaient faire avancer le schmilblick en terme d’emplois, de justice sociale, d’Europe !! tous carriéristes, tous assoiffés …Voyez-vous, tout ça m’écœure mais pour Troadec, c’était prévisible, !! J’ai envie d’une autre Europe en effet, mais pas dans le désordre !
Il était difficile de faire neuf avec du vieux…
Je voudrais revenir un instant sur le sens et l’importance de ces élections européennes. Et préciser quelques points en relation avec ces élections.
Ce scrutin de mai aura, pour la première fois, un impact décisif sur la désignation du futur président de la Commission européenne.
Avec le traité de Lisbonne, il est en effet désormais possible que le président de l’exécutif bruxellois soit de la même couleur politique que le parti vainqueur des élections. Actuellement, la majorité du Parlement Européen est PPE.
Au moment du vote, les électeurs choisiront donc, non seulement un parti, mais aussi son représentant pour ce poste central des institutions européennes.
Une personnification de la fonction qui devrait susciter un regain d’intérêt parmi les électeurs à l’heure où les menaces des extrêmes et de l’abstention planent comme jamais sur le scrutin.
Les partis politiques européens l’ont bien compris », explique M. Lamassoure, « chacun s’organise pour annoncer à l’avance le nom de son candidat, si bien que le vainqueur sera désigné en fait par le corps électoral lui-même ».
Les principaux partis ont déjà désigné leurs candidats :
Martin Schulz, actuel président allemand du Parlement européen, pour le Parti socialiste européen (PSE) ;
– Le Grec Alexis Tsipras, leader du mouvement Syriza, pour le Parti de la gauche européenne ;
– le Français José Bové et l’Allemande Ska Keller pour Alliance Libre Européenne/Europe Ecologie Les Verts, ALE/EELV
– le Belge Guy Verhofstadt pour l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE),
– l’ancien Président de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, pour le parti populaire européen (PPE)
En ce qui concerne la liste TROADEC nous ne savons pas pour qui ils voteront, s’ils ont des élus, ni de quel groupe ils feront partie.
La liste UDB non plus, mais je suppose qu’ils rejoindront le groupe ALE/EELV, groupe des régionalistes européens et Verts, et voteront donc en faveur de José Bové et Ska Keller.
Si la liste TROADEC rejoint le groupe ALE/EELV, ils rejoindront ceux qui ont fait voter les ECOTAXES européennes et seront alors en complète contradiction avec leur mouvement.
La question fondamentale c’est que les électeurs français et bretons vont voter à ces élections comme ils votent pour les élections nationales ou régionales, sans tenir compte de l’importance de l’enjeu au niveau de l’Europe et sans prendre en compte leur responsabilité en tant que citoyen européen.
Alors que la France n’est plus décisionnaire de notre avenir, mais entretient la fiction de son pouvoir alors que 95% des décisions sont prises à Bruxelles.
Alors qu’en fait ce n’est ni l’UMP ou le PS ou les Verts ou Troadec ou UDB que nous voulons entendre mais les partis européens auxquels les partis nationaux ou régionaux adhèrent : le PPE, L’ADLE, le PSE, l’ALE, etc…
La campagne est européenne et non pas nationale.
Quels sont les messages cohérents pour l’ensemble de l’UE que ces partis veulent faire passer?
Pour notre part, Parti Fédéraliste Européen, nous voterons pour Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge, fédéraliste européen convaincu.
Demandez donc à la liste TROADEC pour quel candidat voteront-ils!
Claude GUILLEMAIN
Réseau des Bretons de l’Etranger
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