BREIZATAO – PENNADSTUR (28/01/2014) Lorsque le dissident russe Soljenitsyne surgit en Occident après son séjour crépusculaire dans les goulags, celui-ci ne vanta pas, comme s’y attendait le parterre démocratique qui l’accueillait, la grandeur de l’Ouest. Il se fit plus sévère qu’à l’encontre du communisme : l’Ouest, dit-il, affronte une grave crise spirituelle qui le menaçait plus fondamentalement qu’un communisme demeuré barbare et primitif, incapable de subvertir les âmes.

La France n’est pas n’importe quel pays sur le plan spirituel : c’est le pays de Saint Louis et de Robespierre. Fatalement, le pays qui porta les Croisades devait-il générer l’intrusion dans l’ordre temporel des erreurs induites par les philosophies issues de la modernité. C’est elle qui se livra le plus complètement à la subversion et qui se fit le bras séculier du fanatisme et du mensonge, proclamant les tables de la loi de l’Imposture que sont les « droits de l’homme ».

Quand le basculement idéologico-spirituel surgit en 1789 – quoique préfiguré par la révolution américaine – c’est bien la nation bretonne qui fournit l’opposition la plus ferme et résolue, parce que la plus spirituelle, à l’ère naissante des religions horizontales que sont les idéologies, ces idées illusoires qui flattent la mégalomanie humaine et ses ambitions prométhéennes. C’est bien par leur foi chrétienne et leur instinct traditionnel inné, que les Bretons opposèrent une nouvelle guerre sainte aux forces ténébreuses s’étant emparées de la France.

La France, matrice des révolutions horizontales, fut la mère spirituelle de la Russie Bolchevique et de la Chine maoïste qui, toutes deux, ne manquèrent jamais de célébrer la Jérusalem rouge mondiale qu’était Paris. Jérusalem dont Karl Marx pointa l’importance : « La révolution mondiale passe par Paris ».

Qu’on ne croit pas qu’une idéologie offre, face à l’erreur moderniste engendrée par Descartes, Kant ou Hegel, un quelconque secours. Cette erreur ne disparaîtra par des moyens de même nature, c’est-à-dire des moyens humains d’ordre exclusivement logique. A la dialectique égalitariste et esclavagiste qui détruit l’ordre naturel et les légitimes solidarités pour leur substituer un monstre cannibale, aucune autre dialectique réduite à l’état de simple réponse horizontale n’apportera de rempart.

Car à l’homme moderne réduit à sa seule capacité mémorielle ou cognitive, peuvent répondre mille hommes aux mille idées tout aussi subjectives et relatives. L’homme, seul, ne peut pour imposer une vérité relative qu’en dernière instance user de la seule force de ses poings. L’homme, pour lutter contre l’erreur humaine qu’est par définition la modernité, peut recourir à la vérité révélée qui inscrit dans l’Eternité Bien et Mal, Vérité et Mensonge et fixe donc clairement le juste but. C’est bien l’aide du surnaturel qui est le secours de l’Homme de Tradition face à l’orgueil vain des bavards, intellectuels narcissiques et idéologues désespérés.

On juge un arbre à ses fruits. L’Occident athée et matérialiste a pavé son chemin vers la perdition.

Ce qui fonde le nationalisme, c’est plus que le nationalisme : c’est l’ordre. L’ordre qui n’est que la manifestation de l’harmonie, harmonie qui, par sa nature même, voit ses règles d’équilibre puiser sa source dans le divin. Telle était la recherche de nos Anciens Celtes pour qui le religieux était le coeur de toute vérité.

S’il est une révolution bretonne, et par extension une révolution européenne légitime, c’est la révolution verticale de l’esprit et non celle horizontale des égos et des opinions.

Les Bretons ont davantage besoin de Croisés que de Démocrates ou de Socialistes. Le matérialisme pourrissant a privé notre pays de sa dignité comme de ses réalisations les plus intimes, le limitant à un rôle d’accumulation infini désespérant. Quiconque veut juger de la grandeur de la nation bretonne n’a qu’à contempler l’intensité de sa foi et son évolution.

Les révolutionnaires bretons doivent d’abord porter l’Esprit avant le Corps. Ce n’est que ressourcés à l’eau de la vérité qu’ils pourront affronter les ferments de dissolution qui menacent notre pays. Ferments qui, de tout temps, se diffusèrent par l’usage du mensonge, de la séduction, de l’ambiguïté.

Dès l’origine dans nos colonnes, nous avons été limpides : anéantir impitoyablement les ferments d’erreur issus de la modernité. Marxisme, socialisme, sociale-démocratie, droits de l’homme, indifférentisme, relativisme, etc. C’est au coeur de la nuit qu’il faut veiller car l’aube approche.

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3 COMMENTS

  1. Bonjour cher Monsieur Durden,

    « Breton dans l’âme », dans le sens de l’adoration et du respect de notre Dieu de la Bible, j’aimerais vous dire mon approbation de vos idées telles que vous les formulez dans ce texte… à une restriction près :
    Qu’entendez-vous par « Les Bretons ont davantage besoin de Croisés que de… » ?

    J’aimerais être sûr que les Croisés que vous évoquez (de façon équivoque à mon sens) ne sont pas ceux de l’époque des Croisades, de bien triste mémoire.

    Dans l’attente de votre réponse, je vous adresse, cher Monsieur Durden, mes plus amicales salutations.

    Fred

  2. La Croix christique est le symbole de l’élévation verticale face a l’uniformisation horizontale juive. Enfin c’est comme ça que je le prend.

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