Prix Nobel de littérature : les obsessions de l’écrivain juif Patrick Modiano

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BREIZATAO – URZH BED NEVEZ (13/10/2014) Il n’aura pas pu échapper au grand public qu’un « Français » avait gagné le « Prix Nobel de Littérature » dont la renommée est inversement proportionnelle au talent de ceux qui le reçoivent. Cette nouvelle gloire hexagonale se nomme Patrick Modiano et est, comme de juste, l’heureux descendant d’un juif d’Alexandrie.

On vous épargnera la liste des ouvrages que cette boursoufflure a commis pour n’en citer qu’un, « La Place de l’Etoile » (1968). Voici son résumé :

Le roman raconte, sur un mode en partie autobiographique, l’histoire de Raphaël Schlemilovitch, juif français né juste après la guerre et hanté par l’image de cette guerre et par la manie de la persécution. Se présentant d’abord comme un juif antisémite appartenant à la Gestapo française, il vit à Genève et se lie avec Des Essarts, un aristocrate français, et Maurice Sachs, miraculeusement réapparu.

Après leur disparition, il retrouve son père, gros industriel israélite de New York, lui lègue toute sa fortune héritée d’un oncle, puis s’inscrit en khâgne à Bordeaux, où il subit l’influence de Debigorre, professeur de lettres, ancien pétainiste raillé par ses élèves et dont il prend la défense. Il rencontre ensuite Lévy-Vendôme, aristocrate juif spécialiste de la traite des Blanches, et réalise pour lui quelques « prises » dans le terroir français (qui l’attire énormément), d’abord en Savoie puis en Normandie. Il s’enfuit alors à Vienne, où il devient proxénète, croyant devenir le Juif officiel du Troisième Reich, ami de Heydrich, proxénète officiel des SS et amant d’Eva Braun.

On le voit ensuite partir en Israël dans un camp de rééducation qui ressemble fort à un camp de concentration, où l’armée israélienne « réforme » les juifs européens pour en faire de bons Israéliens délivrés de leurs obsessions au sujet du malheur juif, de la pensée juive, de l’esprit juif. Mais tout ceci semble n’être qu’illusion, car après une dernière scène où tous les personnages réapparaissent, on retrouve Schlemilovitch sur un divan à Vienne, en train de se faire psychanalyser par un médecin qu’il prend manifestement pour le docteur Freud.

Patrick Modiano se rêve tout à la fois amant d’Eva Braun, antisémite, proche de Reynard Heydrich et proxénète tournant les Blanches en putains, sioniste raté finissant dans la psychanalyse. Il cache à peine sa fascination masochiste, comme tous les intellectuels juifs, pour les camps de concentration du IIIème Reich.

Bref, encore un névrosé hissé au rang de génie universel par le seul jeu du copinage communautaire. Vous comprenez pourquoi la presse « française » en a fait des tonnes à propos de ce « couronnement ».

Cependant, c’était sans compter sur Marine Le Pen et son « conseiller à la Culture et à la Francophonie », Karim Ouchikh. Ceux-ci sont chaudement félicités de cette distinction :

« Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine félicitent chaleureusement Patrick Modiano pour cette récompense qui consacre une grande carrière littéraire et se réjouissent d’une distinction qui honore à nouveau les lettres françaises. »

C’est le genre de réactions qui convainc le patriotisme de péremption. Il suffit d’apposer un tampon tricolore sur n’importe quoi pour voir les ahuris du chauvinisme se mettre en rang et saluer. Même le dernier plumitif juif. Mais quand le « coq gaulois » et son patriotisme ont à leur tête un Maghrébin délivrant les bons points, que dire, si ce n’est qu’il n’y a là qu’une conclusion logique ? Les promesses généreuses de 1789.

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7 COMMENTS

    • Salut ordure communiste. Pour te répondre :

      Jean Marie Gustave Le Clézio, en 2008.

      « JMG Le Clézio est aussi très attaché à ses origines bretonnes et lʼa exprimé à maintes occasions, notamment à Saint-Malo en 2002 : « J’appartiens à cette nation ».

      Maintenant, tu vas gicler pourriture.

  1. Ces félicitations de Marine Le Pen, c’est vraiment le plus affligeant, j’ai vraiment honte pour elle.

    Sinon, ce profil de prix Nobel n’a rien d’inattendu, le grand anthropologue Hervé Ryssen en a décrit plein de spécimen, Anne Kling aussi . C’est dans la ligne du Nobel de la Paix donné à Obama, et de Simone Weill à l’Académie française pour sa seule oeuvre: une autobiographie.

    Ils avaient bien donné leur prix à Bergson et à Sartre dont les oeuvres n’intéressent plus personne et ne se vendent plus du tout, malgré l’obstination de l’Éducation nationale pour les maintenir dans les programmes. Qui pourrait encore prendre au sérieux Le Rire ou les Mains sales.

    Pour Le Clezio, c’était un accident. Il y a eu Soljenitzine (1970), ils ont beaucoup regrêté par la suite quand il a publié Deux siècles ensemble et La Roue Rouge.

    Les termites mettent toujours en avant leurs innombrables prix Nobel pour attester de leur apport indispensable à l’Humanité. Pendant les 1500 ans qui ont précédé la fondation du Prix Nobel, leurs grands hommes, romanciers, poètes, peintres, sculpteurs, physiciens, mathématiciens, marins, techniciens, hommes de guerre, architectes, philosophes, chanteurs, agronomes, ingénieurs, illustrateurs, tenaient sur les doigts des deux mains.

  2. Deux citations de Jean Tirole, le second Français qui est prix Nobel d’économie, depuis Maurice Allais:

    « Il n’est absolument pas question de revenir sur la titrisation et les produits dérivés… Ils ont eu des effets très positifs ».

    « réguler les hedge funds ce n’est de toutes façons pas possible, oublions ça ».

    Maurice Allais (Nobel 1988), c’était autre chose, c’était un économiste nationaliste :

    « Chaque organisation régionale doit pouvoir mettre en place dans un cadre institutionnel, politique et éthique approprié une protection raisonnable vis-à-vis de l’extérieur. Cette protection doit avoir un double objectif :

    – éviter les distorsions indues de concurrence et les effets pervers des perturbations extérieures;

    – rendre impossibles des spécialisations indésirables et inutilement génératrices de déséquilibres et de chômage, tout à fait contraires à la réalisation d’une situation d’efficacité maximale à l’échelle mondiale, associée à une répartition internationale des revenus communément acceptable dans un cadre libéral et humaniste.

    Dès que l’on transgresse ces principes, une mondialisation forcenée et anarchique devient un fléau destructeur, partout où elle se propage. […]

    L’absence d’une telle protection apportera la destruction de toute l’activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c’est-à-dire de toutes les industries de l’Europe de l’Ouest et celles des pays développés. Car il est évident qu’avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l’industrie française finira par partir à l’extérieur. Il m’apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu’elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts […]. Si aucune limite n’est posée, ce qui va arriver peut d’ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services. […]

    Au nom d’un pseudo-libéralisme, et par la multiplication des déréglementations, s’est installée peu à peu une espèce de chienlit mondialiste laissez-fairiste. […]

    Cette domination se traduit par un incessant matraquage de l’opinion par certains médias financés par de puissants lobbies plus ou moins occultes. Il est pratiquement interdit de mettre en question la mondialisation des échanges comme cause du chômage. »

    • Ce qui constitue actuellement le système n’est pas le « laissez-faire », mais au contraire, l’interventionnisme agressif des banquiers centraux et des états (des politiques). C’est une crise du socialisme pas du libéralisme.

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