Loading...

francis-i-bergoglio-hanukkah-december-2012

BREIZATAO – FEIZ (20/10/2014) Les chaleureuses félicitations du Grand Orient d’Italie, ennemi acharné et séculaire de la Foi, lors de l’élection du Pape François n’avaient pas constitué un signe rassurant pour les Catholiques. Son Grand-Maître ne déclarait-il pas : « Avec le Pape François, rien ne sera comme avant. Clair est le choix de la fraternité pour une Eglise du dialogue, non contaminée par la logique et les tentations du pouvoir temporel ». Bien sûr, la maçonnerie, elle, n’a jamais reculé devant les « tentations du pouvoir temporel », puisque tout son engagement fut la conquête de ce pouvoir et la destruction du règne social du Christ et de son Eglise.

Scandales à profusion

Cet avertissement fut d’autant plus conforté que, contrairement à tous les autres papes, les médiats occidentaux n’ont eu de cesse de tresser des couronnes au Souverain Pontife actuel. Y compris par un magazine sodomite. Benoît XVI lui, pour ses timides ouvertures à la Tradition, fut littéralement insulté durant tout son pontificat, ce qui donne la mesure du changement de ton. Cette presse athée, acquise par définition à la lutte contre le christianisme, louant un Pape, voilà qui pour un Catholique est aussi inhabituel que révélateur. Cependant on pouvait se dire que la presse prenait ses désirs pour des réalités, faisait dire ce que le successeur de Pierre ne disait pas. La prudence faisant le reste.

On a parlé d’un pape « réformateur ». Mais nul ne disait de quelles réformes il était question. Le Pape François a comblé d’aise les ennemis de l’Eglise par des déclarations à brûle-pourpoint sur quantité de sujets, sans jamais avoir conscience que chaque réponse à la presse a, de facto, valeur de sermon en chaire. On se souvient de cette hérésie inique lorsqu’à Lampedusa le Souverain Pontife déclara sans sourciller que ce que les musulmans avaient de mieux à faire était de lire le Coran. Le Pape décida d’aggraver encore la situation en organisant une prière commune avec un imam et un rabbin, l’imam ne se privant d’ailleurs pas d’annoncer la victoire sur les infidèles. Déclaration qui fut niée par le Vatican avant d’être confirmée par les observateurs.

Les juifs à l’honneur

Avec le Pape François Ier, le coeur dirige la tête. La tyrannie de l’émotionnel prend le pas sur le coeur sainement dominé par la Raison et la Doctrine. Du moins, si l’on estime que ce Pape agit de bonne foi quand il accumule les erreurs graves. Mais les choses vont beaucoup plus loin. Lorsque François Ier reçoit chaque semaine qui passe son lot de rabbins et autres mécréants, comme le communiste Alexis Tsipras de Syriza pour lequel il est tout de flatteries, nous sommes en pleine apostasie. Un chef communiste au Vatican, qui plus est pour déclarer sa convergence de vue avec un pape qui lui répond qu’il chante « une mélodie de l’espoir », la mesure est comble. Rappelons que le fameux Tsipras est allié au parlement européen avec le Front de Gauche du maçon socialiste Mélenchon.

Ces scandales sont d’autant plus ignobles que le Pape François Ier affecte d’accorder plus d’honneurs au dernier des juifs qu’aux Catholiques orthodoxes – maintenus à distance et auxquels ils ne ménagent pas ses critiques.

Dernières joyeusetés de ce pape, nous apprenons qu’un juif argentin a été autorisé à prier en pleine chapelle du Vatican. Le même juif qui appelle le Pape « Bergoglio, mon rabbin » et aux côtés duquel l’archevêque de Buenos Aires affectait de participer à des cérémonies juives.

6604_528690713840271_383162581_n

Le rabbin argentin Sergio Bergman au Vatican, en jeans bien sûr

Juifs invités à prier au Vatican, traditionnalistes réprimés

Dans le même temps, nous apprenions que la Chapelle Sixtine serait louée à la firme Porsche pour ses besoins commerciaux, en attendant d’autres clients. Le Pape de « l’ouverture » semble soucieux de s’ouvrir à tout sauf ce qui est catholique.

Si les juifs sont invités à prier dans le Saint des Saints, en revanche, les moines voulant célébrer la messe traditionnelle comme ils y sont autorisés par  le Motu Proprio signé par Benoît XVI en sont empêchés, à l’instar des Franciscains de l’Immaculée. Ce qui a suscité les craintes et interrogations de l’Institut du Bon Pasteur, fondé par des anciens membres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, de nouveau en communion avec Rome.

Tout ceci cependant, bien que scandaleux, était pour l’essentiel affaire de spécialistes, de théologiens, d’éditorialistes ou de petits groupes plus ou moins militants. L’immense masse des Catholiques demeurait indifférente à ces questions, ne disposant ni de la culture ni de l’intérêt pour ces sujets. La bataille demeurait limitée aux critiques radicales du Concile Vatican 2 rassemblés autour de la Fraternité Saint Pie X répondaient les Catholiques demeurés fidèles à Rome pour qui le Concile est valide, mais son application largement dévoyée par des esprits malintentionnés.

Les manigances révolutionnaires du Pape

Le Pape François Ier, de façon inattendue, est sur le point de les mettre tous d’accord et ceci à la faveur du Synode sur la Famille qui se conclura en 2015 et verra ses conclusions validées, ou non, par le Pape en 2016.

Sans surprise, ce synode – qui devait être de détail – a tourné en affrontement doctrinal violent. Qu’on n’en doute pas : le Pape fait de ce synode le moment fort de son règne. Et entend donc faire de lui autre chose qu’un simple rappel de la doctrine catholique. En fait, ce synode est conçu comme la traduction pratique finale du Concile Vatican 2. C’est d’ailleurs ainsi que le cardinal allemand Walter Kasper l’a présenté.

Le Pape a eu beau dénoncer « progressistes » et « orthodoxes » dans son discours de clôture dimanche, l’affaire est apparue comme un pitoyable exercice politique, bien loin du niveau d’un Vicaire du Christ sur terre. Contrairement à ce qu’il a affirmé dimanche dernier, le Pape est loin d’avoir été neutre durant les travaux préparatoires. Au contraire, il a mis en avant le cardinal hérétique Walter Kasper, tenant d’une ligne homosexualiste et socialisante où c’est bien l’air du temps qui dicte sa loi à l’Eglise et non l’Eglise qui dit la vérité au monde. Le Pape François, lors des travaux préparatoires du synode, avait ainsi qualifié les hérésies de Kasper de « théologie sereine ».

Sérénité si évidente qu’il est résulté des propositions de Kasper la plus grave crise dans l’Eglise depuis Vatican 2. Et encore, nombre d’observateurs ont convenu que même à Vatican 2, jamais on ne vit de cardinaux défier frontalement le Souverain Pontife comme le firent les cardinaux Pell et Burke par exemple et ceci, en plein synode et sans se cacher. A-t-on jamais entendu un cardinal déclaré qu’un pape « avait fait beaucoup de mal » pendant un synode, alors même qu’il n’est pas terminé ? Non bien sûr.

Un Pape qui organise le schisme

On a appris depuis que face au camp défendant des positions objectivement hérétiques mené par le Pape, de saints cardinaux ont tenté d’appeler Benoît XVI à intervenir pour sauver l’enseignement de l’Eglise. Ce dernier a observé le silence. Mais pour que des cardinaux se sentent contraints de recourir à ces extrémités, c’est bien que la rupture au sein de l’Eglise est proche.

Comme nous l’avons dit, tant que l’on parlait du Concile Vatican 2, la crise interne à l’Eglise Catholique était affaire de théologiens et de minorités. Mais en touchant à la matière morale, au mariage notamment, la grande masse des fidèles, mais aussi des non-Catholiques, entrent en scène. Chacun peut comprendre ce dont il s’agit puisque ce sont des questions qui touchent à la vie quotidienne. Et il en va de même pour l’homosexualité, les unions contre-nature, etc. Il sera impossible de contenir les conséquences d’un enseignement qui serait devenu hérétique aux seuls cercles traditionnalistes, progressistes ou au Vatican lui-même.

Le Pape François Ier est en train, littéralement, de faire accoucher l’erreur d’un schisme. Un schisme qui couve depuis 50 ans mais qui, grâce à l’unité de la hiérarchie, a pu maintenir un semblant d’unité de façade. Mais qui peut encore croire à cette unité quand la presse catholique institutionnelle, comme La Croix, a durant tout le Synode défendu des positions objectivement hérétiques comme la reconnaissance de l’homosexualité et le mariage des sodomites ?

Pire, comment croire à l’unité de l’Eglise quand une majorité très nette de cardinaux a voté un paragraphe sur les divorcés remariés aux conséquences aussi énorme que l’abolition de facto de la Confession ? Paragraphe qui n’est pas passé grâce à une minorité de blocage ?

En vérité, il n’y a pas un mais des schismes. Ces schismes couvent et il est fatal qu’ils éclatent. Car, dans la marche eschatologique de l’Eglise, la diminution de son aura et de sa force est quelque chose d’entendu et c’est à cette Passion que nous assistons.

Les Catholiques  pourront-ils encore accepter de coexister de fait avec des prélats hérétiques, des médiats hérétiques dits « catholiques », des institutions diverses et variées où l’anarchie règne, sans parler d’un Pape qui professerait des hérésies ouvertement ? Quelle est la cohérence et l’unité d’une Eglise dont les autorités ecclésiastiques autorisent, comme ici, des prêtres qui font communier des sodomites non-repentis.

Conséquence

Nous ne sommes pas encore au point où le Pape proclame la tolérance vis-à-vis de l’homosexualité, du concubinage, de l’adultère, de la Confession des individus sans confession, etc. Mais c’est ce qui se dessine. Si cela advenait, nous serions face à un Pape n’étant plus pape de fait, mais qui jouirait d’une majorité absolue au sein de l’épiscopat mondial.

Certes, comment ne pas voir dans la défaite de François Ier samedi dernier l’intervention du Saint-Esprit ? Mais, le Souverain Pontife est déterminé à continuer ses assauts comme en témoigne le maintien, malgré leur rejet, des trois paragraphes hérétiques. Si d’aventure la chose revenait en 2015 sur la table, comme visiblement c’est l’intention du Pape, l’hypothèse du désastre doit être évoquée.

Cette hypothèse, c’est celle du schisme mené par une personne ayant cessée d’être pape à la minute où elle proclamerait des hérésies depuis la chaire de Pierre. C’est en ces termes que les Catholiques orthodoxes, c’est-à-dire les véritables Catholiques, doivent aborder la situation. Car les ennemis de la Foi doivent savoir ce à quoi ils s’exposent et les véritables Chrétiens à quoi ils sont tenus : le combat contre l’erreur.

Loading...

3 COMMENTS

  1. Il faut déclarer ce pape comme anti-pape et s’appuier sur la tradition et la FSSPX pour reconstruire une véritable hiérarchie catholique du bas vers le haut, menant au final à l’élection d’un nouveau pape. Du post-sédévacantisme, en quelque sorte.

  2. @ Popol

    En réalité, le vrai pape est Benoît XVI, c’est lui l’époux légitime de l’Église, jusqu’à ce que Dieu le rappelle à lui.

    Le pape François n’est qu’un concubin, un intérimaire, pas un vrai pape.

    Ca deviendra évident pour tout le monde si il meurt avant Benoît XVI.

    « Et les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. »

Comments are closed.