Menaces sur la presse identitaire en ligne : il est temps de s’organiser (éditorial)

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BREIZATAO – PENNADSTUR (23/10/2014) Le sectarisme des élites « progressistes » l’a largement fait oublier mais jadis la presse jouissait de droits très étendus et d’une liberté d’expression absolue. Il n’est que de lire la presse de la fin du XIXème siècle, avec ses menaces de mort, ses injures et ses outrances, généralement réglées par des duels avec témoins, pour se convaincre de son foisonnement et de son dynamisme. Des publications anarchistes aux journaux monarchistes, la violence des propos donnait sa pleine mesure à un exercice de confrontation idéologique et intellectuel salutaire.

Depuis le triomphe des communistes sur la vie intellectuelle hexagonale en 1944, renforcée par le gauchisme soixante-huitard et la victoire de François Mitterrand en 1981, le sectarisme s’est imposé à la fois dans les médiats, à l’assemblée nationale et dans les palais de justice. Les lois liberticides se sont amoncelées, toujours au nom d’un Bien univoque et partisan, visant précisément à empêcher l’expression médiatique de l’opposition politique.

Je suis actuellement sous le coup d’un nouveau train de plaintes, ce qui n’est pas en soi gênant, mais dont le caractère trop souvent politique est patent. Usant d’artifice multiples, on profite du vide juridique pour appliquer des mesures de droit commun à ce qui relève de l’infraction politique, et encore est-il absurde d’évoquer une infraction quand il est question de débat politique.

Il est devenu strictement interdit de défendre une autre approche philosophique ou idéologique que celle d’un universalisme béat, antiraciste et religieusement neutre. Il est devenu strictement interdit de transgresser les poncifs du marxisme culturel triomphant, établis comme des vérités de toute éternité qui pourtant n’ont généralement pas 40 ans d’existence, au risque de se voir poursuivi, ruiné et parfois, embastillé.

Être poursuivi est une chose. Quand il s’agit de ruiner socialement un individu en raison de ses écrits politiques, le ton est déjà donné. Mais nous avons dépassé, depuis les lois Fabius-Gayssot et Lellouche, le stade de la simple répression financière. Avec les peines de prison prévues par ces lois, tout écrit « discriminant », absurdité au regard du droit positif, est passible d’un an d’emprisonnement.

En d’autres termes, les ligues pro-israéliennes, fidèlement assistées de leurs laquais socialistes mais aussi de la « droite républicaine », ont rétabli en France la pénalisation des délits de presse. On objectera que la loi de 1881 qui encadre la presse est intégrée dans le Code Pénal depuis l’origine, ce qui est juste. Mais cette loi ne prévoyait pas de peine de prison pour des écrits jusqu’à une date assez récente. Mieux, on a rompu l’égalité interne du texte en excipant de la nature de l’opinion – et non de son support – pour aggraver la peine contre certains écrits et pas d’autres.

Dans une question de priorité constitutionnelle quant à cette rupture d’égalité, posée par des membres de la LDH tenants du boycott des produits israéliens, le Conseil Constitutionnel avait répondu sans sourciller qu’il n’y avait pas de rupture puisque le but recherché était juste. Ce qui était une manière de ne pas répondre à la question posée, que l’on traduira par : « la fin justifie les moyens ». Ce qui, bien sûr, donne le ton quant à la dégénérescence du droit positif en France, largement devenu un droit relatif et politique.

Avec l’avènement d’internet, le gouvernement français et ses corps intermédiaires, largement acquis à la religion du progrès et aux poncifs socialo-marxistes, sont confrontés à l’émergence d’une nouvelle presse libre. Et qui penche sérieusement du côté de l’opposition, y compris identitaire.

Les magistrats, qui sont les fonctionnaires d’une administration soumise au gouvernement, n’ont eu de cesse de réprimer tous les écrits contestataires. Dans mon cas personnel, les violations de procédure patentes comme les abus de pouvoir se sont accumulés. Je citerai par exemple, cet artifice de la Cour d’Appel de Rennes pour maintenir en place un contrôle judiciaire qui dura deux ans, d’une requalification en cours de procédure d’une plainte visant un propos écrit sur BREIZ ATAO. Alors que les contrôles judiciaires sont strictement interdits en matière de presse, les magistrats aux ordres transférèrent benoîtement celui-ci du droit de la presse au droit commun. Il suffisait d’y penser. Exercice parfaitement illégal susceptible d’appel en Cassation, moyennant six mois et 5 000 euros de frais. Ce qui était inutile, le procès devant se dérouler sensiblement autour des mêmes dates.

Je citerai encore cette condamnation à un an de prison avec sursis pour un écrit au sujet d’un militant communiste juif de la région bordelaise décédé, activement engagé dans l’aide aux colons extra-européens. Seul problème : la loi sur la presse détaille précisément qu’une telle chose est strictement interdite et pour cause : la victime n’existe plus. Las, en première en instance comme en appel, on a trouvé ce qu’il fallait de procureurs, de juges et d’avocats pour me faire condamner, bien que le délit n’exista pas, faute de loi.

C’est l’occasion de rappeler que grâce aux lois dites « anti-discrimination » – et qui vont bien au delà du racisme – ont permis de rétablir en France le subjectivisme dans le droit. C’est-à-dire le procès d’intention. Le juge devient donc inquisiteur, en charge de sonder l’âme du prévenu et de déterminer s’il est oui ou non idéologiquement correct. Recul fantastique de l’inviolabilité de la conscience qui, jusque dans les années 1970, était la pierre d’angle du droit positif en France.

Je passerai sur les nuisances permanentes et volontaires, comme les refus de transmettre les dossiers, arguant d’absence de demande formelle. J’ai le souvenir d’une greffière de Quimper qui affirma avec agressivité à mon avocat « n’avoir reçu aucune demande » de communication de mon dossier. Lorsque mon avocat produisit le double du courrier recommandé, ladite greffière resta stupéfaite de la prévoyance de mon avocat et ne devait plus parler lors de la comparution.

Bref, il n’est pas question d’état de droit mais d’état de force. Et la magistrature est le reflet de cet arbitraire, de ces trucages permanents et de cette lutte politique contre ceux qui expriment des opinions déclarées unilatéralement illégales par les Soviets de la république française.

Cependant, on aurait tort de croire que ces usages sont limités à ma seule personne : ils sont la règle. Et la presse identitaire, d’opposition, largement présente sur le net, puisque la presse institutionnelle (audio, télé, écrite) est acquise aux socialo-communistes grâce au jeu des subventions, devrait en prendre conscience.Encore récemment, Alain Soral s’est vu menacer de trois mois d’emprisonnement pour une déclaration audiovisuelle répercutée sur son site internet d’information.

Force est de constater que par manque d’organisation, cette presse alternative ne sait pas se défendre face à la répression organisée par le Système et ses juges rouges.

Il est grand temps pour les nouveaux journalistes et publicistes en ligne de s’organiser. Le temps des cartes de presse est révolu. Celles-ci sont d’ailleurs le plus sûr signe de la soumission au pouvoir en place, d’une façon ou d’une autre. La presse d’information alternative en ligne gagnerait donc à se doter de sa ou ses propre(s) association(s) aux fins de défendre ceux qui, avec endurance, animent des sites d’information et d’édition en ligne. Car la répression se durcit et le pouvoir français a le sentiment de l’impunité la plus complète.

Ce sentiment doit prendre fin.

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4 COMMENTS

  1. Toute loi condamnant l’expression de certaines opinions pratique par définition la discrimination envers ceux qu’elle condamne « en raison de leurs opinions religieuses ou politiques, réelles ou supposées ».

    La loi Gayssot devrait tomber sous le coup de la loi antidiscrimination.

    En effet, elle pré-détermine certains thèmes et certaines opinions politiques, historiques, scientifiques ou religieuses qu’il est interdit de professer ou de critiquer.

    La LICRA, le MRAP, les Antifas, et autres groupes sectaires, sont par essence justiciables des sanctions de la loi Gayssot pour racisme, et discrimination.

  2. c’est pas la loi gays-sot qui va tomber, c’est la France
    toute entière…

    Une star de Wall Street mise contre la France

    Le Point – Publié le 23/10/2014 à 19:44 – Modifié le 23/10/2014 à 19:53
    David Einhorn, qui avait prédit l’effondrement de la banque Lehman Brothers, estime que l’économie grecque n’a rien à envier à la France.
    http://www.lepoint.fr/economie/une-star-de-wall-street-mise-contre-la-france-23-10-2014-1875126_28.php#xtor=CS3-190

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