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BREIZATAO – ISTOR (25/03/2015) Cette fois, c’est confirmé : l’origine ethno-raciale des Indo-Européens se situe bel et bien dans le Sud de la Russie. Cette hypothèse, qui fut présentée en 1956 par l’archéologue américano-lithuanienne Marija Gimbutas, vient d’être vérifiée par une étude systématique de l’ADN des Européens. Les spécialistes australiens de recherches génétiques Alan Cooper et Wolfgang Haak viennent de voir leurs conclusions publiées dans les prestigieuses revues scientifiques anglo-américaines « Nature » et « Science » (source).

Une vague de peuplement originaire du Nord du Caucase actuel, entre les fleuves Dniepr et Volga, s’est massivement déplacée vers le coeur de l’Europe il y a 4500 ans. Ces populations dites de la culture de « Kourgane », du mot turc désignant les tumulus que ces populations ont édifié, ont apporté avec elles en Europe deux innovations technologiques majeures : la domestication du cheval et la roue. Ils ont également introduit les langues indo-européennes (celtique, germanique, slave, grec, etc.) dont l’origine demeurait jusqu’à aujourd’hui incertaine.

Les Indo-Européens ou Caucasiens ont apportés au moins 75% du stock génétique des Européens vivant en Europe Centrale il y a 4500 ans. Ce foyer qui donnera la civilisation dite de la « céramique cordée » est désormais confirmé comme la matrice des peuples celtiques, germaniques, slaves et baltes.

10 COMMENTS

  1. Au-delà des confins sud-est de l’Ukraine et de la Grande-Russie s’étend une steppe sans limite de plus en plus aride et désertique en allant vers l’est.
    C’était initialement le domaine des grands nomades Scythes, Sarmates et autres Alains (ce sont les même au départ d’ouest en est ou encore chronologiquement, sauf que ceux de l’ouest se civilisant, ceux de l’est restaient plus vaillants).
    Sur ces antiques grands nomades des steppes de l’est tous les historiens et archéologues sérieux (Iaroslav Lebedynsky par ex.) sont affirmatifs : grands, de cheveux et de peau clairs, de type européen prononcé. De plus tous les ossements retrouvés dans leurs sépultures le confirment … et confirment leur disparition progressive des steppes d’Asie centrale. Jusqu’aux IX siècle les restes retrouvés dans des contrées aussi lointaines que le Kirghizstan actuel sont tous de type européen plutôt nordique ; ensuite c’est la décroissance exponentielle de ce type simultanément à une croissance du type asiate actuel.
    Le terme ‘’indo-européen’’ est trompeur en faisant souvent d’une cause antérieure historiquement le résultat d’un effet qui lui est postérieur … ce qui est chronologiquement rigoureusement impossible.
    Sur la protohistoire de l’Iran actuel, et d’une large moitié nord du subcontinent indien et leurs hypothétiques apparentements avec les populations blanches européennes originelles (toutes assez semblables physiquement à ce qu’elles sont encore aujourd’hui, mais déjà pas du tout homogènes entre elles linguistiquement parlant) établies à l’époque à l’ouest, au nord et à l’est des immensités steppiques du sud et de l‘est de l’Ukraine et de la Russie actuelle des faits peuvent être établis avec quelques certitudes.
    Les langues originelles des populations protohistoriques de l’Iran à l’Inde du nord (même si leurs types physiques n’ont par ailleurs guère variés) n’étaient absolument pas apparentées à leurs langues actuelles (à part certaines survivances locales comme le Brâhuî) et aucunement apparentés à l’époque à la famille appelée de nos jours ‘’indo-européennes’’.
    Certaines de leurs civilisations sont à présent assez bien connues comme celle de l’Elam (sud-ouest du plateau Iranien) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lam ou celles des premières cités de la vallée de l’Indus (Harappa, Mohenjo-Daro …) et leurs langues, et quelquefois écritures (ou pictogrammes), ont été partiellement déchiffrées.
    De même que leurs langues (généralement de structure agglutinante), leurs civilisations ne s’apparentaient pas à celles européennes.
    Bien loin d’eux, les steppes du sud et de l‘est de l’Ukraine et de la Russie actuelle (et jusqu’à très loin à l’est) étaient le domaine de clans nomades clairsemés aux alliances mouvantes, les Scythes et autres Sarmates donc, qui allaient bouleverser leur Histoire à venir, et jusqu’à leurs faire partager le terme générique d’Iraniens (= Ariens) sous lequel ont regroupait à l’origine uniquement ces populations nomades.
    Celles-ci, ne bâtissant pas de maisons (ils vivaient dans des camps provisoires de tentes, de cabanes ou de chariots) n’ont laissés pour seules traces que des ‘’Kourganes’’ parsemant la steppe (Kourganes où furent découvertes des parures aussi esthétiques que précieuses).
    Ce sont des petits groupes de ces populations, restées aussi mythiques et légendaires que les Vikings (et que beaucoup se plaisent à revendiquer comme ancêtres dans tout l’Orient et même l’Europe orientale), qui en venant nomadiser et guerroyer quelques millénaires avant J.C. des plateaux iraniens aux plaines du nord de l’Inde, s’y imposèrent facilement comme une aristocratie guerrière.
    Leurs langues, comme leurs types physiques initiaux, comme ceux des populations protoslaves, finno-ougriennes, germaines, celtes ou baltes voisines, étaient incontestablement européens, mais leurs modes de vie nomades et belliqueux les en distinguaient fortement.
    C’est de leurs langues primitives (aujourd’hui seulement représentées par l’Ossète) qui furent adoptées par les autochtones que sont issues des langues devenues de ce fait ‘’indo-européennes’’ comme l’Iranien ou le Sanskrit.
    Maintenant le fait d’adopter la langue de l’aristocratie ne fit pas de ces locuteurs ni des scythes, ni des slaves, ni des européens … formant l’immense majorité de la population ils gardèrent l’essentiel de leur typologie.
    Maintenant ceci est très flatteur pour nous Européens que des Iraniens et Indiens actuels se plaisent tant à se réclamer d’une hypothétique ascendance européenne.

  2. Sur les Cimmériens, prédécesseurs des Scythes dans la steppe :

    « Je suis né, déesse aux yeux bleus, de parents barbares, chez les Cimmériens bons et vertueux qui habitent au bord d’une mer sombre, hérissée de rochers, toujours battue par les orages. On y connaît à peine le soleil ; les fleurs sont les mousses marines, les algues et les coquillages coloriés qu’on trouve au fond des baies solitaires. Les nuages y paraissent sans couleur, et la joie même y est un peu triste ; mais des fontaines d’eau froide y sortent du rocher, et les yeux des jeunes filles y sont comme ces vertes fontaines où, sur des fonds d’herbes ondulées, se mire le ciel. »

    « Prière sur l’Acropole » (Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883), Ernest Renan.

    Juste une petite précision cependant ; peu de pères d’un des peuples voisin des Scythes n’aurait été fière d’en voir un épouser sa fille.
    C’est d’ailleurs une des raisons principales pour laquelle ce peuple a disparu.
    Les mélanges ethniques entre peuples, s’ils ne restent pas l’exception à vertus homéopathiques, tuent la virilité, l’identité et au final la fertilité et la démographie des peuples.
    Les dernières bandes des derniers descendants incontestables de ces peuples, des Alains, se sont dispersées depuis leurs dernières zones de peuplement homogène, les steppes au nord du Caucase, au tournant de l’antiquité et du haut moyen âge entre le IVème et VIIIème siècle, et au contact de nouveaux empires : ceux des byzantins, des musulmans, … et des khazars.
    Seuls quelques familles nobles parmi eux ont pu perpétuer leur langue et mythes en devenant l’aristocratie de l’Ossétie actuelle.

  3. Trop peu nombreux et trop attirés par les grands empires (où on se les disputait comme soldats) les populations ariennes des immensités semi-désertiques de l’est ont donc progressivement disparues de leurs pauvres steppes et déserts d’Asie centrale.
    Continuèrent à y nomadiser les quelques clans parias des plus sauvages d’entre eux auquel vinrent s’agréger des asiates paléosibériens, toungouses et mongoles des confins sibériens de la Chine (Mongolie et Mandchourie actuelles). A côté des mongoles restés très homogènes, ces clans formèrent le noyau primitif des futurs peuples turcs, bientôt islamisés depuis l’empire perse.
    Les Slaves les désignaient sous le vocable de ‘’Tatars’’, les Orientaux sous celui de ‘’Turks’’.
    Au nord des immensités de steppes et de déserts (plusieurs fois l’Europe) occupées à présent par les descendants de ces turcs (kazakhs, turkmènes, ouzbeks, kirghiz, …) s’étend la ‘’Taïga’’ tout aussi illimité, puis plus au nord la Toundra.
    Les anciens Slaves désignaient les habitants clairsemés des quelques villages perdus au milieu des immensités des rudes et glaciales forêts à l’est de la Russie actuelle ‘’Ostiaks’’ (gens de l’est) et leur pauvre et triste pays (même pour eux !) ‘’Iougra’’.
    L’ogre mythique vivant dans une cabane au fond de la forêt est directement issu de ce qu’ils ont représenté dans l’imaginaire slave, puis européen.
    Ce sont les proches cousins et ancêtres des Hongrois actuels, leurs pays originels s’étendent de la Laponie à l’Oural (et même au-delà) et à l’ouest jusqu’à la Finlande et l’Estonie.
    Les mots ‘’ogre’’ et ‘’Oural’’ sont d’ailleurs de même racine.
    Les peuples finno-ougriens sont également de type européen ; les Mordves et autres Tchérémisses vivant au nord-est de la partie européenne et ouralienne de la Russie sont par exemple réputés pour être semblables aux Russes … en plus rustiques.
    Ce sont des peuples qui se rattachent comme les Lapons (qui sont également finno-ougriens) à la protohistoire de l’Europe.
    C’est seulement par leurs langues qui diffèrent complètement des langues indo-européennes de structures ‘’analytiques’’ qu’ils se distinguent très nettement de leurs voisins slaves.

    Il est à préciser que les peuples mentionnés au-delà de l’Oural, donc en Sibérie, ne sont que moyennement de type européen (alors que jusqu’à l’Oural ils le sont … et combien !) mais de plus en plus de type asiate sibérien en allant vers l’est.
    Mais il faut dire que pour arriver à survivre en Sibérie depuis la nuit des temps il faut être ‘’blindé’’ ; d’ailleurs en Sibérie on entend par peuple des groupes de quelques milliers (voir centaines) de personnes vivant sur des espaces parfois plus étendus que la France. Ainsi les Samoyèdes et autres Kantis et Mansis n’ont jamais été plus que quelques milliers (et encore …).

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/Uralic-Yukaghir.png

  4. ça veut dire que nos ancêtre ont participé au premier Grand Remplacement de la population originelle de l’Europe

    ce n’est pas la meilleure théorie pour légitimer notre appartenance à cette terre

    je préfère la théorie du refuge climatique que je vous invite à consulter, cette dernière explique en somme que les Européens actuels descendent de Cro-Magnon qui se sont réfugié dans le sud de l’Europe et au Proche Orient au cours de l’avancée maximale des glaciers il y a 20000 ans

    • @ Liam Ar Gwened,
      Il se peut que mes posts soient bien trop longs pour que vous ayez pris le temps de les lire et c’est bien compréhensible.
      Donc en essayant de faire court juste dire qu’ils ne valident en rien justement la thèse d’un grand remplacement des populations européennes originelles, notamment de celles d’Europe de l’ouest, par une hypothétique migration massive d’une population arienne issue … des quasis déserts d’Europe orientale et Asie centrale.
      La carte ci-dessus est donc pour moi totalement fausse sauf si elle est réinterprétée pour indiquer l’appartenance et la proximité génétique des ‘’ariens nomades de l’est’’ (Cimmériens, Scythes, Sarmates, Alains et dans une moindre mesure Parthes) avec les autres races européennes locales et originelles dont descendent assurément les autres peuples européens contemporains.
      Bien sûr que peu ou prou tous les européens de l’ouest sont des descendants des Cro-Magnon ; pour preuve les basques dont langue a gardé ou retrouvé la structure originelle de leurs langages probables et avec qui la majorité des français ont une proximité génétique bien plus nette qu’avec les slaves par exemple.

      • Pour avoir un peu étudié les questions d’histoire de peuplement en Périgord, la population paysane est une population autochtone, la même depuis les grottes de Lascaux, le sauveterrien, etc.. 20 000 ans avant JC, ces régions étaient déjà bien peuplées, on trouve des traces de peuplement partout.

        L’invasion des Celtes a été comme celle des Romains puis des Francs, elle a renouvelé la culture, les élites, mais elle est restée numériquement négligeable pour modifier l’ethnie de peuplement. La France a toujours été très peuplée, à la limite de ce qui était possible pour nourrir la population.

        Il faut comprende que dans la préhistoire, un pays qui est déjà peuplé et qui a un dynamisme démographique ne peut pas être envahi: tous les lieux sont occupés.

        • @ Liam ar Gwened

          Pour ce qui est de l’Armorique, il y a eu effectivement un peuplement par immigration massive de Bretons venant d’outre-Manche.

          Mais c’est dû à une énorme dépression démographique du peuple armoricain qui s’est réduit d’au moins 50% à cause de l’insécurité des côtes, des guerres entre princes locaux, de disettes et d’épidémies. certaines régions côtières n’avaient plus aucun habitants.

          D’autre part, les Bretons avaient la même origine ethnique que les Armoricains, mais leur situation à l’écart du continent et de la civilisation romaine les avait fait rester archaïques et conserver leur culture gauloise.

  5. Bonjour,

    Vous n’aurez apparemment pas de réponses à vos apports que je ne critique nullement, voulant simplement signaler que son auteur n’a que résumer un article dont les sources exactes vous sont donnée ci-après. Vous aurez probablement plus d’impact ou d’explications en adressant vos remarques à ce dernier (ce qui n’enlève rien à la gentille information du présent post).
    Bien amicalement, AGdH, comme vous je découvre ces sites.

    http://theconversation.com/european-invasion-dna-reveals-the-origins-of-modern-europeans-38096 22 Mars 2015, 19:11 GMT Wolfgang Haak , Auteur fourni Ard Hesselink / Flickr , CC BY-NC

    • Setu, kaset em eus ar pezh mañ :

      “Your article has been translated and published on a Breton website (Votre article a été traduit et publié sur un site breton):
      Thank you very much for your very interesting research … even if there is no evidence that these are mass migrations necessarily explains the genetics of various European peoples. I personally think for correlations between local strains and their adaptation to their surrounding environments and civilizations (Merci beaucoup pour vos recherches très intéressantes … même si rien ne prouve que ce soient des migrations de masse qui explique forcément la génétique des différents peuples européens. Je pense personnellement pour des corrélations entre des souches locales et leur adaptation à leurs milieux et civilisations voisines) :

      Gant al liamm : [email protected]

      Trugarez Aotrou AGdH ker.

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