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BREIZATAO – ETREBROADEL (13/10/2015) Les choses semblent évoluer rapidement en Suède. La coalition « pro-immigration » composée des partis de gauche et de droite est en train de s’effondrer. Elle avait été conçue en décembre dernier afin d’éviter que le parti anti-immigration Les Démocrates de Suède ne soit en mesure d’imposer des mesures radicales pour mettre un terme au remplacement de population organisé par le gouvernement dans le pays.

Le Figaro (source) :

Le Parti chrétien-démocrate, plus petite formation de l’opposition suédoise, s’est désolidarisé aujourd’hui de l’accord qui permet à la coalition de centre-gauche de gouverner, ce qui pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées.

Le gouvernement de Stefan Löfven, qui n’a pas de majorité parlementaire, s’est entendu en décembre avec l’opposition pour écarter les démocrates suédois, mouvement classé à l’extrême droite qui se trouve en position d’arbitre au Parlement et menace de faire tomber l’exécutif faute de mesures contre l’immigration. En vertu de cet accord, les quatre principaux partis de centre droit ont accepté de voter en faveur des projets de budget de l’actuel gouvernement [de gauche, ndlr] jusqu’en 2022, mais les chrétiens-démocrates l’ont donc dénoncé vendredi, ce qui risque d’avoir un effet boule de neige.

Pour ceux qui ne sont pas familiers du sujet, l’idée retenue était assez simple : à l’automne 2014, le parti anti-immigration des Démocrates de Suède était arrivé à mettre en minorité au parlement le gouvernement en place. De fait, il provoquait un retour aux urnes qui s’annonçait très mal pour les partis du système, les Démocrates de Suède progressant nettement dans les sondages sur fond de rejet massif de l’immigration de peuplement.

L’accord était aussi simple qu’odieux : quelque soient les résultats des élections de 2018, la droite soutiendrait la gauche gouvernementale devenue minoritaire au parlement en 2014. De 2014 à 2022 donc, peu importait les résultat des élections, la gauche et la droite conserveraient les mêmes postes ministériels et voteraient les mêmes budgets.

Las, cet accord vient d’exploser comme nous le dit le journal suisse La Romandie (source) :

Réunis en congrès, les délégués des chrétiens-démocrates ont voté à 151 voix contre 103 pour dissocier leur parti de l’accord de décembre 2014 qui prévoit que le gouvernement fasse adopter son budget grâce à l’abstention de ses opposants – hors « extrême droite ».

Les délégués chrétiens-démocrates sont allés contre la ligne fixée par le bureau directeur du parti qui s’était prononcé en faveur du statu quo.

L’accord de décembre scellé pour éviter des législatives anticipées est indispensable au fonctionnement du Parlement, où trois blocs sont minoritaires: la gauche (159 députés sur 349), le centre droit (141) et l’extrême droite (49).

Si la coalition immigrationniste n’est pas encore formellement tombée, elle est déjà virtuellement finie. Si d’aventure elle tenait cette fois-ci, la détérioration de l’économie suffira à fissurer cette alliance droite/gauche des partis du système, victimes de leurs contradictions internes.

Et pendant ce temps-là, les sondages indiquent la progression rapide du parti des Démocrates de Suède, à 27% dans l’opinion, ce qui en fait le premier parti de Suède :

Pour rappel, les Démocrates de Suède avait réussi à faire paralyser le parlement avec 15% des voix aux dernières élections. C’est donc un quasi-doublement qui augure des plus grandes difficultés pour les partis immigrationnistes de l’alliance gauche/droite.

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