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BREIZATAO – ETREBROADEL (10/11/2015) Alors que l’Allemagne est littéralement en train de s’effondrer sous le poids de l’invasion des masses du tiers-monde qui se ruent dans le pays, le gouvernement fédéral est entré en phase de désintégration. Les ministres de l’Intérieur et des Finances défient désormais publiquement Merkel.

Révolte du ministre de l’Intérieur

Une initiative du ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Maiziere, a tourné à la rébellion contre la politique d’accueil maximal voulue par Angela Merkel depuis septembre. Ce dernier venait en effet de donner l’ordre à tous les agents du ministère de cesser de reconnaître chaque migrant clandestin comme un « réfugié » au sens des conventions de Genève.

Ce mouvement, remettant radicalement en cause la politique arrêtée par la chancelière, a déclenché l’intervention de la chancellerie qui a rapidement stoppé cette initiative.

Soutien du puissant ministre des Finances

Sitôt l’annonce faite, c’est le puissant ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaüble, qui est intervenu pour soutenir le ministre de l’Intérieur. « Bien sûr que nous devons limiter le regroupement familial, parce que notre capacité d’accueil n’est pas illimitée » a t-il déclaré. « Je considère que cette décision est nécessaire et je suis sûr que nous pouvons rapidement atteindre un accord au sein de la coalition » a t-il insisté.

Le ministre des Finances est poussé par beaucoup de responsables du centre-droit allemand à renverser Angela Merkel dont la politique menace gravement la crédibilité dans l’opinion. Ce qui explique pourquoi ce dernier a nettement pris ses distances avec la chancelière ces derniers jours.

Lundi Schaüble déclarait ainsi que si les migrants « voulaient tous venir en Europe, au lieu de régler les problèmes en Syrie, ils ne seraient jamais réglés ». Une position en radicale opposition avec le jusqu’au boutisme d’une chancelière de plus en plus isolée, tant en Allemagne qu’à l’étranger.

Progression rapide des partis identitaires

Cette révolte des deux plus puissants ministres du gouvernement allemands n’est pas fortuite : comme nous l’indiquions récemment, les cadres de la CDU/CSU – le parti d’Angela Merkel – travaillent activement au renversement de cette dernière (lire ici).

Les sondages les plus récents indiquent en effet un effondrement de la cote de popularité de la chancelière en Allemagne, passant de 67% de satisfaits à 49% en moins de 4 mois.

Le grand bénéficiaire de cet effondrement n’est autre que le parti anti-immigration et eurosceptique Alternative pour l’Allemagne, désormais à 10% dans les intentions de vote au plan national (voir ici). En Saxe, il atteint même 19% selon un sondage tandis que les nationalistes du NPD sont désormais à 6% :

L’émergence de ce parti menace particulièrement la droite bavaroise (CSU) alliée de la CSU au parlement allemand. Aussi est-ce sans surprise que son président et par ailleurs Premier ministre de Bavière, Horst Seehofer, a pris la tête de la révolte contre Merkel.« Thomas de Maiziere a raison » a t-il indiqué au journal Süddeutsche Zeitung. « Nous devons commencer à appliquer la loi et analyser le statut de chaque migrant syrien scrupuleusement ».

Fronde européenne anti-Merkel

Est-ce un hasard dès lors si, au plan européen, des cadres importants du centre-droit s’en prennent désormais ouvertement à la chancelière allemande ? Le leader flamand Bart de Wever s’est ainsi fendu d’une lettre ouverte particulièrement virulente adressée à Angela Merkel.

Le Vif rapporte (lire ici) :

De Wever admet que c’est la frustration et l’impuissance qui lui ont dicté l’écriture de sa lettre ouverte dans laquelle il cherche des soutiens pour décider de mesures drastiques destinées à mettre un terme à l’arrivée des migrants. « C’est certainement le cas. L’Allemagne nous a précipités dans cette situation, en disant que tous sont les bienvenus. On croyait que l’afflux cesserait d’ici l’hiver. Mais il ne cesse pas. Madame Merkel doit revenir sur ses pas » explique De Wever. « On ne pourra fermer les frontières que si l’Allemagne bascule. »

Cet appel à peine voilé à une révolution de palais à Berlin coïncide avec les efforts d’une majorité de parlementaires de la CDU/CSU et des poids lourds du gouvernement allemand.

Comme nous l’avions déjà dit dans notre article relatif aux efforts internes au gouvernement allemand pour en finir avec Merkel, lorsque cette dernière sera renversée, toute la classe politique européenne sera tétanisée à l’idée de connaître le même sort. Ce qui reviendra à mettre un terme à l’immigrationnisme en Europe et ouvrira un nouveau cycle politique résolument marqué une logique de défense identitaire.

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