L’imam intégriste de Brest se félicite du soutien du chef des Frères Musulmans français, proche du mouvement terroriste Hamas

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Le prédicateur intégriste Rachid Abou Houdeyfa, proche des Frères Musulmans

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (28/11/2015) Pris dans la tourmente « post 13 Novembre », l’imam salafiste de Brest, Rachid « Abou Houdeyfa », a reçu le soutien du chef de file dans l’Hexagone de l’organisation islamiste internationale des Frères Musulmans : Amar Lasfar. Les Frères Musulmans, c’est la confrérie qui dirige aujourd’hui la Turquie via l’AKP d’Erdogan, le mouvement terroriste palestinien Hamas ou encore le parti islamiste égyptien disparu « Justice et Liberté » du président déchu Mohammed Morsi qui tenta de lancer l’épuration des Chrétiens du pays.

Un soutien qui en dit long

L’imam salafiste de Brest est désormais attaqué de tous côtés, largement discrédité dans l’opinion publique qui est à présent informée des menées de l’intéressé. Une pétition exigeant la mise hors d’état de nuire du prédicateur a d’ores et déjà atteint 47 000 signatures (voir ici).

Habitué du Nord de la France  – où il organise des quêtes pour collecter des fonds (lire notre article) afin de construire une école coranique d’obédience résolument intégriste – Rachid El Jay – dit « Abou Houdeyfa » – sollicite désormais la confrérie des Frères Musulmans pour le soutenir. Un geste qui aggrave encore un peu plus le cas du prédicateur :

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Pour ceux qui ignorent ce qu’est la Confrérie des Frères Musulmans, il suffit de dire qu’elle a été fondée en 1928 par l’Egyptien Hassan Al Banna, grand-père de Tariq Ramadan. Elle a pour mot d’ordre « Allah est notre objectif. Le prophète Mahomet est notre chef. Le Coran est notre loi. Le djihad est notre voie. Mourir dans les voies d’Allah est notre plus grand espoir ».

Il est également intéressant de noter que l’inspirateur du salafisme djihadiste est issu des rangs des Frères Musulmans. Sayyib Qutb (voir ici) est l’un des penseurs incontournables du djihadisme moderne, vénéré en Arabie Séoudite et cité en référence par Ousama Ben Laden.

Depuis l’origine, les services de renseignement britanniques puis américains, ont noué des liens étroits avec l’islamisme politique. Qu’il s’agisse de lutter contre le nationalisme arabe de Nasser en Egypte ou d’épuiser l’URSS en Afghanistan. Alliance encore en vigueur lors des « printemps arabes » lorsque Hillary Clinton soutient les Frères Musulmans en Egypte ou en Tunisie pour renverser les régimes autoritaires laïcs.

Le Qatar, un des principaux financiers de la Confrérie et hôte de son plus éminent « théologien » – Youssef al-Qaradawi – soutient activement l’expansion des Frères Musulmans, depuis la Syrie jusqu’en France. Qaradawi a été publiquement reconnu par Rachid « Abou Houdeyfa » comme un « grand savant » auquel les musulmans devaient « le respect ».

Et peu importe que Qaradawi légitime les attentats-suicide du Hamas palestinien, branche de la confrérie ou qu’il ait émis une « fatwa » contre d’innombrables « ennemis de l’islam » – en réalité des Frères Musulmans – qui se trouvaient être également des ennemis de Washington : Mahmoud Abbas en Palestine, Kadhafi en Libye, Bachar al-Assad en Syrie ou encore le Grand Mufti de Damas Mohamed Said Ramadan Al Bouti pour avoir dénoncé la conjuration menée par la confrérie contre le gouvernement syrien avec l’appui de la Turquie, de l’Arabie Séoudite et du Qatar.

Le Qatar comme l’Arabie Séoudite, de par leurs investissements massifs dans l’Hexagone – qui sont autant d’opération de corruption à grande échelle – ont soudoyé un grand nombre de politiciens français. Et imposé leur agenda géopolitique à une France virtuellement en faillite. Ce qui explique l’acharnement, a priori obscur, de la diplomatie française à faire chuter le président syrien Bachar al-Assad, pourtant garant d’une certaine protection des minorités chrétiennes et plutôt bien disposé à l’égard de la France.

Les Frères Musulmans, compagnons de route du PSF

Christine Tasin revenait récemment dans un long article sur la relation entre le clientélisme politique du Parti Socialiste Français et les islamistes des Frères Musulmans, aujourd’hui représentés par l’UOIF. Un schéma que l’on retrouve à Brest, sous la direction de François Cuillandre, maire de la ville.

Extraits :

En France, ils ont observé et compris l’importance du débat, de la dialectique, du lobbying, du clan idéologique et surtout politique.

C’est ainsi que, à Lille, dès le début des années 1980 Pierre Mauroy, et, après lui, Martine Aubry, du Parti Socialiste, ne juraient que par Amar Lasfar.

On rappellera en passant que Pierre Mauroy a été le premier ministre de Mitterrand et Martine Aubry la première secrétaire du Parti Socialiste, parti dont les députés ont osé s’abstenir lors du vote de la loi contre le port du voile intégral, symbole de l’oppression des femmes. Martine a dû recevoir un bon point de son imam préféré ! On rappellera en passant que Pierre Joxe, en 1990, ministre de l’Intérieur sous Mitterrand, a décidé d’élargir le Conseil de réflexion sur l’islam de France (CORIF), ancêtre du CFCM. Deux « nordistes » de l’UOIF y ont alors été cooptés : Abdallah Ben Mansour et Amar Lasfar.

Très tôt donc, Amar Lasfar profite des misérables considérations électoralistes des socialistes du Nord de la France pour circonvenir régionalement ce parti. Et en retirer une position d’influence.

Amar Lasfar, fer de lance de l’agitation islamiste contre Charlie Hebdo

Lasfar est l’âme de la diabolisation du journal d’extrême-gauche Charlie Hebdo. C’est lui qui lança en effet l’offensive judiciaire contre ce dernier suite à la parution de caricatures de Mahomet en 2006. Il sera la caisse de résonance hexagonale de la campagne menée dans le monde musulman pour l’assassinat des caricaturistes. Opération effectivement réalisée le 7 janvier 2015.

Christine Tasin procède à quelques rappels dans un article publié sur le site FMmonitor.fr (lire ici) :

Amar Lasfar a donné la main à quelques basses œuvres, il s’est notamment opposé aux dernières volontés d’un apostat de l’islam avec la complicité de Martine Aubry. Lors des obsèques d’un Algérien athée, Amar Bergham, qui voulait se faire incinérer, Amar Lasfar a osé écrire aux juges lillois que seuls des dignitaires musulmans pouvaient décider de la manière d’enterrer l’un des leurs ! Bref, il a émis une fatwa qui interdit à un né musulman d’apostasier et de renoncer aux pompes musulmanes.

Militant indéfectible du port du voile par les femmes, il a accueilli dans sa moquée les 17 jeunes filles exclues du lycée Faidherbe de Lille, en 1994. A partir de là il a créé le lycée Averroès, lycée musulman (soit une école coranique) en 2003… Lycée sous contrat, dont les enseignants sont payés par l’Etat… Il se bat pour faire école et de très nombreuses écoles musulmanes fleurissent en France.

C’est le même Amar Lasfar qui, au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier dernier, a menacé de saisir la justice si Charlie Hebdo représentait à nouveau Mahomet… Il avait pourtant défilé aux côtés de Hollande le 11 janvier. Mais la charia c’est sacré. Pas de liberté d’expression pour les ennemis de la charia.

Amar Lasfar et le Groupe Islamique Armé algérien

Il n’est un secret pour personne que les services de renseignement britanniques entretiennent d’excellentes relations avec les Frères Musulmans et ce depuis longtemps. Sans surprise, Londres a servi de base arrière à de nombreux activistes musulmans comme le rappelle Mark Curtis dans son livre « Secret Affairs: Britain ’s Collusion with Radical Islam » (voir ici).

Le but des Britanniques, comme de leurs alliés américains, est de détruire les régimes nationalistes arabes issus de la décolonisation qui demeurent très influencés par le socialisme anti-impérialiste. A ce titre, ils sont particulièrement hostiles aux manoeuvres de pénétration entreprises par les Anglo-américains. Les islamistes sont donc des alliés pratiques pour déstabiliser ces régimes forts.

L’Algérie dirigée par le FLN ne fait pas exception. Et Amar Lasfar jouera un rôle occulte dans le soutien aux djihadistes du GIA dans les années 90.

Citons encore Christine Tasin :

Lasfar touche à tout…à tout ce qui touche de près les Frères musulmans. A une époque, il a été le « grand argentier » d’un réseau bien peu « humanitaire » du moins selon nos critères – occidentaux – pour définir une ONG, le Secours Islamique et s’est mis en quatre pour le CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours à la Palestine) façade du Hamas palestinien derrière laquelle se dissimule la Confrérie des Frères Musulmans.

Le Secours islamique, qui avait été créé en Angleterre par Hani Al Banna, fils du fondateur des Frères Musulmans est considéré par les autorités américaines, mais aussi par la DST française, comme une courroie de transmission du terrorisme international… Le Secours Islamique est étroitement contrôlé par les Frères Musulmans, dont on retrouve des membres dans les statuts déposés à la préfecture de Seine-Saint-Denis. D’ailleurs, le Secours Islamique, dont un ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Debré lui-même, dit (in « En mon for intérieur », Jean-Claude Lattès, 1997) qu’il « se livre à des collectes de fonds en France au profit d’une filiale de l’IIRO. Cette ONG Saoudienne aurait financé ce qu’on appelle le Bureau des Services, installé à Peshawar au Pakistan et destiné à soutenir le GIA ».

Le Point, en 1993, disait du Secours Islamique qu’il était une « agence de voyage pour barbus de tous poils ». Amar Lasfar, trésorier en son temps de cette filiale de l’IIRO, prétend qu’il serait « agent de voyage » et qu’il organiserait des pèlerinages… France soir, le 28 mars 1995 se demande même s’il n’aurait pas signé des chèques pour permettre à de jeunes jihadistes « français » d’aller faire du jogging au Pakistan ou en Afghanistan. Amar Lasfar a attaqué le journaliste de France soir… et a perdu son procès. Ce journaliste, Andrew Wareing, décédé en 2005, a mené plusieurs enquêtes sur les milieux islamistes de France, en particulier sur Amar Lasfar qui lui a intenté plusieurs procès pour « diffamation », et les a tous perdus, malgré la défense d’Amar Lasfar par Maître Jean-Louis Brochen, avocat des mouvements islamistes du Nord et compagnon de Martine Aubry, maire de Lille.

Bref, Amar Lasfar évolue en eau trouble. Ce n’est peut-être pas sa faute si des membres des GIA (cellule de Lille), Ali Ben Fattoum et Mohamed Drici, deux membres de la cellule lilloise des GIA, ont avoué s’être connus à la Mosquée de Lille-Sud, celle-là même dont Amar Lasfar est le recteur. Ils y ont également rencontré les terroristes Abdallah Nasr et Aït Touchent, qui ont fréquenté plusieurs mosquées du Nord… toutes affiliées à l’UOIF ! La mosquée était également fréquentée par Christophe Cazé et Lionel Dumont, deux convertis, et Rachid Souimdi, tous trois membres du gang islamo-mafieux de Roubaix démantelé en 1996.

Liens avec le mouvement terroriste Hamas

Amar Lasfar est comme de juste lié à la succursale des Frères Musulmans en Palestine : le Hamas. Celui-ci livre une lutte à mort au mouvement nationaliste de Mahmoud Abbas, l’OLP.

Citons Christine Tasin :

Quant au CBSP, le Comité de Bienfaisance et de Secours à la Palestine, il a occupé, à Lille, les anciens locaux de l’agence de voyage d’Amar Lasfar… et sur les documents distribués au public, l’adresse « où envoyer des dons » était celle de la mosquée du recteur… Le CBSP est lié étroitement avec… les Frères musulmans, au point que les Etats-Unis ont gelé ses comptes en 2003 à cause de ses relations avec la représentation en Palestine des dits Frères…

La convergence avec l’Etat Islamique

Un des arguments désormais utilisés par la nébuleuse des Frères Musulmans en France, comme des salafistes, consiste à dire que, grâce à leur action, l’islamisme demeure exclusivement « politique » et détourne ainsi du « djihad » les jeunes immigrés musulmans. Comme on l’ vu, le soutien des Frères Musulmans et d’Amar Lasfar au Hamas palestinien démontre par l’absurde qu’il n’en est rien.

S’il existe des différences théologiques entre les tenants du salafisme djihadiste, les salafistes et les Frères Musulmans – d’orientation asharite – elles ne sont pas de nature à empêcher les alliances, structurelles ou conjoncturelles. C’est ce que l’opinion publique est en train de découvrir avec le soutien massif de l’AKP turque dirigée par Tayyip Recep Erdogan à l’Etat Islamique. Le renseignement turc (MIT) assure le financement de l’EI via l’acheminement en Turquie de sa production pétrolière (lire notre article ici).

Quant à l’Arabie Séoudite, c’est elle qui fournit à l’Etat Islamique les ouvrages religieux qui servent de base à l’endoctrinement des masses dans les territoires conquis. Pour ne pas parler du financement.

Car les salafistes djihadistes et les Frères Musulmans, comme les puissances du Golfe ou la Turquie, partagent un ennemi commun et absolu : la Perse chiite. La montée en puissance de cette dernière, en passe d’atteindre la Méditerranée et de retrouver ainsi son aire d’influence historique, terrorise les Arabes sunnites, quelque soit leur appartenance doctrinale. On assiste donc à la convergence des tenants du Califat sunnite, dont la direction est formellement revendiquée par Abu Bakr al-Baghdadi.

Il serait illusoire de croire que les masses sunnites, d’Orient ou établies en Europe, tergiversent quant à leur choix entre chiites d’une part et sunnites de l’autre. Toute politique visant à contenir la révolte sunnite – désormais en voie rapide de rapprochement avec le salafisme djihadiste – équivaudra pour elle à une déclaration de guerre.

Dès lors, il est normal de voir le prédicateur salafiste Rachid Abou Houdeyfa se rapprocher de l’organisation proche des Frères Musulmans Barakacity qui vient en aide à l’effort de guerre des salafistes en Syrie contre Bachar al-Assad. Quand l’aviation française a entrepris de bombarder, conjointement avec la Russie, la capitale de l’EI, Raccah, cette même organisation a pris fait et cause pour l’Etat Islamique (lire ici).

La cinquième colonne islamiste est là du fait même de politiciens aussi corrompus qu’irresponsables et rien ne peut plus empêcher la propagation de la guerre au territoire européen, français ou breton. La nature même des salafistes comme des Frères Musulmans les interdit de changer. Et ils sont suffisamment rusés pour concéder quelques serments « républicains » à des médiats achetés ou ignorants, incapables d’avoir une perspective historique, tant par aveuglement antiraciste qu’inculture crasse.

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