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Un garde frontalier US à la frontière mexicaine, près de Tucson dans l’Arizona

BREIZATAO – ETREBROADEL (30/06/2016) Le site d’information anti-corruption US Judicial Watch indique qu’une des armes ayant servi lors des attentats du Bataclan provient de Phoenix, dans l’état de l’Arizona, aux États-Unis. D’autres informations corroborent l’existence de centres d’entraînements djihadistes au Mexique, lesquels sont aidés par les cartels de la drogue mexicains.

L’administration Obama semble tenter de cacher cette réalité, probablement pour ne pas alimenter la campagne du candidat républicain aux élections présidentielles.

L’arme du Bataclan provient de Phoenix

Judicial Watch (source) :

Une des armes utilisées lors des attaques terroristes de Paris le 13 novembre 2015 provenait de Phoenix, dans l’Arizona, où le gouvernement Obama a autorisé des criminels à acheter des milliers d’armes illégales dans le cadre de la futile et mortelle opération « Fast and Furious ».

Un Rapport d’Investigation établi par un enquêteur du Bureau des Alcools, Tabacs, Armes et Explosifs (ATF), a retracé le cheminement d’une arme utilisée lors des attaques de Paris jusqu’à un possesseur d’armes de Phoenix qui l’avait vendu illégalement. Les agents fédéraux ayant retracé l’arme à feu ont également découvert que le propriétaire était en possession d’une arme automatique non-enregistrée, d’après des représentants des forces de l’ordre ayant accès à l’investigation.

Le site d’information poursuit :

Aucune arrestation ou poursuite n’a été prise contre la personne. A la place, les chefs de l’ATF ont tout fait pour que l’information reste sous le radar et que l’identité du propriétaire de l’arme soit « gardée au silence », selon des sources proches de l’enquête. « Les agents se sont vus dire, lors de la récupération de l’arme automatique, de ne pas énerver le revendeur afin d’éviter qu’il n’étale l’affaire sur la place publique » assure un officier vétéran des forces de l’ordre.

L’office central du Bureau des Alcools, Tabacs, Armes et Explosifs, situé à Washington, a déclaré ne « pas être au courant » de l’existence du rapport interne mentionné. L’antenne de Phoenix a refusé de répondre aux questions des journalistes.

L’opération Fast and Furious a consisté, de 2009 à 2010, à laisser les cartels mexicains se fournir en armes auprès de vendeurs légaux de Phoenix en Arizona. Les enquêteurs de l’ATF voulaient ainsi retracer la circulation des armes afin de remonter les réseaux de trafiquants de drogue entre la frontière des USA et du Mexique. Près de 2500 armes parvinrent ainsi entre les mains des cartels, dont celui de Sinaloa (source).

Cette pratique, illégale, a créé un scandale dans la mesure où les trafiquants ont effectivement livré des armes à feu de gros calibre ayant abouti à la mort de nombreuses personnes.

Pourquoi le gouvernement Obama cherche t-il à cacher le fait qu’une arme ayant transité par Phoenix, probablement via les cartels mexicains, ait été utilisée par l’État Islamique à Paris ? A ce jour, il n’y a aucune réponse.

Camps djihadistes à la frontière mexicaine

La frontière mexicaine, connue pour sa porosité, est devenue l’endroit par lequel les islamistes tentent d’infiltrer le territoire américain. De nombreuses informations allant en ce sens ont également été révélées en 2015 et 2016 par Judicial Watch, citant un officier haut placé du Homeland Security, l’agence gouvernementale en charge de la sécurité intérieure des États-Unis.

Judicial Watch (source) :

Parmi les djihadistes qui font régulièrement le voyage à la frontière sud se trouve le koweïti Shaykh Mahmood Omar Khabir, un agent de l’État Islamique qui vit au Mexique dans l’état du Chihuahua, non loin d’El Paso au Texas. Khabir a entraîné des centaines de combattants d’Al Qaeda au Pakistan, en Afghanistan et au Yémen et vit au Mexique depuis plus d’un an.

Maintenant, Khabir entraîne au combat des milliers d’hommes – principalement des Syriens et Yéménites – dans une base de l’État Islamique située à la frontière américano-mexicaine, près de Ciudad Juárez. Repérer des cibles aux USA n’est pas difficile et Khabir se vantait en avril dernier dans un journal italien (lire ici) de ce que la frontière était si ouverte qu’il « pourrait la traverser avec quelques hommes, tuer des milliers de gens au Texas ou en Arizona en l’espace de quelques heures ».

Claudia Ruiz, la ministre des Affaires Étrangères du Mexique, dit dans le même journal qu’elle ne comprend pas pourquoi l’administration Obama et les médias américains « négligent de façon coupable ce phénomène », ajoutant que « cette nouvelle vague de fondamentalisme pourrait avoir de vilaines surprises en magasin pour les États-Unis ».

Alliance entre cartels mexicains et djihadistes

Le site Judicial Watch poursuit :

Il y a quelques mois, Judicial Watch avait rapporté que les cartels de la drogue mexicains faisaient passer des terroristes du Moyen-Orient par une petite ville rurale du Texas, près d’El Paso, et qu’ils utilisaient les routes agricoles isolées pour éviter les patrouilles frontalières et autres obstacles des forces de l’ordre. Une fois aux USA, ils sont pris en charge près de l’autoroute 20. Les sources gouvernementales de Judicial Watch indiquent que les terroristes ont depuis longtemps pénétré sur le territoire américain par le Mexique et qu’en fait, selon un rapport du Département de la Sécurité Publique du Texas ayant fuité dans les médias, plusieurs membres connus d’organisations terroristes islamistes ont été arrêtés en essayant de franchir la frontière ces dernières années.

Plutôt cette année, lors d’une enquête en cours sur les risques pesant sur la sécurité nationale dans la zone poreuse de la frontière sud, Judicial Watch a obtenu des preuves que le gouvernement américain est informé depuis plus d’une décennie d’un partenariat entre les terroristes et les cartels de la drogue mexicain. Les documents du Département d’État publiés par Judical Watch en janvier indique, pendant au moins dix ans, des « extrémistes arabes » sont entrés aux USA par la frontière mexicaine avec l’aide d’un réseau de cellules de passeurs. Parmu eux se trouvait un agent d’Al Qaeda recherché par le FBI. Certains réseaux de trafic sont en fait spécialisés dans l’aide logistique aux individus arabes essayant d’entrer aux États-Unis. Le responsable d’Al Qaeda au Mexique était identifié en septembre 2004 dans un cable du consulat américain de Ciudad Juárez comme Adnan G. El Shurkrjuma.

Le journal The Washington Times rapportait, début juin, le passage régulier d’éléments issus du Moyen-Orient par la même frontière (source) :

Un réseau de passeurs a réussi à introduire des immigrés clandestins depuis plusieurs foyers terroristes du Moyen-Orient jusqu’aux portes des USA. Parmi ceux-ci un afghan dont les autorités affirment qu’il faisait partie d’un plan d’attaque visant l’Amérique du Nord.

Des responsables des services d’immigration ont identifié au moins une douzaine d’hommes du Moyen-Orient introduits sur le continent nord-américain par un réseau basé au Brésil qui était connecté avec des mexicains. Ces derniers les ont guidé jusqu’à la frontière américaine, selon des documents gouvernementaux internes obtenus par le Washington Times.

Parmi ceux qui se sont infiltrés figuraient des palestiniens, des pakistanais et un afghan dont le Homeland Security affirme qu’il a des liens avec les talibans et était « impliqué dans un plan visant à mener des attaques aux USA ou au Canada ».

Geert Wilders ciblé au Texas par trois djihadistes de Phoenix

Le 3 mai 2015, l’homme politique néerlandais Geert Wilders tenait une réunion à Garland, au Texas. Deux individus ont alors tenté de commettre une tuerie de masse contre les participants.

Pour rappel, citons la RTBF (source) :

Deux hommes armés qui se sont attaqués dimanche au Texas à un bâtiment où se tenait un concours de caricatures de Mahomet, en présence du populiste néerlandais Geert Wilders, ont été abattus après une fusillade, ont annoncé les autorités.

Deux hommes « se sont approchés en voiture » du Curtis Culwell Center de Garland, alors que s’achevait un concours de caricatures de Mahomet et ont « ouvert le feu » contre un officier de sécurité de la ville, indique un communiqué de la ville de Garland posté sur Facebook.

Deux policiers ont alors répliqué et ont abattu les deux hommes, ajoute le communiqué qui précise que les blessures de l’officier de sécurité ne mettent pas sa vie en danger.

Le commanditaire était un habitant de Phoenix, tout comme les deux djihadistes abattus lors de l’attaque (source).

En novembre 2015, le FBI avertissait déjà de ce que Phoenix était un foyer de recrutement pour l’Etat Islamique.

CBS rapportait (source) :

Le FBI a récemment averti les responsables de la police de Phoenix que l’Etat Islamique pourrait être dans l’Arizona pour recruter des adolescents. Un manque de sécurité à la frontière a convaincu les autorités que la zone pourrait être un foyer d’activité pour l’État Islamique.

« Ils veulent que tout le monde sache qu’ils viennent pour nous ensuite » a déclaré Paul Babeu, le Shériff du Conté de Pinal.

Samedi dernier, des agents frontaliers ont arrêté trois saoudiens qui essayaient d’éviter un checkpoint. Puis, seulement quelques jours plus tard, cinq pakistanais et un afghan ont essayé d’entrer aux USA.

 

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