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De gauche à droite : Huma Abedin, Hillary Clinton, Anwar al-Awlaki, Cherif Kouachi,Bandar Ben Sultan et Jean-Yves Le Drian

BREIZATAO – ETREBROADEL (22/08/2016) On l’appelle la « seconde fille » ou « l’ombre » d’Hillary Clinton et elle dirige sa campagne électorale. Il s’agit de Huma Abedin, la fille d’un des plus hauts chefs de l’internationale islamiste des Frères Musulmans.

Le journal américain New York Post a récemment publié l’information selon laquelle la proche conseillère de la candidate démocrate d’Hillary Clinton à l’élection présidentielle, Huma Abedin, avait travaillé dans une édition musulmane radicale.

Sputnik News (source) :

« La chef adjoint de la campagne électorale d’Hillary Clinton, une femme qui pourrait être le futur chef de l’administration de la première femme présidente des États-Unis à la Maison Blanche, a travaillé pendant dix ans en tant que rédactrice en chef adjointe d’une édition musulmane radicale qui se prononçait contre les droits des femmes et accusait les États-Unis de l’attentat perpétré le 11 septembre 2001″, indique le New York Post.

Huma Abedin était en effet rédactrice en chef adjointe du magazine saoudien « Journal des Affaires des Minorités Musulmanes », lui-même émanant de « l’Institut des Affaires des Minorités Musulmanes » dirigé par sa mère, la pakistanaise Saleha Mahmood Abedin. La publication était financée par Abdullah Omar Naseef, un officiel saoudien lié à des organisations de financement d’Al Qaeda ainsi que des Frères Musulmans (source).

Cet engagement militant n’a jamais empêché Huma Abedin d’être dans le même temps stagiaire à la Maison Blanche, où elle travaillait avec Hillary Clinton, qui à cette époque était la première dame.

Disciple du mentor des kamikazes du 11 septembre

En 2001, Anwar al-Awlaki était l’imam opérant auprès de l’association des étudiants musulmans de l’Université George Washington dont faisait partie Huma Abedin en tant que dirigeante. Ce dernier encadrait « spirituellement » au moins un des kamikazes du 11 septembre, Omar al-Bayoumi (source).

Comme nous l’avons déjà abordé dans notre article relatif à la publication des 28 pages manquantes du rapport parlementaire US sur le 11 septembre 2001, Omar al-Bayoumi était pour le FBI un agent saoudien agité par l’ambassadeur d’Arabie Saoudite aux USA, le Prince Bandar Ben Sultan (voir ici) :

Premièrement, le cas d’Omar al-Bayoumi. Pour le FBI, Bayoumi est considéré, dès 1998, comme un agent du gouvernement saoudien. Ce dernier a offert une “assistance substantielle” à deux des 19 pirates du 11 septembre 2001 – Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi – dès leur arrivée à San Diego en février 2000. Toujours selon le FBI, al-Bayoumi rencontre les deux hommes dans un espace public peu après avoir rencontré “une personne au consulat d’Arabie Saoudite”. Le rapport poursuit en indiquant que al-Bayoumi avait des “contacts importants avec des représentants du gouvernement saoudien aux États-Unis et recevait un soutien financier d’une entreprise saoudienne affiliée au ministère de la Défense saoudien”. Un des salariés de l’entreprise a indiqué au FBI que al-Bayoumi recevait un salaire mensuel, salaire qui s’était “significativement accru” deux mois après l’arrivée des deux futurs pirates aux USA.

Comme nous avons eu l’occasion de le détailler, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et le responsable du renseignement saoudien Bandar Ben Sultan ont travaillé ensemble au plan de destruction de la Syrie en planifiant la constitution d’une « principauté salafiste » sous l’égide d’Al Qaeda à partir de 2013 (voir ici).

Plus globalement, les néo-conservateurs français (PS/UMP) et américains (Démocrates/Républicains) partageaient les mêmes alliances stratégiques au Moyen-Orient. Le Drian étant particulièrement lié au lobby de l’armement français, notamment en raison des chantiers navals de Brest et Lorient.

Mentor des frères Kouachi

Pour en revenir à Anwar al-Awlaki, il était le mentor des frères Kouachi. Cherif Kouachi revendiquera avoir pris ses ordres auprès d’Anwar al-Awlaki (source) :

Lors d’une conversation téléphonique avec BFM TV, Chérif Kouachi, l’un des deux auteurs de l’attaque terroriste contre la rédaction de Charlie Hebdo, a expliqué avoir été financé par Anwar al-Aoulaki, chef d’Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), décédé en septembre 2011.

« Nous on te dit juste qu’on est les défenseurs du Prophète et que j’ai été envoyé, moi Chérif, par Al-Qaïda du Yemen et que je suis parti là-bas et que c’est Cheikh Anwar al-Awlaki qui m’a financé. »

Anwar al-Awlaki a régulièrement prêché en faveur de la venue de « l’état islamique », le « califat », à partir de l’Irak.

On le voit ici en compagnie d’un candidat à l’attentat-suicide :

Dans cet enregistrement audio datant de près de dix ans, il prêche la création d’un « état islamique » en Irak consécutivement à l’invasion américaine. Pour lui, cette étape constituerait une phase « décisive » vers l’établissement du califat mondial, même si la tentative échouait en Irak dans l’immédiat.