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BREIZATAO – NEVEZINTIOU (12/11/2016) Après Angela Merkel (voir ici), c’est au tour du Parti Socialiste Français et de Benoît Hamon de dénoncer le rôle de Facebook et des réseaux sociaux dans l’élection de Donald Trump, appelant le gouvernement à les contrôler.

Sur France Info, il a déclaré :

Tous ces médias qui procèdent avec des algorithmes qui vous adresse de l’information affinitaire, c’est-à-dire ce que vous pensez déjà, on vous abreuve des mêmes théories, des mêmes papiers, des mêmes journaux. Tous ces médias là ont une responsabilité évidente dans l’apparition évidente de contre-sociétés où chacun se construit une vérité même si cette vérité est très loin de la réalité. A la réalité de l’immigration, la réalité de la corruption, etc., la vérité est très loin.

Avant de poursuivre :

Donc je pense que la question aujourd’hui de Facebook, Twitter, etc., de tous ceux qui hébergent des contenus racistes, homophobes, antisémites, islamophobes, où se déversent une violence et une haine, on ne pourra pas continuer avec une forme de dichotomie entre d’un côté des organes de presse, presse écrite, qui ont une responsabilité sur le contenu de ce qu’ils publient et des hébergeurs, ou des médias comme ceux-là qui se déchargent de toute responsabilité.

Benoît Hamon demande que le gouvernement, à l’instar de ce que veut Merkel, contrôle internet en exigeant des entreprises comme Facebook, Twitter, Google, qu’elles donnent les « algorithmes » qui les font fonctionner afin de pouvoir manipuler les informations que reçoit la population.

Médias du système contre internet

Et en effet, les médias d’état – subventionnés par le gouvernement et appartenant à l’oligarchie – sont beaucoup plus soucieux d’obéir au pouvoir dominant que les réseaux sociaux où chacun peut s’exprimer librement.

Et pour ceux qui en douteraient :

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Les médias de l’oligarchie américaine n’ont pas agi différemment, agitant d’innombrables sondages qui affirmaient que Donald Trump « ne pouvait pas gagner ». Ou plus exactement, « ne devait gagner à aucun prix ». Il s’agissait d’une campagne de démoralisation de la population dont l’objectif consistait à la démobiliser pour mieux garantir la victoire de Hillary Clinton.

La presse du système (télévision, radio, journaux) n’informe pas : elle défend les intérêts de ceux qui la paient. Les américains de moins de 50 ans s’informent désormais à 50% par internet (voir ici), ce qui engendre une véritable révolution dans le comportement politique des électeurs. Et pas seulement aux USA.

C’est ce qui explique pourquoi les gouvernement d’Europe de l’Ouest identifient désormais les réseaux sociaux, les plateformes vidéos, les blogs et l’internet plus généralement comme une menace stratégique. Et entendent donc la contrôler, par tous les moyens.

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