BREIZATAO – PENNADSTUR (27/08/2017) « Qu’est-ce que le nationalisme breton ? » et, plus, « Qu’est le nationaliste breton ? », sont deux questions auxquelles nous avons apporté, dans les colonnes de BREIZ ATAO, des réponses bornées par notre réalité quotidienne. Mais il est nécessaire d’aller plus au fond, à ce stade de notre évolution historique.

Ni droite réactionnaire, ni gauche progressiste : archaïsme-futuriste

Pour être pertinentes, ces questions doivent être plutôt posées en ces termes, « Qu’est-ce que le nationalisme breton au XXIème siècle », « Qu’est le nationaliste breton au XXIème siècle ? ».

Depuis l’origine, réactionnaires et progressistes s’affrontent pour déterminer le futur de notre pays enchaîné. Le nationalisme breton s’est chargé de résoudre ces contradictions historiques. Entre l’URB royaliste du 19ème siècle et la gauche républicaine et socialiste de la même époque absolument tournée vers une eschatologie progressiste, les oppositions ont été dépassées par l’approche futuriste-traditionnaliste de Breiz Atao, du Parti Autonomiste Breton puis du Parti National Breton.

Il était entendu que ni la réaction d’Ancien Régime ni le jacobinisme socialiste d’importation française ne pourrait apporter à la race bretonne les formules politiques à même de l’émanciper. La réaction parce qu’elle niait le principe d’évolution historique en lui-même, le socialisme parce qu’il réduisait le peuple breton à une masse d’individus, simples auxiliaires de la révolution mondiale.

Breiz Atao fut une réponse radicale à une époque radicale et cette réponse était un pont entre le passé et le futur, dépassant la réaction d’Ancien Régime et la « table rase » socialiste. En somme, le nationalisme breton est dès son origine la réponse de la race bretonne aux défis qu’elle affronte, dans le contexte social, géopolitique et historique qui est le sien.

C’est pourquoi nos lecteurs peuvent constater la fossilisation permanente du régionalisme breton, puisque c’est sa nature même : celle de récuser toute projection vers le futur et de subordonner le peuple breton à un tout plus large, à une « région », qu’elle soit géographique ou idéologique. Ce régionalisme peut être monarchiste et « chouan » à la fin du 19ème siècle, ou socialiste et antiraciste à la fin du 20ème, peu importe : il cherche à « conserver » un état donné qu’il n’a pas créé en premier lieu car il redoute toute évolution historique indépendante, c’est-à-dire, la liberté et les responsabilités qu’elle présuppose.

Le nationalisme breton comme volonté des meilleurs

Le nationalisme breton n’a pas ces craintes. Sa théorie est par définition une praxis et une synthèse entre tradition et futurisme. A la différence des révolutionnaires internationalistes, le nationalisme breton part de la réalité bretonne pour revenir à la réalité bretonne. Il ne croit pas au monothéisme humanitaire socialiste qui répand le mensonge de l’égalité raciale. Pratique et réaliste, il est fondamentalement différentialiste et récuse tout utopisme.

Le régionalisme n’est à cet égard pas tellement un parti qu’un type psychologique chez certains Bretons, lequel se manifeste par l’intériorisation de son sentiment infériorité qui l’empêche de rompre avec ses maîtres. C’est l’esclave par excellence. Le « régionaliste » estime qu’il ne « peut pas », justifiant cette attitude par divers arguments sur lesquels il est inutile de revenir.

Le nationalisme breton n’a jamais formulé les choses en partant de ce qui ne pouvait pas être fait. Par définition, le nationalisme breton suscite d’emblée des obstacles gigantesques de par sa seule proposition fondamentale : la liberté de la nation bretonne. Cela n’a jamais été un frein à l’action nationaliste, bien au contraire : l’obstacle est par nature, pour lui, fait pour être dépassé. C’est la volonté d’un peuple, envers et contre tout.

Le nationalisme breton, au 21ème siècle, adresse ses réponses archaïques-révolutionnaires aux questions auxquelles ne répondent pas les réactionnaires contemporains – notamment ceux du régionalisme – ou du socialisme humanitaire post-chrétien. Nous ne devons pas être surpris par ceux qui craignent ces questions qui sont autant de défis : il est normal et salutaire que les faibles et les éléments inférieurs redoutent la lutte, le combat, les coups et se détournent du champ de bataille.

Le nationalisme breton comme élan et idéal

Comme nous l’avons dit, le nationalisme breton est par nature une école de la survie où un peuple, par des efforts surhumains, tentent de briser toutes les tentatives visant à le faire disparaître. Cette question de la survie, il la pose pour le peuple breton face à ses ennemis extérieurs mais aussi intérieurs.

L’attitude du nationalisme breton consiste à encourager tout ce qui renforce le peuple breton et à détruire tout ce qui l’affaiblit. Cette praxis s’applique d’abord à l’intérieur même du mouvement national. Comment le mouvement breizhour pourrait agir contre l’ennemi extérieur s’il ne filtre pas en permanence les éléments trop faibles de l’intérieur qui le mettent en danger et menacent donc, à terme, le peuple breton lui-même ?

Le nationalisme breton n’a pas et ne peut pas avoir bonne presse avec les faibles ou les ennemis de notre race puisque, par principe, ils veulent nous voir morts. Les faibles parce qu’ils refusent d’être dominés et gouvernés par les plus forts de leur propre peuple, les autres car ils veulent nous dominer ou nous perdre.

Seuls les forts acceptent de se saisir de cette épée si lourde. Le nationalisme breton est à cet égard plus qu’une proposition politique, c’est une attitude face à la vie. Il doit rassembler un certain type d’hommes et non pas se borner à des revendications qui ne sont, en vérité, que des contingences.

Les nationalistes bretons seront toujours une minorité d’avant-garde et le nombre de nos militants ne doit jamais être, pour nous, une question. La victoire ne se fera jamais que par la force de notre volonté. Les 70 militants endurcis de Breiz Atao ont presque réussi à obtenir l’indépendance de la Bretagne en 1940, fait acté par le Führer allemand lui-même lors d’une conférence secrète, fin juin de cette année-là.

Ce ne sont pas les prudences bourgeoises qui permirent d’atteindre un résultat si stupéfiant. C’est la force de la volonté de patriotes bretons qui, à l’image des patriotes irlandais de 1916, allèrent à l’encontre de l’évidence et de la facilité.

Les nationalistes bretons voient ce que les esclaves de l’heure ne peuvent pas voir : par delà les siècles et les âges, la résurrection du génie breton et les réalisations qui s’annoncent. Ils brandissent l’épée mais ont la charrue à portée de main. Ils discernent au loin le nouveau pays se dessiner, là où les autres, vaincus sans combattre, fixent le sol, désespérés de tout.

Le nationalisme breton, c’est désigner l’ennemi

Le nationalisme breton au 21ème tourne en dérision la réaction régionaliste qui s’entiche de formules institutionnelles sans intérêt, fédéralisme en tête. Il est une énergie créatrice et non une formule savante, il met en mouvement le sang de notre peuple et son esprit, il ne le borne pas avec des décrets théoriques sans traduction concrète.

BREIZ ATAO a acté de la guerre d’anéantissement racial qui cible l’Europe et, incidemment, le peuple breton. Nous avons porté à la connaissance de nos compatriotes, dans la droite ligne des figures fondatrices de l’Emsav, que l’histoire ne connait que deux types de peuple : ceux qui sont morts et ceux qui sont vivants.

Que chaque Breton ait à l’esprit que, chaque jour, des empoisonneurs tentent d’affaiblir notre peuple en détruisant son instinct de conservation.

Infecté par les miasmes pourrissant du socialisme post-chrétien et de son interminable complainte masochiste – qui n’est qu’un chantage fielleux à l’usage des ratés – nous avons proclamé que l’idée même d’une quelconque culpabilité nous était étrangère et que, pour nous, seule la victoire pour notre peuple déterminait la justice.

Ne reconnaissant d’obligation qu’envers lui, nous avons rappelé que la peste du chantage humanitaire était une déclaration de guerre et un décret d’extermination par procuration. Notre ligne à cet égard est limpide : Breizh d’ar Vreizhourion !

En d’autres termes, dans cette guerre raciale et religieuse qui nous est faite sur notre terre ancestrale, nous avons dit que chaque Breton n’a qu’un seul devoir : vaincre l’ennemi. Tout Breton qui s’y refuse, peu importe son argumentaire, doit être invariablement anéanti pour avoir abandonné son peuple. Le nationalisme breton rappelle le droit éternel du peuple breton à disposer exclusivement de sa terre. Soit l’on admet ce droit intangible, soit on le combat. Il n’y a pas de moyen terme.

C’est à cette guerre civile européenne, s’ajoutant à la guerre raciale et religieuse déjà évoquée, que nous devons nous préparer. Ceux qui, sortis des rangs des peuples ouest-européens, ont choisi la marche à l’abysse aux côtés de l’envahisseur afro-islamique constituent l’ennemi principal, l’ennemi le plus dangereux de tous. Le traître.

Face aux traîtres et aux faibles, face à l’ennemi afro-musulman, face à l’état républicain qui est leur porte-drapeau, pour les Bretons le choix est clair : la victoire ou la mort. Le nationalisme breton est la bannière de cette victoire.

A la destruction de l’ennemi s’ajoute la création pour les générations futures. Et cette soif créatrice est la force qui nous habite réellement, c’est elle, précisément, qui nous pousse à anéantir ce qui nous empêcher d’atteindre ce but. Demain, une nouvelle ère commence. Et le vieux génie celtique breton présidera à nos réalisations, c’est ce que nous savons.

Ceux qui nous combattent ne sont que des idiots qui ne peuvent pas même discerner ce que nous entrevoyons pour Breizh. Cette Bretagne renouvelée n’aura plus rien de commun avec l’ancienne.