Saint-Martin : Des bandes de pillards lancent une chasse aux Blancs générale

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People loot a store on September 7, 2017 in Quartier-d'Orleans on the French Carribean island of Saint-Martin, after the passage of Hurricane Irma. France, the Netherlands and Britain on September 7 rushed to provide water, emergency rations and rescue teams to territories in the Caribbean hit by Hurricane Irma, with aid efforts complicated by damage to local airports and harbours. The worst-affected island so far is Saint Martin, which is divided between the Netherlands and France, where French Prime Minister Edouard Philippe confirmed four people were killed and 50 more injured. / AFP PHOTO / Lionel CHAMOISEAU

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (10/09/2017) Isabelle, Toulousaine de naissance, vit sur l’île antillaise de Saint-Martin depuis 25 ans. Cette médecin, qui séjourne actuellement en vacances à Toulouse, a habituellement, du fait de son métier, les nerfs solides. Mais depuis hier, elle est en panique totale et lance un appel au secours car elle craint pour la vie de son mari et de son fils qui sont, eux, sur l’ïle antillaise ravagée par l’ouragan Irma.

« Mon mari et mon fils sont en danger de mort, comme une grande partie de la population. C’est la guerre civile là-bas. On commence à entendre parler dans les médias des pilleurs qui ont dévalisé les magasins après le passage de l’ouragan, mais on est bien loin de la réalité. Des bandes de voyous ont en effet dévalisé le bâtiment des douanes, qui a été très abimé et ont volé le stock d’armes qui s’y trouvait. Depuis jeudi soir, ils sillonnent l’île masqués et cagoulés et s’attaquent aux maisons encore debout dans lesquelles les habitants se sont réfugiés », raconte-t-elle, au bord des larmes.

« Je les ai eu hier soir au téléphone, ils sont tétanisés de peur. Ça tire autour de notre maison dans laquelle ils sont barricadés avec six amis qui sont chez nous parce leur villa a été détruite, poursuit-elle. Ils ne peuvent pas sortir. Ils disent que les agresseurs circulent par bande de dix, sont sans foi ni loi et sont prêts à tirer pour récupérer de la nourriture ou de l’argent. »

Ses dires sont corroborés par les témoignages d’autres résidents de l’île, qui, sur les réseaux sociaux, racontent que ces gangs défoncent les portes des maisons et disent « dehors les blancs ».

(Source : La Dépêche)

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