Brest : Après avoir été pro-Hollande puis pro-Hamon, le chef du PS local se rallie à Macron en vue des municipales 2020

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BREIZATAO – POLITIKEREZH (15/11/2017) Pro-Hollande durant le quinquennat de ce dernier, soutien du radical Benoît Hamon avant la destruction du Parti Socialiste français lors des élections de mai et juin 2017, celui qui était encore récemment le chef de la fédération socialiste du Finistère s’est découvert être un ardent soutien d’Emmanuel Macron.

« En acceptant une part d’idées ou de mesures qui ne sont pas spontanément les miennes, je souhaite la réussite du Président de la République et fais donc le choix réfléchi de m’engager au sein de la République en marche ! » tente l’ancien apparatchik socialiste aux traits porcins dans un article paru dans Ouest-France pour justifier de son énième retournement de veste (lire ici).

Il aura donc fallu moins de six mois pour faire du partisan de Benoît Hamon, partisan de l’orthodoxie socialiste, un « social-démocrate » acquis à la cause d’Emmanuel Macron, rigoureusement aligné sur la chancelière allemande Angela Merkel.

Incarnation grotesque de la médiocrité et de l’opportunisme politique prévalant au sein des partis du système français en Bretagne, Marc Coatanea n’est pas ce que l’on peut appeler une recrue de choix. Mais l’objectif vise à parachever à Brest la liquidation du PS au profit de l’actuel gouvernement français en divisant ses derniers cadres.

Nouveau parti d’une vieille bourgeoisie parisienne décatie, la fameuse « république en marche » recycle depuis des mois des transfuges soucieux de prendre le train en route, des ex-sarkozystes comme Christian Estrosi, maire de Nice, aux porteurs d’eau de l’extrême-gauche, à l’instar de l’anarchiste Cohn-Bendit.

Derrière ce sinistre jeu de chaises musicales dont le régime républicain a le secret, Coatanea entend aller à la gamelle en se ralliant au principal chef de file du parti loyaliste français à Brest : Pierre Karleskind.

Dans le même temps, Cuillandre, actuel maire de la ville, brigue quant à lui la direction de la même fédération socialiste abandonnée par Coatanéa. Une prise en main avant les élections de 2020 où il s’agira de protéger tous les réseaux d’influence patiemment tissés sur la ville depuis près de 20 ans au profit de la mafia socialiste.

En substance, une confrontation entre le dernier carré du PS et la coalition bourgeoise affiliée à Macron couve.

On ne résistera pas à citer l’intéressé qui n’en est pas à sa première escroquerie politique.

 

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