Toulouse : Menaces, agressions, élèves djihadistes, les professeurs d’un lycée technique font grève

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BREIZATAO – NEVEZINTIOU (10/01/2018) C’est littéralement un « appel au secours » qu’ont lancé, ce mardi matin, une soixantaine d’enseignants du lycée Joseph-Gallieni (sur 120), route d’Espagne à Toulouse. Devant l’entrée de l’établissement qui accueille plus de 1 000 élèves du CAP au bac professionnel et technologique, une large banderole réclame « un plan Marshall ».

Agressions verbales et physiques « qui se généralisent et se banalisent », « intrusion d’élèves extérieurs qui viennent semer le trouble et commettent des infractions », vols en classe, à l’internat, généralisation de bagarres violentes dans l’enceinte de l’établissement, violences sexistes subies par les filles, élèves et parents qui viennent la peur au ventre, souffrance des enseignants, trafic de stupéfiants, etc. La liste est longue et les moyens pour lutter plutôt aux abonnés absents, considèrent les équipes pédagogiques en colère.

Le pot aux roses, c’est la découverte de lycéens fichés S. Cette fameuse fiche émise par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) concerne des individus soupçonnés de visées terroristes ou d’atteinte à la sûreté de l’Etat, sans pour autant qu’ils aient commis de délit ou de crime. Elles peuvent ainsi être attribuées à de simples relations d’un terroriste connu.

« À une prérentrée, un collègue a demandé à la police de connaître les élèves qui ont un casier judiciaire et le policier lui a répondu qu’il ne préférait pas lui donner ces informations, pensant qu’on aurait peur de rentrer dans certaines classes, raconte Virginie, professeur de lettres et histoire. On a eu, une année, des élèves partis pour tenter d’aller faire le jihad. Quand ils sont revenus, le rectorat nous a répondu de faire appel à notre bon sens pour gérer le problème ».

(Source : La Dépêche)

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4 COMMENTS

  1. « Halte à la violence » … Hou là là, ça fait peur cette banderole ! Les enseignants qui se plaignent de conséquences dont ils ont chérit les causes ! ça s’appelle le retour de bâton. Mais continuez à nier les réalité et les causes, et il y aura des meurtres. Sale temps en prévision pour les gauchistes… Ce qui n’est que justice.

  2. EXACTEMENT le même problème (fichés S en moins) sévissait déjà en 1994 au collège Claude Monet, à Carrière-sous-Poissy, une enclave arabe dans l’ouest parisien. Ulcères, dépressions, arrêts de travail massifs étaient le lot des profs. Le principal, un velléitaire, est mort d’un arrêt cardiaque cette année là.
    Qu’a-t-on fait depuis ? RIEN.

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