BREIZATAO – ETREBROADEL (14/04/2018) Après l’annonce par la Russie que toute agression de la Syrie se convertirait en confrontation directe, les USA et leurs vassaux britannique et français ont tenté de sauver la face en bombardant symboliquement la Syrie, dans la nuit de vendredi à samedi.

Emmanuel Macron a embarqué la France dans une attaque illégale au regard du droit international et de la Charte des Nations Unies dont Paris est un membre fondateur. Aucune action militaire ne peut être engagée contre un état souverain sans l’aval du Conseil de Sécurité.

Malgré cela, Le Drian a présenté cette grave violation comme « légitime ».

Le motif de l’intervention était une opération d’intoxication médiatique pilotée notamment par la Grande Bretagne et ses alliés islamistes en Syrie, notamment les Frères Musulmans.

Sur le terrain, une centaine de missiles ont été tirés sur la Syrie. Nombre d’entre eux ont été abattu par la défense antiaérienne syrienne.

L’objectif de ses frappes par les USA, la Grande-Bretagne et Emmanuel Macron visait à soutenir, sans plan d’ensemble, les djihadistes qui, sur le terrain, vont de défaite en défaite.

En réalité, depuis plusieurs jours, les Américains négociaient avec les Russes une sortie diplomatiquement acceptable. Les déclarations, au plus haut niveau de l’armée russe, d’une riposte militaire contre les USA et leurs vassaux en cas d’attaque avaient convaincu Washington d’abandonner ses projets.

La Russie a accepté des frappes « symboliques » et sans intérêt militaire pour que les USA sauvent la face et désamorcent la crise sans se ridiculiser. Un objectif largement raté.

Quant à la France, elle n’est plus guère qu’une puissance de troisième ordre qui sert les intérêts des néo-conservateurs. Quitte à ruiner le dernier de soupçon de crédibilité qui était le sien en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, donc garante du respect du droit international.

SHARE