L’urgence de la lutte pour la redécouverte du centre spirituel de la race bretonne

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BREIZATAO – BREIZHOURIEZH (05/06/2018) Loin de tendre à la régénérescence de Breizh et de son peuple, l’approche prévalant actuellement au sein des groupes politiques bretons consiste à énoncer un discours technique, subordonnant l’idée bretonne – jamais clairement définie d’ailleurs – à une série de revendications de détail qui ont depuis longtemps pris le pas sur le but final.

En finir avec le monde ancien et étranger

Qu’il s’agisse des revendications classiques du régionalisme, comme la réunification, ou volontairement plus génériques et globales sur des thèmes n’ayant rien de spécifiquement breton, aucune des formules politiques ne répond au problème fondamental qui se pose aux Bretons : qui sont-ils et quelle est leur destinée ?

Ces deux questions dépassent évidemment la gestion quotidienne de problèmes triviaux dans laquelle s’enferment ceux qui prétendent tracer une voie pour le peuple breton.

Ecartons d’emblée ceux qui luttent activement contre la seule formulation de ces deux questions existentielles : les partisans du régionalisme de gauche, simple excroissance provinciale de sa mère maquerelle hexagonale. Ceux-là veulent empêcher l’esprit breton de s’affirmer pour lui-même, réveil qui annihilerait le post-christianisme socialiste, égalitariste et sans-frontiériste, lequel leur tient lieu de religiosité secondaire.

Il y a d’abord ceux qui prétendent amener la renaissance de Breizh tout en demeurant les prisonniers, inconscients ou non, de cette religiosité secondaire. Ceux-là, encore infectés par les catégories morales et conceptuelles de l’étranger, sont incapables de comprendre la situation historique et spirituelle du peuple breton et encore moins de l’émanciper.

Et puis il y a ceux des Bretons qui ont parfaitement pris conscience des causes de la régression ethno-psychologique, raciale et politique du peuple breton comme corps vivant et saisissent en conséquence l’ordre des priorités.

Nationalisme : la recherche de l’axe fondamental

Le nationaliste breton est d’abord celui qui éclaire la conscience collective du peuple breton, révélant l’origine commune de celui-ci, brisant les fausses idoles héritées d’une trop longue occupation mentale étrangère, appelant enfin à un rétablissement de la source originelle de l’esprit breton : le sang breton et l’esprit des ancêtres.

Cette mystique des origines procède de se besoin de recentrer le peuple autour de son axe fondamental.

Il n’y a pas de nationalisme breton qui ne soit pas d’abord et avant tout un effort de destruction. Destruction des entités parasitaires ou des ruines qui empêche cette régénération, c’est-à-dire le retour à cette source primordiale.

L’esprit breton est présentement détourné de sa fonction au profit de corps étrangers, à commencer par l’état français, qui se nourrissent de sa force vitale. Ce parasitisme, pour se maintenir, a du changer en profondeur les représentations collectives du peuple breton afin de légitimer sa rapine. Cette dénaturation de l’esprit breton a été rendue possible par une rééducation de nature idéologique et morale. Elle rend le travail de l’homme breton inutile pour lui-même. Les fruits de son labeur donnent la force nécessaire à ceux qui l’exploitent pour qu’ils maintiennent et aggravent son exploitation.

Ce qui est vrai au plan matériel – fiscal par exemple au profit de Paris – l’est surtout au plan psychique avec une acculturation des masses bretonnes.

Le nationalisme breton a toujours posé comme principe d’action la destruction des forces de dénaturation cosmopolite, expropriatrices par nature, pour leur substituer une conscience de soi collective fondée sur une mystique propre. Une mystique que seule génère et porte le sang et l’esprit des ancêtres.

La quête du centre du monde

Breizh est actuellement privée de centre. Elle ne se connaît pas d’omphalos. C’est ce centre que le nationalisme se propose de redécouvrir et autour duquel il veut tout ordonner, sans toujours nécessairement l’avoir conscientisé.

Sans lui, elle ne parviendra pas à se régénérer, faute de pouvoir se reconnecter à la source de vie originelle.

Ce centre, cet omphalos, est à la fois spirituel et physique. C’est la vision claire de l’histoire longue du celtisme comme du peuple breton ainsi que de la situation objective de ce dernier dans le monde environnant et, par de là, le cosmos. C’est la découverte de sa personnalité propre, de sa sensibilité et l’affirmation d’une puissante pulsion de vie et de domination créatrice.

Sans ce centre de gravité, il est impossible de restaurer l’ordre dans l’esprit des masses bretonnes. Et ce centre se situe tout à la fois dans l’esprit de chaque breton et au coeur de Breizh.

C’est le Graal celtique.

Il n’y aura pas de régénération sans que cette quête pour le centre de l’esprit breton, humain et métaphysique, ne soit menée à son terme. Il n’y aura pas de régénération pour Breizh tant qu’elle n’aura pas redécouvert et prit possession de son mythe initial, seul à même d’unifier son peuple pour une nouvelle marche en avant.

La nouvelle élite combattante

Tant que nous serons victimes de l’illusion qu’est l’acculturation actuelle qui coupent les Bretons de leur être collectif profond, ils ne seront que des fantômes.

Seule pourra parvenir à redécouvrir ce centre originel une élite parfaitement consciente de cet enjeu crucial pour la survie de Breizh. Cette élite, forgée dans le celtisme et libérée des illusions étrangères, sera celle qui posera libérera notre terre.

L’approche actuelle échoue à répondre à la question essentielle : comment reforger un type d’hommes bretons effectivement capables de régénérer le pays ?

Cette question est donc d’abord spirituelle et psychologique avant d’être politique. Le champ politique n’est que le terrain d’application de ce redressement historique qui doit advenir dans l’esprit d’une élite bretonne puis, à sa suite, du peuple breton redressé.

Cela n’exclut pas la lutte politique, au contraire : elle est son préalable et parallèle.

Mais ne pas engager cette lutte existentielle pour l’esprit breton reviendrait, comme elle revient actuellement, à frapper dans le vide avec une épée, les yeux bandés.

Cette élite combattante, d’abord spirituellement, doit

La dormition de Breizh ne saurait durer éternellement. Son roi doit revenir. Sa mort n’est qu’apparente.

Chaque Breton est appelé à se lancer dans cette quête pour la renaissance de Breizh. Nous ne devons pas nous égarer en nous intéressant à l’écume que vomit un monde en voie d’effondrement.

Nous devons voir au delà. Nous devons regarder à l’extrême-occident, au nord-ouest, vers l’océan où se trouve la porte d’où notre génie provient.

Nombreux sont nos ennemis qui, de l’Orient spirituel, veulent nous détruire sous le poids débilitant de la massification. Nous devons nous tenir prêts, éveillés, et devenir des éveilleurs.

Nous devons réenchanter notre terre en redonnant son axe.

 

 

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