Berlin accepte de remettre Carles Puigdemont à Madrid à condition qu’il ne soit pas jugé pour l’organisation du référendum d’indépendance

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BREIZATAO – ETREBROADEL (12/07/2018) L’ancien président de Catalogne, Carles Puigdemont, qui a été interpellé en Allemagne en mars 2018 alors qu’il retournait en Belgique, pourrait être extradé en Espagne pour être jugé, mais pas pour rébellion.

Russia Today (source) :

La justice allemande a autorisé le 12 juillet la remise à Madrid du chef indépendantiste catalan Carles Puigdemont pour malversations mais a rejeté le motif plus grave de rébellion pour lequel il est inculpé en Espagne et pour lequel il pourrait encourir jusqu’à 30 ans de réclusion.
Le tribunal du Schleswig-Holstein en Allemagne précise que désormais il revient au procureur d’organiser cette remise aux autorités espagnoles et que l’ancien président de la catalogne reste libre dans l’intervalle. Le parquet a fait savoir qu’il allait «décider sous peu de l’autorisation d’extrader l’accusé pour détournement de fonds». Cette décision, qui pourrait paraître très défavorable à Carles Puigdemont, porte donc en réalité un coup aux chefs d’accusations espagnols. La cour allemande adresse même une mise en garde à Madrid : «La cour part du principe que le tribunal espagnol respectera [la décision allemande] et qu’il ne poursuivra pas l’accusé Puigdemont pour rébellion en plus de l’accusation de corruption.»

Cette décision, qui peut paraître problématique en apparence, offre en réalité une protection allemande, de facto, au leader indépendantiste quant à l’organisation du référendum d’autodétermination suivie de la proclamation d’indépendance nationale.

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