L’ordure marxiste Huitorel s’en prend à la Vallée des Saints, jugée trop chrétienne et identitaire dans une Bretagne devant devenir musulmane (analyse)

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BREIZATAO – PENNADSTUR (07/08/2018) Voilà une nouvelle confrontation à laquelle le peuple breton est rompu tant elle n’est, au fond, que le dernier épisode en date d’une guerre autrement plus ancienne, plus sournoise et plus totale que ce que l’écume récente de l’actualité ne laisse à penser.

Le journal de gauche cosmopolite « Libération », propriété du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi, a reproduit une tribune particulièrement enflammée signée par un  Jean-Marc Huitorel contre la « Vallée des Saints ». Tribune à laquelle a répondu Philippe Abjean dans « L’Echo de l’Argoat » (lire ici).

L’éternel terrorisme jacobino-communiste

Tout d’abord, qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit de l’éternelle faction qui officie depuis Paris contre un peuple breton dont on guette, avec impatience, la disparition.

C’est cette archéo-gauche communiste qui, de Charlie Hebdo première formule à Hopala ! en passant par le Canard Enchaîné, tente de conjurer, depuis l’offensive générale contre le peuple breton déclenchée à la faveur de la campagne contre les éditions An Here en 2000, l’émergence d’un sentiment national breton qui, de par son ethno-différentialisme, précipiterait la chute des derniers vestiges de la Révolution Française et avec elle, l’idée cosmopolite. Révolution que cette gauche marxiste voit comme le dernier refuge tangible après l’effondrement complet du système communiste.

Ce n’est pas un hasard si, lorsque la « Breizh Parade » eut lieu en 2007 sur les Champs Elysées, l’auteur proche du Parti Communiste Françoise Morvan signa une tribune toute aussi radicale que celle d’aujourd’hui intitulée « Touche pas au grisbi » (lire ici).

Cette tribune suit une logique similaire à celle de Huitorel : l’obsession de l’argent – des autres, naturellement -, une aversion pathologique pour l’affinité communautaire et bien sûr la défense du pouvoir établi. Du moins, dès lors que cette affinité est le fait d’un peuple de race blanche car on a jamais vu – et on ne verra jamais – Françoise Morvan ou ses amis s’amuser à faire le procès du communautarisme juif ou musulman. Il faut dire qu’en se plaçant sous le patronage du rabbin du trotskisme lambertiste qu’était l’activiste juif Boussel-Grinberg, ces partisans de l’orthodoxie néo-jacobine seraient passablement gênés aux entournures.

Il faut dire qu’il est des communautés auxquelles ces gens-là accordent des faveurs qu’ils refusent à d’autres. Morvan, rappelons-le, a eu pour avocat le juif Richard Malka, également avocat de Charlie Hebdo et militant communautaire très connu.

Non, décidément, ces gens-là ont trop conscience du rapport de force réel et des intérêts qu’ils servent pour être conséquents. Leurs attaques se limitent donc à une Bretagne dont ils savent qu’elle n’a ni CRIF, ni LICRA, ni état d’Israël pour répliquer, briser des carrières, faire des procès car, sachez-le, si en France la loi reconnaît l’existence de la communauté juive, elle refuse de reconnaître celle du peuple breton.

C’est ainsi que diverses organisations dont la Libre Pensée, infiltrée par les trotskistes lambertistes, le Grand Orient de France et divers groupes présents au sein du ministère français de l’Education agissent, depuis des années, pour anéantir l’instinct de survie du peuple breton au travers de campagnes d’agitation dont la facture est désespérément la même.

La rhétorique cosmopolite et vagabonde du jacobinisme

Venons-en maintenant au fond. L’argumentaire de Huitorel est simple. Il est idéologique, culturel et politique.

Idéologique, car est visée, d’abord et avant tout, l’intention qu’il prête à Philippe Abjean ainsi qu’à ceux qui le suivent dans son projet de constitution d’un lieu qui concentrerait les statues d’un millier de saints chrétiens bretons.

« Il n’est point besoin par ailleurs d’une grande perspicacité pour se convaincre de la teneur éminemment catholique et plus largement chrétienne d’une entreprise qui s’inscrit dans ce vaste mouvement d’affirmation des racines chrétiennes de l’Europe dont on sait et les porteurs et les objectifs : culte des héros, des morts et… des saints, reconstruction d’un passé mythifié, renouveau spirituel, revendication identitaire face aux dangers du multiculturalisme amplifiés par les récents phénomènes migratoires. Vieille antienne. Articulé à l’antique irrédentisme breton, tout cela se plaît à flatter le sentiment d’appartenance, sinon le nationalisme » accuse ainsi Huitorel.

Pour la gauche hexagonale à laquelle appartiennent Huitorel, Morvan et leurs comparses, l’antichristianisme est consubstantiel à la conquête du pouvoir comme à celle des esprits telles que préfigurées en 1793 puis formalisées en 1875 avec la promulgation de la Troisième République.

Cette lutte est totale et toute manifestation à caractère chrétien est perçue comme une intolérable résurgence face à la table rase révolutionnaire, un défi jeté à l’autorité morale supposée du matérialisme révolutionnaire. Rien ne doit dépasser, jamais.

C’est la même bande qui avait exigé le retrait de la statue de Jean Paul II, épique bataille juridique qui se termina par un déplacement de quelques mètres (lire ici).

Si en Bretagne le christianisme n’est plus une réalité sociale en 2018, la vieillerie anti-cléricale joue à se faire peur en s’imaginant de formidables complots ourdis en secret par la toute puissante calotte. Et peu importe si Bergoglio, le pape actuel, fait passer l’électeur moyen du Parti Socialiste pour un lecteur de Minute.

Ersatz de curés, sauce sans-culottarde, ils sont obsédés par ce que font, disent et pensent les autres. Ces pisse-froids de l’ordre moral en place scrutent, guettent la moindre opportunité pour étouffer, interdire, dénoncer. Leur univers mental est tout de paranoïa : le moindre geste suspect annonce un nouveau Thermidor de la part de la Contre-révolution dont ils croient deviner partout la présence. Façon puérile et naïve de retenir le souvenir d’un monde disparu dont ils étaient les ennemis et dont la disparition les menace d’engloutissement à leur tour.

Argumentaire idéologique, car de la même façon, toute manifestation d’une identité spécifiquement bretonne jette un défi à la masse indifférenciée « républicaine » – et à leurs yeux rassurante car neutralisée – dont ces curés de gauche se sont faits les guides autoproclamés. Une masse indifférenciée car sans âge ni qualités particulières qui ne peut donc opposer aucun refus à ses maîtres non plus qu’à leurs dogmes de l’eschatologie progressiste, faute de légitimité et d’une vision du monde alternative.

Cette masse indifférenciée, sans racine, a l’avantage pour le parti du nouveau cléricalisme qu’est la gauche hexagonale de ne plus présenter d’hommes unis par quelque chose qui aurait existé avant elle.

L’amnésie collective que la gauche inculque dans ses écoles est un avantage concurrentiel qu’elle redoute de perdre face aux tenants de la plus longue mémoire.

Moyennant quoi, la plèbe « républicaine », population domestiquée et déboussolée, doit baisser les yeux et capituler devant l’impérialisme moral de cette caste sacerdotale faite de journalistes subventionnés, de cadres syndicaux obscurs ou de petits profs n’ayant jamais quitté les bancs de l’école.

Car les Huitorel et consorts ne sont que des évangélistes prêchant Saint Marx et Saint Foucaut qui n’aiment guère ce particularisme païen qu’est l’identité bretonne, éternellement rétive à l’autorité de ces évêques du monothéisme progressiste.

La guerre d’anéantissement culturelle dont l’ordure Huitorel ne parle pas

Argumentaire culturel, ensuite. Comme nous l’avons dit, le jacobinisme est d’abord un système de distribution du pouvoir dans lequel le centre décide souverainement contre les périphéries, légitimant cette domination par une vague mission morale proprement anti-historique.

Huitorel écrit, « Plus de deux mille personnes privées se sont engagées et le fleuron de l’industrie, du commerce et de la banque en Bretagne ainsi que le lobby du granit, soutiennent matériellement une idée aux prémisses et aux implications qu’il convient de décrire. On sait le commentaire par lequel Althusser approfondit l’articulation que Marx posa entre «base économique» et «superstructure idéologique».

En France, en 2018, la nomenklatura dont fait partie Huitorel décrète avec assurance ses mises à l’index via une presse tenue à bout de bras grâce au soutien financier de l’Etat, citant Marx comme jadis en URSS. Peu importe que toutes les expériences marxistes se soient conclues en désastre – la dernière au Venezuela -, cette caste partisane de la « révolution institutionnelle » française n’a rien oublié ni rien appris.

Mais admettons : partons du principe que l’infrastructure économique génère la superstructure idéologique, donc culturelle. Mais appliquons ce principe à la France, à Huitorel ainsi qu’à ses amis.

Qui finance, à hauteur 1,3 milliard d’euros (source), une presse socialo-communiste illisible qui, sans ces fonds, s’effondrerait faute de lecteurs ?

Qui finance l’art d’état promu par la gauche bourgeoise parisienne qui se donne à voir lors du Festival d’Avignon pour la modique somme de 13 millions d’euros chaque année (source) ?

Qui décide, aussi souverainement que de manière occulte, de qui peut réaliser un film si ce n’est le CNC, organisme d’état disposant d’un budget de 700 millions d’euros annuels (source) ?

Ce n’est pas le patronat breton mais la gauche culturelle hexagonale organisée au sein du ministère de la Culture dont le budget total s’élève à 10 milliards d’euros en 2018 (source). Sommes colossales qui, si elles sont perçues sur l’ensemble du peuple, y compris des 10,6 millions d’électeurs du Front National en 2017, sont strictement réparties en fonction de l’allégeance à l’idéologie défendue par tous les Huitorel de ce système socialiste.

Que l’on songe, dans ces conditions, à des festivals aussi massifs que le FIL de Lorient qui, en dépit des 700,000 visiteurs annuels, n’est financé qu’à hauteur de 2% par l’état central français (source) : où est la « superstructure » dont nous parle Huitorel ? Entre les mains de sa bande.

Pontifiant dans les colonnes de Libération, propriété d’un milliardaire israélien, en citant Marx pour dénoncer une modeste colline de Bretagne dont il ne goûte pas les quelques statues, le vieux Huitorel en oublie de dire qu’il est juché sur un mastodonte stato-socialiste qui dicte, avec des moyens autrement plus formidables, la culture officielle de la république française.

Si la grille d’analyse marxiste permet de mesurer quelque chose, c’est bien la façon dont cette république socialiste intervient massivement pour formater la culture de dizaines de millions d’hommes afin de conforter le statu quo politique.

Que représente, à côté d’un budget du Ministère de la Culture 7 fois supérieur à celui du Conseil Régional de Bretagne le dérisoire soutien financier de quelques acteurs économiques bretons issus de la société civile, présentés sous les traits d’une omnipotence si grotesque qu’on en vient à questionner la santé mentale de celui qui l’articule ?

Oui, il y a bien un superstructure idéologique qui lutte pour écraser toute forme de culture populaire : c’est celle que Huitorel défend. Elle s’appelle l’Etat Français.

Comment, dans une Bretagne où la langue bretonne n’est toujours pas enseignée dans les écoles en raison de la politique d’éradication décrétée par la république française, peut-on encore lire de telles ordures franco-communistes dont l’aplomb et l’impunité sont si grands qu’elles peuvent se permettre de mettre en accusation un petit peuple dont le crime serait d’oser se défendre avec des moyens de fortune ?

Tout ce que cette charogne reproche à Philippe Abjean ne saurait être adressé, en réalité, qu’à lui et au système pour qui il tapine.

L’heure bretonne

Nous terminerons notre propos en parlant de la Vallée des Saints elle-même. Nous défendons ses créateurs avec d’autant plus de sincérité que le projet, en lui-même, ne nous séduit pas.

Un des arguments les plus hypocrite utilisé par la bourgeoisie urbaine cosmopolite est de remettre en cause le caractère « populaire » des réalisations artistiques promues par la Vallée des Saints. Derrière cette réaction, la vieille défiance bourgeoise vis-à-vis d’un art du peuple, qu’elle juge grossier et sans génie. Ceci, en réalité, pour une seule raison : parce qu’elle ne le contrôle pas.

Paradoxalement donc, Huitorel et les siens utilisent volontiers le jargon marxiste pour sermonner le bas peuple et lui intimer l’ordre de se soumettre aux canons des élites bourgeoises auxquelles il appartient selon le vieux principe de l’élitisme jacobin.

Huitorel va plus loin et nous propose une perspective nouvelle : l’art ne saurait utiliser l’imaginaire ! Il doit être « scientifique » et « historique ».

« Une centaine de statues, mesurant entre trois et six mètres de hauteur, est pour l’heure érigée sur la colline, autour d’un tumulus certes fouillé par les services archéologiques, mais fort menacé par l’invasion massive de ces mastodontes et dont le voisinage pourrait receler de nouvelles et intéressantes données. Ces mêmes services archéologiques tirent la sonnette d’alarme quant à la préservation de la zone et se réservent la possibilité d’investigations futures. Mais à la Vallée des saints, on préfère la plasticité des mythes et des légendes à la rigueur de l’histoire, les approximations de l’imaginaire aux recherches scientifiques, hélas moins complaisantes« .

L’art « scientifique » et « historique » devant être « vrai » : le ton n’est pas sans rappeler les accents de la révolution culturelle maoïste.

On ne répétera jamais assez à quel point la vermine rouge a l’instinct terroriste et criminel.

Frappée d’illégitimité donc la moindre représentation d’un personnage dès lors qu’il est breton, surtout s’il est célébré par des gueux non expressément mandatés par la nomenklatura dont fait partie Huitorel et dont nous avons décrit le système auquel il appartient.

Le crime d’Abjean est en réalité de s’être passé de l’autorisation du Parti. Ou de l’Eglise rouge, peu importe.

Mais il y a mieux. Huitorel prétend dire ce qu’est l’art authentiquement populaire. Plus exactement, associe-t-il art populaire, vérité et manipulation raciste, conformément au péché de paganisme que représente toute forme de sécession ethnique pour l’église de la Parousie cosmopolite.

« Le second, en revanche, avance masqué et son cheval de Troie se nomme «authenticité», «artisanat», «fait main». Il puise ses formes et ses modèles dans la banque occulte d’un passé merveilleux : si c’est en granit, c’est forcément authentique. C’est de ce kitsch-là que relèvent les statues de la Vallée des saints. Umberto Eco, dès 1985, dans la Guerre du faux, avait remarquablement analysé cette propension contemporaine, américaine le plus souvent à son époque, chinoise plus récemment, mondiale désormais, à se fabriquer une histoire par l’élaboration d’objets symboliques reconstitués. Ici, en Bretagne, on atteint des sommets d’illusionnisme ripoliné : on parvient à produire des faux sur place avec les matériaux locaux ! Jeff Koons apprécierait ! Et si ce ne sont pas des copies, on dirait bien pourtant qu’il s’agit là de répliques en granit dont les originaux seraient en cire ou en plastique. Il en faut pour tous les goûts, nous répète-t-on à l’envi. Certes, n’était ce sentiment diffus d’une subtile escroquerie qui consiste, sous couvert d’un soi-disant art soi-disant populaire, à nous faire prendre les vessies pour des lanternes, l’idéologie pour l’art, l’économie touristique pour la culture, le tout avec la bénédiction admirative des diverses représentations économiques et politiques régionales dont on peut légitimement se demander ce qu’elles soutiennent et défendent vraiment dans ce type d’initiative«  se lamente Huitorel.

Bien sûr, aucun art ne sera jamais « vrai » pour Huitorel s’il ne respecte pas l’orthodoxie faussement objective de l’idéologie à laquelle il croit. C’est là tout le sophisme de son propos : présenter sa subjectivité comme une objectivité d’évidence.

Cette lope n’a pas le courage d’annoncer la couleur : il accuse les promoteurs de la Vallée des Saints du crime des crimes qu’est l’apostasie, c’est-à-dire de racisme qui ne peut manquer de découler de l’exaltation de l’identité ethnique bretonne. L’hérétique se rend coupable de rupture avec le mythe de l’unicité de l’humanité, péché absolu pour ces évangélistes rouges qui annoncent la Parousie post-raciale du sans-frontiérisme.

Ce que suggère la hyène perfide Huitorel entraîne donc de sa part une menace d’excommunication en bonne et due forme.

Tel était également le propos de Morvan pour qui tout ce qui est produit culturellement en Bretagne était factice et simulacre, production frappée d’illégitimité car simple reproduction folklorique d’un monde révolu au service d’un complot de « riches » patrons bretons.

Paradoxalement, ces apologètes du cosmopolitisme et du déracinement sont les critiques les plus exigeantes en matière de tradition. Qui peut seulement croire que les tenants de la table-rase ont cure de ce que l’orthodoxie culturelle et historique bretonne soit respectée ?

Ce n’est là qu’un artifice de sophiste pour tenter de délégitimer le combat d’un peuple dont ils veulent la disparition dans le grand tout informe du nivellement par le bas qu’est leur révolution.

Révolution dont nous voyons qu’elle est désormais raciale, ce qu’ils préfèrent qualifier de « multiculturel ».

Si ces statues avaient été le fait de nègres, Huitorel aurait été le premier à exulter de joie, à hurler au génie, pressentant dans cette Bretagne réfractaire honnie la grande partouze finale en lieu et place de la lutte du même nom.

En réalité, ce que ces gens redoutent, c’est que précisément, et malgré la difficulté du processus, l’esprit traditionnel breton continue de survivre en s’adaptant, chaotiquement, au bouleversement de la modernité et ne survive à l’imposture révolutionnaire de l’égalitarisme.

C’est que l’âme d’un peuple mille fois donné pour mort continue de vivre en s’appropriant des formes nouvelles, y compris au risque de l’échec occasionnel.

L’esprit breton veut créer et façonner. Faute de moyens, à la différence de cette république marxiste en voie de putréfaction avancée, les Bretons font avec ce qui est à leur disposition. C’est la volonté qui importe, la forme est secondaire.

Oui, cette Vallée des Saints n’est pas strictement religieuse et ne peut prétendre à être un lieu de pèlerinage. Elle est profane mais s’approche du sacré ancestral. Le style employé laisse souvent à désirer et l’ensemble n’est pas esthétiquement cohérent. L’Etat Breton ferait, à n’en pas douter, un panthéon des Vieux Pères d’une autre facture.

Mais c’est ici à mettre au second plan : le peuple breton se dresse, sculpte et s’empare de sa terre pour le proclamer.

C’est ce qui compte, à cette heure.

Le peuple breton doit sortir de sa dormition

Les Bretons ne devraient jamais sous-estimer le degré de perfidie du système politique français et des hyènes arrogantes qui le dirigent. Elles accusent toujours les autres de ce qu’elles commettent au centuple au quotidien.

Les Bretons, trop habitués à cette arrogance, doivent apprendre à rendre 10 coups pour un seul reçu avec ce mot d’ordre à l’esprit : on ne bat pas un chien qui mord.

C’est donc avec satisfaction que les nationalistes bretons prennent connaissance de la réaction de Philippe Abjean (source).

« En réalité, résumé dans le titre de Libération, « Ces saints que l’on ne saurait voir », le crime dont nous sommes coupables à en croire ce pamphlet parsemé de références à Marx et Althusser, est de faire mémoire des « racines chrétiennes » de la Bretagne qui seraient un frein au « multiculturalisme amplifié par les phénomènes migratoires ». Tout est dit. Nous devrions gommer notre histoire, débaptiser nos communes porteuses du nom d’un saint, bientôt raser nos églises et nos calvaires, laisser place à une sous-culture mondialisée et à un art déraciné… Pas de chance M. Huitorel. Ce combat je le revendique, j’assume cet héritage spirituel et culturel breton, ne vous en déplaise. Car je sais combien une culture est vivante et combien les totalitarismes commencent par l’effacement des mémoires collectives » écrit-il.

Il ajoute, « alors, puisque vous l’ignorez, je vais vous dire quel est le secret de la Vallée des Saints ? Elle est un lieu de toutes les transmissions. Transmission de son histoire lointaine, celle des migrations d’Outre-Manche à l’époque mérovingienne, en offrant aux chercheurs une exceptionnelle opportunité d’explorer plus avant ces temps obscurs de la naissance de la Bretagne. Transmission culturelle à travers la valorisation de ces récits de fondation que sont nos mythes et nos légendes que vous semblez renvoyer à l’imaginaire d’un peuple primitif. Transmission artistique tant il est vrai que nos sculpteurs ne se contentent pas de copies mais ajoutent à leur création leur sensibilité, leur humour, leur sens du détournement. Transmission spirituelle aussi bien sûr. Mais votre grille de lecture marxiste ne vous permet pas de comprendre cela… ».

Ici, à BREIZ ATAO, nous avons longtemps attendu ce type de réactions, nettes et sans détour, de Bretons déterminés à assumer leur nationalité face à ceux qui veulent les anéantir et dont nous avons parlé en début d’article.

Quand on contemple l’Ecosse, le Pays de Galles, dont le Premier ministre s’exprimait récemment à Lorient, la Flandre, la Catalogne ou le Sud Tyrol, on ne peut qu’être frappé par l’amnésie et l’apathie collectives de Bretons encore prostrés et obséquieux face à cette putain qu’est la république française s’offrant au dernier métèque, fille du caniveau le plus puant de Paris et ennemie déclarée de notre nationalité.

Chaque commissaire politique obéissant aux ordres de Paris qui ose l’ouvrir chez nous pour nous insulter doit systématiquement recevoir un torrent de crachats à la gueule.

Nous devons cesser de mendier notre existence. On ne mérite de vivre que si l’on se bat pour la survie. S’il y a encore un peuple breton en ce début de troisième millénaire, c’est parce que durant plus de 2500 ans, des Bretons ont lutté envers et contre tout.

Au reste, pour revenir à l’actuelle dialectique, nous avons longuement exposé ici comment la gauche nihiliste, par soif de destruction, finirait par s’associer à l’invasion afro-musulmane pour s’assurer que rien ne lui subsiste et surtout pas ce qu’elle a voulu détruire depuis 1793.

L’assaut qu’a subi Philippe Abjean et qu’il n’avait pas recherché était cependant inéluctable car la Bête immonde sait que son temps est compté et voit son monde s’effondrer sur toute la surface du continent européen.

Attendons un peu et nous verrons la vieille Morvan sortir de son trou pour ajouter son fiel à celui de Huitorel. Du moins, avant que son cancer ne triomphe de cette empoisonneuse du peuple.

 

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