En continuant de se soumettre à l’Etat Français par loyalisme, Diwan trompe l’opinion bretonne ! (Editorial)

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Par Boris Le Lay

BREIZATAO – PENNAD STUR (09/09/2018) Les écoles en langue bretonne « Diwan » ont publié un communiqué dans lequel leur direction assure que le réseau est gravement menacé.

Un air connu

Le communiqué commence en ces termes (source) :

À travers le réseau Diwan, c’est l’enseignement de la langue, l’existence de la langue, et toute la culture bretonne qui est en danger. Mais c’est aussi l’emploi qui est menacé. Diwan, c’est plus de 4200 élèves en 2017, de la maternelle à la Terminale, partout en Bretagne (5 départements), en croissance constante depuis de nombreuses années. C’est aussi des centaines de personnes salariées : enseignant·e·s et parmi eux, 215 postes non-enseignants essentiels à la mise en oeuvre de l’immersion linguistique.

Pour tout dire, nous sommes lassés de ces gémissements permanents d’une organisation qui a, depuis longtemps, joué double-jeu vis-à-vis des patriotes bretons en courtisant une république française en raison d’une évidente compromission idéologique de sa direction.

Diwan le proclame systématiquement : il est « républicain », c’est-à-dire loyaliste vis-à-vis du régime français et de son idéologie historique qu’est le jacobinisme socialiste dont le but stratégique déclaré est, en Bretagne, l’éradication du peuple breton comme réalité ethnique vivante.

Langue en tête.

La direction de Diwan est-elle si politiquement et historiquement inculte qu’elle en soit réellement arrivée à ignorer la première cause pour laquelle la langue bretonne est en danger, à savoir la guerre d’anéantissement déclarée par la république française dont par ailleurs elle dit rechercher les faveurs ?

Est-ce de la stupidité ou de la duplicité ?

Nous avons des éléments de réponse.

La France et l’Etat Français sont les bastions historiques de la gauche en Europe depuis 1789 et 1793. Cela suffit pour tenir en respect ce mouvement linguistique breton depuis longtemps rallié à la religion révélée du socialisme humanitaire dont les membres de Diwan sont si souvent les zélés missionnaires, comme jadis les évangélistes en Armorique.

Dans son communiqué, Diwan cite les figures morales derrière lesquelles elle se place :

Mais Diwan, c’est aussi la source de toute une économie aujourd’hui bien installée dans la région : l’animation, l’audiovisuel, l’édition, la radio, les nouvelles technologies, l’aide à la personne, le tourisme… Et avec cela, c’est toute une vie culturelle foisonnante qui dépend de la langue bretonne : cercles celtiques, bagadoù, festoù-noz, groupes, festivals… Rappelons que le « renouveau culturel » qu’a connu la Bretagne dans les années 70 était porté par des Alan Stivell, Gilles Servat, etc. fervents défenseurs du breton.

Alan Stivell est un militant socialiste brodant sur le thème du tiers-mondisme et du misérabilisme bon teint tandis que Gilles Servat est un compagnon de route du Parti Communiste dont les assassins exécutaient les défenseurs de la langue bretonne en 1943 et 1944, agissant dans le cadre de la révolution bolchevique qu’il pensait portée de main avec le déferlement de l’armée rouge de Staline sur fond de revival robespierriste.

On ne compte plus les parents nationalistes qui ont vu leurs enfants interdits d’adhésion à Diwan par une direction pourrie par le marxisme.

On est breton ou de gauche, on ne peut pas être les deux

Pas plus qu’il ne pouvait y avoir une défense réellement nationale des intérêts bretons sous l’Ancien Régime quand l’aristocratie et la bourgeoisie bretonnes étaient catholiques et soumis à ce titre à la monarchie française de droit divin, il ne peut y avoir de défense des intérêts bretons, langue en tête, quand leurs dits représentants sont d’abord et avant tout des croyants en l’idéologie socialiste promue par le jacobinisme d’état français.

Les responsables de Diwan ont idéologiquement le cul entre deux chaises, rongés par la francophilie mécaniquement engendrée par leur adhésion au socialo-communisme.

Les dirigeants de Diwan, tant qu’ils seront les suiveurs de la gauche française, baisseront toujours les yeux devant les menaces d’excommunication brandies par les préfets de l’église jacobine tout comme jadis les paysans bretons baissaient les yeux devant les évêques chargés de soumettre notre peuple à la couronne française.

Que l’on se rappelle que la crapule vichyste Duparc, évêque de Kemper (Quimper), qui fit excommunier les dirigeants du Parti National Breton en 1940 ! L’unité territoriale de la Troisième République maçonne était, à en croire la prêtraille, garantie par Jésus lui-même !

On peut changer les étiquettes, le système d’exploitation qu’est l’état français ne change pas de méthodologie, ni de complices. Qu’il s’agisse des évêques de la réaction en 1940, des commissaires politiques du PC léniniste en 1944 ou des préfets socialistes aujourd’hui, les patriotes bretons ont toujours dû affronter le même front contre-révolutionnaire hostile à l’émancipation de la nation bretonne. Seule la forme des excuses pour nous écraser change, pas le but.

Des vérités révélées sorties de nulle part seront toujours agitées par les Français sous le nez de Bretons qui restent le cul embourbé dans une naïveté religieuse qui n’est pas sans rappeler celle des nègres animistes.

Il est grand temps que nous troquions ce genre de stupidités instrumentés par une bourgeoisie loyaliste aussi cynique que sénile pour un réalisme radical et révolutionnaire.

Breton ou franco-républicain, il faut choisir

Se revendiquer de l’égalitarisme socialiste lorsque l’on est breton revient à parapher la mission historique que s’est assigné l’état français depuis deux siècles.

Une mission qui a, depuis l’origine, affirmé la nécessité d’anéantir le peuple breton pour lui substituer une masse d’individus indifférenciés, conformément à l’idéologie terroriste qu’est le jacobinisme, matrice de la gauche française.

L’immigration du tiers-monde ne vise d’ailleurs pas autre chose : après la francisation culturelle et idéologique, le remplacement physique.

Et toujours, parce que tenus en respect par les évêques du socialisme bourgeois francophile qui sévissent chez nous, les représentants des intérêts bretons se courbent respectueusement et acclament le repeuplement de leurs terres par des étrangers qui auront tôt fait d’effacer ce qu’il reste de ce que leurs ancêtres leur avaient légué.

Tout cela nous le devons à la contamination socialo-marxiste de l’Emsav rendue possible par les progrès du gauchisme dans ses rangs à partir des années 60.

Il n’y a qu’en Bretagne où l’on peut trouver des gens assez stupides pour proclamer que la défense de leur culture menacée passe par la promotion de celle de colons étrangers déterminés à se substituer à eux.

C’est que ces gens ne sont pas tant soucieux de défendre la culture bretonne que de montrer à leurs maîtres français qu’ils sont les premiers de la classe de la religion d’état socialiste.

Quand on est soumis comme un Breton, on l’est comme seul un domestique peut l’être.

Un sourire d’ahurie qui, en réalité, est répandu partout en Bretagne

Et dire que nous avons des gens, chez nous, pour prétendre dénoncer l’image de Bécassine : ces idiots ne sont pas différents de cette caricature qui, en vérité, a toujours un solide pied dans la réalité de Bretons affairés à trouver des maîtres et une religion à laquelle se soumettre.

Bécassine représente parfaitement cette Bretagne socialiste actuelle : geignarde, fébrile, à la connerie si lourde qu’elle en est fossilisée, au suivisme mâtiné de dégénérescence congénitale.

Faites le test et regardez les visages affichés sur les feuilles de chou du statu quo comme « Le Télégramme » ou « Ouest-France » : des faciès souriant de demeurés biologiquement défaillant. Croyez-vous au hasard ?

Il n’est que de lire le communiqué de Diwan : on dirait la longue complainte d’une bonne bretonne arrivée à Paris, respectueusement adressée à ses patrons français.

Avant de prétendre défier la France, il faudra déjà que nous liquidions toute cette lie qui a fait de la chialerie la religion d’état chez nous.

Il faudra troquer nos attardés si aisément infantilisés par des révolutionnaires prêts à tout pour liquider l’ennemi, peu importe le prix.

Diwan doit troquer la mendicité pour la lutte

Mais, « peu importe » se disent-ils, au moins nos bons couillons sociaux-démocrates sont moralement vertueux, « humanistes », bons chrétiens, bons socialistes, bien cons, rigoureusement obséquieux et pas médisants.

« Fiers », comme disent ces ahuris définitifs, cocus éternels.

On est Breton ou franco-républicain, rebelle ou loyaliste, mais on ne peut être les deux. Soit on vote pour sa disparition, soit on s’y oppose. Auquel cas, on opte pour le nationalisme breton, voie ardue de la révolution et de la libération.

Pour en revenir à Diwan, sa direction continue de louvoyer, espérant obtenir sans risquer, vaincre sans combattre. Sur cette terre, tout ne s’obtient que par une seule et unique monnaie dont les deux faces sont la sueur et le sang. Il n’y a pas de places à la table de l’histoire pour les faibles et les lâches.

Quiconque prétend lutter en Bretagne pour le peuple breton tout en s’affirmant contre le nationalisme breton – c’est-à-dire la voie de la révolution et du combat – finira toujours par disparaître, emporté par le courant de la marée égalitariste du terrorisme français.

Le fatras régionaliste, les clowns du fédéralisme et autres objets politiques louches du même tonneau ne produiront jamais rien car ce ne sont que des produits dégradés, altérés, compromis et coupés de la source de vie originelle, valant pour et par elle-même : le nationalisme breton, expression politique de la volonté de vie de la race bretonne, du sang breton, porteur de l’esprit breton.

On ne met pas en mouvement un peuple en excipant des questions de règlements de copropriété : on lutte et meurt pour un peuple, pas pour une formule administrative.

Tant que les cadres du mouvement de défense de la langue bretonne accepteront de n’être qu’une simple excroissance idéologique de la gauche au lieu d’être l’expression d’un peuple en lutte, ce mouvement se déclarera de lui-même neutralisé, restant le satellite de l’esprit français par procuration.

 

 

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