Reconnaissance du délit de blasphème : La Cour Européenne des Droits de l’Homme condamne une femme qui avait qualifié Mahomet de pédophile

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BREIZATAO – POLITIKEREZH (25/10/2018) La Cour Européenne des Droits de l’Homme a reconnu le principe du délit de blasphème. Une Autrichienne avait assimilé le mariage de Mahomet avec Aïcha, âgée de six ans dans le Coran, à de la « pédophilie ».

Krone.at (source) :

En ce qui concerne le prophète de l’islam Mahomet, la liberté d’expression a ses limites. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a confirmé jeudi un arrêt initial d’un tribunal de Vienne. Dans un discours prononcé en 2009, une Viennoise avait déclaré: « Un homme de 56 ans et un de six ans? (…) Comment l’appelons-nous, si ce n’est pas de la pédophilie? ». La femme avait été condamnée à une amende de 480 euros.
L’accusée, qui vit à Vienne, avait organisé deux séminaires sur les « fondements de l’islam » à l’Institut d’éducation libérale (« Société pour la politique, la culture et la liberté d’expression ») en 2009, dans lesquels elle a évoqué le mariage entre le prophète de l’islam Mahomet et une fille de six ans appelée Aisha, lequel aurait été consommé qu’elle n’atteigne l’âge de neuf ans. L’accusé avait notamment déclaré, selon la Cour Européenne des Droits de l’Homme, que Mohammed « aimerait avoir un petit quelque chose avec des enfants ».
L’accusée avait été condamnée à une amende par la Cour suprême en 2011 pour atteinte aux convictions religieuses. Une demande de révision de la procédure pénale a été rejetée en 2013. La femme a ensuite porté l’affaire devant la CEDH.
La CEDH a estimé que « les tribunaux autrichiens avaient pleinement apprécié les déclarations de la requérante dans leur contexte, en soupesant soigneusement leur droit à la liberté d’expression par rapport au droit d’autrui de protéger leurs sentiments religieux ». Les tribunaux ont également avancé des raisons de fond et suffisantes pour justifier leur décision, « d’autant plus que les frontières du débat objectif ont été dépassées par des déclarations litigieuses et ont pris la forme d’attaque insultante contre le prophète de l’islam ». De telles « attaques » sont donc susceptibles d’alimenter les préjugés et de menacer la paix religieuse en Autriche.
Selon la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ces déclarations controversées doivent être considérées comme de « simples jugements de valeur » et empêchent un « débat sérieux » sur le sujet. En outre, l’amende infligée au défendeur n’est pas disproportionnée, elle se situe au bas du cadre pénal.

Désormais donc, porter un jugement de valeur sur l’islam ou son prophète est susceptible d’être poursuivi en justice et condamné pour blasphème.

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