Amiens : L’homme politique Thomas Joly dénonce le djihadisme, les juges le font passer devant un psychiatre

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BREIZATAO – POLITIKEREZH (31/10/2018) Psychiatrisation de l’opposition politique par le gouvernement français ? Indéniablement. C’est ce que révèle la décision prise hier par la Cour d’Appel d’Amiens de faire passer une expertise psychiatrique à Thomas Joly, cadre du Parti de la France, pour avoir dénoncé le djihadisme.

Le Blog de Thomas Joly (source) :

Contre toute attente, par un arrêt rendu ce 31 octobre 2018, alors qu’il s’agit d’un vice de procédure manifeste, la Cour d’appel d’Amiens a décidé, suite à la demande de l’avocat général le 24 octobre, de soumettre Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, à une expertise psychiatrique pour avoir diffusé sur son blog des images de décapitation illustrant un article consacré à la barbarie de l’État islamique.
À des fins d’intimidation, une mesure judiciaire, en général utilisée pour des individus suspectés de pédophilie ou pour des criminels déficients mentaux, va donc s’appliquer à un opposant politique du gouvernement en place qui n’a fait que rediffuser des images disponibles partout sur internet pour dénoncer une organisation terroriste qui a officiellement déclaré la guerre à la France.
Cette procédure totalement abusive démontre l’extrême politisation de notre système judiciaire qui n’a rien à envier aux parodies de procès de l’ère soviétique de sinistre mémoire où la psychiatrisation des opposants était largement pratiquée.
Ce type de pratique politico-judiciaire, dont Marine Le Pen est elle aussi victime pour les mêmes faits, est tellement grossier que tout cela va inéluctablement se retourner contre l’engeance gaucho-islamophile au pouvoir qui ne sait plus quoi tenter pour faire taire ses opposants.

La psychiatrisation des opposants au système était monnaie courante dans le bloc communiste. Il s’agissait d’éviter une répression frontale, de nature à donner du prestige aux opposants, au profit d’une délégitimation « technique » de leur critique.

L’approche, simple et efficace, était celle-ci : le système étant parfait, seuls des fous pourraient le critiquer et non pas des gens lucides dont la détermination aurait prouvé leur sincérité.

Actuellement, le sous-système hexagonal en est à l’étape initiale : considérer très sérieusement le caractère psychiatriquement déficient des opposants. En cas de crise aggravée, elle sera suivie de la seconde étape : le « traitement » pseudo-médical de ceux-ci.

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